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1 Mai 2020 | Profession
 

Épisode 44 de notre revue de presse des témoignages de buralistes à travers les régions (voir 30, 29 et 28 avril).

•• Jean Durand (président de la fédération des buralistes du Centre-Val-de-Loire, administrateur de la Confédération et buraliste à Vouillé, 20 kilomètres de Poitiers) a réceptionné sa commande de masques, en tissu grand public, ce jeudi matin : « là, j’en ai 200, et j’attends une autre livraison qui devrait arriver lundi ou mardi, encore 200 ».

En deux heures, 80 masques ont déjà été écoulés dans son magasin. « On ne prend pas du tout cette nouvelle activité comme un fardeau. Au contraire, c’est un service que l’on rend à la population en ces temps difficiles. On les aide ».

Dans les Yvelines, les clients vont devoir encore patienter. « On a énormément de demandes depuis que ça a été annoncé que les buralistes allaient en distribuer », commente Jean-François Vigouroux, président des buralistes des Yvelines, administrateur de la Confédération et buraliste à Maurepas. « Et c’est tous les jours qu’on a des demandes » (France 2).

•• Depuis trois jours, le bureau de tabac de Gérard Vidal à Toulouse (président de la fédération Occitanie, vice-président de la Confédération) n’a pas désempli. « Pas un seul client ne rentre sans nous demander s’il y a des masques à vendre ».

Mais, ce jeudi matin, il n’avait pas encore de masques à vendre et pensait être livré dans la journée. « La priorité ira aux commerçants et artisans qui sont en contact permanent avec le grand public. Et tout le monde ne pourra pas être servi ».

• « La plupart des bureaux de tabac ne les auront pas reçus avant la semaine prochaine » reprend Philippe Coy. « Je suis désolé il y aura un peu de délai. Nous sommes victimes du succès. L’afflux de notre réseau sur cette plateforme a bloqué un peu notre logistique. On les retrouvera courant de semaine prochaine, ces masques, tel que nous l’avons promis. » (BFMTV).

•• En Vendée, environ 90 % des buralistes sont restés ouverts, avec des horaires adaptés, pendant le confinement. « Entre la moitié et les deux-tiers de ceux qui avaient fermé au début ont repris désormais », constate Jacques Remaud (président des buralistes du département). Et ces professionnels connaissent des fortunes diverses face à la crise, selon leur implantation ou leur activité.

• «  On fait le même métier mais on n’a pas le même métier » commente le patron d’un bar-tabac à La Roche-sur-Yon. Le Covid est mal tombé pour celui qui a investi dans des travaux d’agrandissement à l’automne. « Pour 60 %, mon activité est liée à une clientèle de passage » : le buraliste évalue sa baisse d’activité à 40 %.

• « C’est sans doute différent dans les commerces ruraux » glisse Jacques Remaud. Son commerce à Venansault (4 600 habitants / limitrophe de La Roche-sur-Yon ) a ainsi vu sa fréquentation « chuter de 40 % mais le panier moyen augmenter de 30 %. D’un autre côté, j’ai augmenté mes charges de personnel pour que les gens ne fassent pas la queue … ».

Dans le département, « on a dû en commander entre 35 et 40 000 masques … Il faut que la logistique suive pour le transport. »

. À La Roche-sur-Yon, on compte recevoir les 200 modèles commandés d’ici le 10 mai, veille du déconfinement (Ouest France).

•• Depuis déjà plusieurs jours, des buralistes de Maine-et-Loire proposent des masques confectionnés dans le département. « La demande est très forte » commente Jean-Philippe Perrot, président des buralistes du département , « moi-même j’en ai vendu 1000 en quelques jours et je suis en rupture ».

. « Nous commandons nos masques à une couturière qui propose un produit fiable » confirme une buraliste d’Angers, « nous en avons déjà vendu 200 et nous allons continuer à travailler avec elle ».

. Arrivent désormais les masques Afnor de La Lainière Santé, via la Confédération : « nous espérons être approvisionnés ce jeudi 30 avril au plus tard » précise Jean-Philippe Perrot. « je sais que ce sera suivi par la quasi-totalité de mes collègues. L’objectif est d’abord de compléter l’offre des pharmacies grâce à notre réseau. »

« Les buralistes n’ont pas tous des masques à vendre » signale encore Jean-Philippe Perrot, « cela reste à l’initiative de chacun »(Ouest France).

•• « Nous recevrons les masques d’ici quelques jours. Beaucoup pensent que nous les avons déjà » confirme Laurence Proust (présidente des buralistes de la Sarthe et buraliste à Sablé-sur-Sarthe). « Lorsque l’on nous a demandé de le faire, nous avons bien évidemment accepté. Je souhaite répondre aux attentes du gouvernement. Nos clients savent nous remercier. »

«  C’est difficile de savoir combien de buralistes vont en vendre mais je peux assurer que la majorité d’entre nous va le faire. Nous avons comme recommandation de vendre en priorité aux plus fragiles et à ceux qui en ont besoin. C’est très difficile de dire non. Beaucoup d’organismes vont se mettre à en vendre. Je pense que tout le monde réussira à se fournir » (Le Maine Libre).

•• Les ex-futurs patrons d’un bar-tabac-épicerie Saint-Symphorien (près de Niort) ont repris du service. « Nous avions trouvé des successeurs pour reprendre les locaux et notre maison que nous louons à la commune, mais comme ils habitent au nord de la France, ils ne peuvent pas venir s’installer pendant le confinement. Comme cela dure, on a décidé de rouvrir.

« Tout était fermé au niveau des comptes, il a fallu redemander des autorisations qui ont mis du temps à nous parvenir, mais maintenant nous sommes ouverts du mardi au dimanche mais seulement le matin »

En attendant l’arrivée des futurs propriétaires, ils sont ravis de pouvoir fournir l’épicerie, le pain frais, sans oublier les œufs fermiers (La Nouvelle République).

•• À Châtelaudren (entre Guingamp et Saint-Brieuc), les bar-tabac tiennent le cap, en attendant de vendre des masques. Le propriétaire du « Green » a déjà reçu un échantillon. Ses journées sont actuellement majoritairement prises par l’activité relais-colis qui a été multipliée par 10. Le reste (vapoteuses, tabac, quotidiens, relais, jeux) lui permet de poursuivre son activité, même si elle est réduite.

Chez un confrère, si les jeux de grattage se maintiennent, les jeux du loto et du millionnaire ont grandement baissé. Le buraliste pense tout de même pouvoir ouvrir l’après-midi dès le début du mois de mai (actu.fr).