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5 Avr 2020 | Profession
 

Dans un article du Parisien / Aujourd’hui en France de ce jour, sur l’explosion des paiements en carte bancaire (liée aux risques de transmission du coronavirus), Philippe Coy demande aux banques « de suspendre la commission réalisée lors des facturations en carte bancaire » pour limiter les pertes de marges des commerçants.

L’interview dans son intégralité.

•• Pourquoi demandez-vous aux banques d’arrêter de facturer aux commerçants une commission sur les paiements en carte bancaire ? « Ce serait une mesure de bon sens, de sécurité et de solidarité. Car pour les commerçants et les buralistes, verser cette commission – qui oscille entre 0,25 euros et 0,6 euros par acte – cela ajoute un coût d’exploitation non négligeable. Pour tous ces métiers qui continuent à travailler et à maintenir un lien social et économique, qui prennent leur part de risques dans cette crise sanitaire, c’est une perte nette à supporter. Je demande la suspension de ces frais pendant le confinement. »

•• Vos clients ne paient plus en monnaie ? « Depuis quinze jours, nous avons une hausse de 20 à 30 % des encaissements en carte bancaire. Nos clients préfèrent évidemment payer par carte car de nombreuses interrogations et suspicions persistent quant à la possibilité d’attraper le coronavirus en utilisant des pièces et des billets. Pour tout le monde, et pour respecter au mieux les gestes barrières, il serait plus facile de favoriser l’encaissement en carte bancaire. Sans compter que l’accès à la monnaie devient aussi plus difficile, pour les clients et pour les commerçants. »

•• C’est-à-dire ? « Les banques sont officiellement ouvertes. Mais dans les faits, les agences sont souvent fermées et les distributeurs automatiques pas toujours réapprovisionnés. »

•• Avez-vous fait votre demande au groupement des banques (GIE) ? « Je compte sur un geste fort des pouvoirs publics pour obtenir gain de cause. J’ai d’ores et déjà fait ma demande à Bruno Le Maire la semaine dernière, lors d’une réunion avec les acteurs économiques. Je n’étais pas le seul, loin de là, à soutenir cette proposition ! Je n’ai pas eu une fin de non-recevoir par le ministre de l’Économie mais, pour l’instant, le silence des grands décideurs bancaires est assourdissant. J’espère que le gouvernement pourra appuyer ma demande auprès des banques. »