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2 Mai 2020 | Profession
 

Si la baisse des ventes de tabac est contenue pour le moment, les buralistes corses, en l’absence de touristes, ont peur d’un véritable effondrement avec des conséquences économiques importantes pour le secteur. 

Explications de José Oliva, président des buralistes de l’Ile de Beauté, dans Corse Matin.

•• « Nous accusons sur l’ensemble du réseau un recul de 5 % des ventes. Nous nous maintenons tout de même par rapport au continent qui lui enregistre une baisse de 8 %. Pour l’heure, nous faisons face » explique José Oliva.

« Nous avons pris la décision de réduire nos plages horaires. 60 % des membres du réseau ont des horaires restreints. Ce qui implique forcément une baisse d’activité. Cela n’a pas été imposé mais a été laissé au bon vouloir de nos adhérents. Nous avons dû également aménager nos magasins pour assurer la sécurité de nos employés et des acheteurs. »

•• « La saison touristique débute chez nous aux alentours de Pâques en général (…) Cette année, la saison estivale s’annonçant très mal, j’ai peur que cela implique une très forte baisse des ventes de tabac. Les conséquences risquent d’être terribles. »

Un appel à l’aide qui semble pour le moment avoir été entendu au niveau national, puisque José Oliva sait qu’il peut compter sur le soutien de Philippe Coy. « Nous avons son oreille. Nous allons recevoir des aides nationales afin de faire face. Je fais fréquemment un point avec nos instances à Paris sur le sujet ».

•• « Nous sommes en première ligne aujourd’hui. Mais nous le sommes aussi quand il s’agit de recevoir les remarques liées à l’augmentation des prix du tabac … »

José Oliva a fait appel à un de ses fournisseurs, implanté en Chine, pour passer une commande de masques chirurgicaux : « en tout, il y en aura 12 000 offerts à tous les buralistes. Comme je suis élu aussi sur la commune de Borgu, j’en ai profité pour passer commande pour la municipalité mais aussi pour la communauté des communes. Nous attendons 300 000 masques en tout ».

•• Autre souci : l’absence des quotidiens nationaux.« La Corse est une nouvelle fois aux oubliettes. Nous ne recevons plus la presse parisienne depuis le 20 mars. Nos habitués ne comprennent pas. J’ai questionné les services compétents qui m’ont rétorqué que l’acheminement coûtait cher et qu’il n’y avait pas assez de volumes. Cela nous prive d’une partie de notre clientèle qui se rabat sur internet pour la lecture de tels médias. »

/ Enfin, José Oliva tient à souligner les efforts réalisés par les services de Logista Corse : « nos commandes sont toutes assurées malgré la fermeture du dépôt d’Ajaccio. Ils font un travail remarquable, c’est à souligner. »