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29 Mar 2020 | Profession
 

Épisode 11 de notre revue de presse régionale (voir 28, 27, 26 et 25 mars).

•• « Depuis le confinement, je ferme plus tôt. Le matin, mes clients sont nombreux, je fais dans les 250 et l’après-midi, une cinquantaine de personnes, soit en fin de journée … 300. Je fais donc mon chiffre le matin » estime un buraliste de Vic-Fezensac (à 30 kilomètres d’Auch, Gers).

Avec son employé, « pour éviter tout contact, nous travaillons en alternance, une semaine chacun. Ayant tous les deux des enfants, nous y avons pensé ! ».

Concernant le chiffre d’affaires du tabac-presse, une relative baisse est constatée  : « à la semaine, je table sur 10 % de baisse. Les frontières étant closes, au niveau du Pas-de-la-Case et de l’Espagne, les gens étant confinés, ils sont obligés de consommer dans l’espace Occitanie. Pour nous, c’est presque un avantage d’ouvrir » (La Dépêche du Midi).

•• Un buraliste de Narbonne (Aude) partage, avec ses confrères restés ouverts, le sentiment de maintenir le lien social dans la ville : « on est le seul centre de vie en ce moment . On fait, par exemple, les photocopies des attestations de sortie… C’est important pour les gens ». « C’est très calme, c’est logique. Je suis à moins de 200 clients par jour. Les gens viennent pour le tabac et faire un loto et repartent. Pour la presse, ce qu’on vend, c’est L’Indépendant. »

Question sécurité, le buraliste n’autorise qu’une seule personne à la fois à entrer dans son magasin. Le buraliste est protégé, à son comptoir, par une vitre plexiglas et porte un masque ainsi que des gants.

« J’ai mis en place des règles pour me protéger et protéger les clients. C’est pour ça que je préfère qu’ils ne se croisent pas dans mes locaux qui sont quand même réduits. » (La Dépêche du Midi).

•• Ils sont deux associés dans ce tabac-presse d’Ampuis (à l’extrême sud du Rhône) mais ils ont choisi de ne plus travailler en même temps depuis le confinement.

Dès l’entrée, ils préviennent que quatre clients, pas plus, peuvent être présents en simultané et ont aussi installé une banderole pour indiquer les limites à ne pas dépasser par rapport au comptoir. La buraliste ne porte pas de masque (« on n’arrive pas à respirer avec ») ni de gants mais se met du gel hydroalcoolique après chaque client.

Des clients qui respectent relativement bien les consignes. Un fidèle arrive et tente pourtant de lui serrer la main. Rappel à l’ordre poli de la buraliste.

Les ventes ? Tabac, presse, mais aussi « beaucoup de magazines, des mots fléchés, des livres, pour s’occuper et occuper les enfants ». » Pour ce qui est des jeux  « les clients continuent à en faire mais peu viennent uniquement pour ça. » Pour payer, le système de sans contact a bien entendu plus de succès que d’habitude. Question horaire, pour l’instant, pas de changement.

•• Certains clients abusent, estime l’employée d’un bar-tabac à Brest (Finistère). « Plusieurs personnes font un petit plein de tabac, c’est très bien pour éviter les sorties quotidiennes. Ce qui est aberrant, c’est que des personnes viennent juste pour acheter un jeu à gratter ou un paquet de cigarettes chaque jour, alors qu’on doit réduire les déplacements. »

Son patron a renforcé les mesures d’hygiène pour limiter les risques : « on a un petit stock de gel hydroalcoolique et des gants. On a aussi mis du plastique autour du terminal de cartes bancaires afin de le désinfecter comme les endroits où l’on pose la monnaie ».