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30 Mar 2020 | Profession
 

Dans La Dépêche du Midi, Gérard Vidal (buraliste à Toulouse, président de la fédération des buralistes d’Occitanie, vice-président de la Confédération) fait le point sur la situation en Haute-Garonne.

« Plus que jamais, aujourd’hui, nous nous définissons comme « commerçants d’utilité locale » (voir 5 janvier 2020 et 22 novembre 2019).

Nous maintenons la vie locale pendant quelques heures dans la journée. Nous délivrons les timbres, les photocopies, le justificatif de déplacement… Nous sommes une solution bancaire. Nous vendons la presse. Nous sommes solidaires face à la crise. »

•• « Dix pour cent environ des buralistes de la Haute-Garonne ont fermé temporairement, comme dans l’Hexagone. Et tous les autres ont aménagé leurs horaires. La majorité n’ouvre que le matin, de 7 h 30 à 14 heures environ, pour maintenir un service sans pousser les gens à sortir.

« D’ailleurs, je demande aux clients de venir uniquement pour des achats de première nécessité. Le jeu de grattage est un complément. Cela me met un peu en colère de voir entrer dans mon magasin un retraité pour un jeu à 1 euro. Dans la situation de la France, il faut tous être solidaires.

•• « Dans l’hyper-centre de Toulouse, le chiffre d’affaires est proche de zéro. On ne voit plus un chat. Dans les faubourgs, il y a encore ce besoin d’un commerce de proximité. Comme dans le département et surtout dans le rural où on vend de tout. Et plus on se rapproche de la frontière, plus on voit d’anciens fumeurs qui se sont remis à fumer … Je parle de ceux qui se fournissent en temps normal sur un marché parallèle. C’est une réalité qu’on voit aujourd’hui et dont nos dirigeants devront bien tenir compte.

•• « Lors de l’annonce du confinement, il y a eu un peu de stockage de tabac par les fumeurs. Mais depuis, le chiffre d’affaires a baissé de 30 à 40 %. Il n’y a donc pas d’augmentation de la consommation. Mais on verra dans quelques jours, lorsque la cartouche achetée en début de semaine sera finie. La vente des journaux et magazines ne se porte pas bien. À l’exception de quelques mots croisés ou livres de coloriage. Les clients vont sur internet.

« Nous avons mis du plexiglas devant les caisses. Moi, je porte des gants. Et un seul client entre à la fois. Mais comme tous les commerces,  les buralistes sont forcément inquiets ».