Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
9 Mai 2020 | Profession
 

Épisode 52 de notre revue de presse régionale de témoignages de buralistes à travers les régions (voir 8, 7, 6 et 5 mai).

•• Au bar-tabac de Cormoranche-sur-Saône (1 103 habitants, à la limite de l’Ain et de la Saône-et-Loire), on s’active en l’attente d’une prochaine ouverture début juin.

« Depuis la fermeture du bar, mon chiffre d’affaires en a pris un coup. De plus, exploitant l’établissement depuis un an seulement, j’avais investi en aménagements de confort. Là, les permanences du matin pour le tabac, le point Poste et la Française des jeux ne compensent pas le manque à gagner. 

« En temps normal, par ces belles journées, ma terrasse est déjà bien animée » (Le Progrès).

•• Une habitante d’Oslon (1 243 habitants, près de Chalon-sur-Saône), couturière de vocation et de profession, confectionne des masques depuis le confinement : pour ses proches d’abord, puis pour le voisinage et finalement pour tous ceux qui lui en font la demande. Sans rien demander en retour, « même pour les timbres servant à l’envoi  ».

La buraliste du village, intriguée par la demande croissante de timbres de la part de la couturière, a fini par lui suggérer de proposer ces masques à ses propres clients ( …)

En dix jours, elle en a écoulé une quarantaine. Ils sont toujours gratuits mais la buraliste a tout de même mis à disposition une panière pour les dons, reversés à la couturière. «  On a découvert qu’on avait une couturière dans le village. Finalement, le confinement a des bons côtés ! » (Le Journal de Saône-et-Loire).

•• Un jeune entrepreneur de 29 ans a ouvert son bar-tabac de Saint-Léonard-des-Bois (478 habitants, au nord de la Sarthe) en février … « J’ai reçu le tabac fin mars, ce qui m’a permis une ouverture durant cette période de confinement. Aujourd’hui ce sont les journaux, mais cela ne reste qu’une solution provisoire pour maintenir mon commerce ouvert ».

Dans ce village qui vit essentiellement du tourisme vert et des promeneurs, le constat est alarmant si la vie ne reprend pas son courant normal au plus vite : « cela me désole de voir Saint-Léonard sans passants malgré les beaux jours, c’est une saison qui aurait pu démarrer très rapidement à la vue du temps ».

« La prochaine étape reste l’ouverture tant attendue de la partie hôtel, les travaux sont quasiment achevés, il faut dire que j’ai pu y consacrer un peu plus de temps » (Ouest France).

•• Ce buraliste de Montluçon (35 000 habitants, Allier) est dans l’attente des masques qu’il a commandé.

« Ils devraient arriver prochainement, c’est tout ce qu’on sait . J’ai déjà une liste de clients qui en veulent. Il y a aujourd’hui des gens qui sont malades et qui n’arrivent pas à s’en procurer  ( …) Dans les bureaux de tabac, les gens viennent toute la journée, en réclament. Il faut pouvoir les satisfaire » (La Montagne).