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6 Avr 2020 | Profession
 

« Les tabacs ont baissé le rideau » … Le Journal du Dimanche a choisi un titre pour le moins paradoxal pour revenir sur l’activité de ces commerces de proximité ayant l’autorisation d’ouverture durant cette période de confinement : les buralistes (voir aussi 5 et 3 avril 1 / 2

•• En démarrant sur les fumeurs parisiens qui vivraient la « galère », comme un « 15 août ».

« La moitié des buralistes parisiens (ils sont 700 dans la capitale) n’ont pas relevé le rideau depuis la mise en place du confinement, alors qu’ils font partie des rares commerces autorisés à travailler. D’autres ont choisi de n’ouvrir que le matin. Un phénomène qui s’observe dans la plupart des grandes villes de France ».

•• Toutefois, selon la Confédération, 5 000 des 24 000 « revendeurs officiels » (sic) auraient fermé boutique, rapporte le JDD.

Avant d’expliquer que « les premiers à céder ont été les professionnels d’origine asiatique, victimes d’un stupide amalgame, comme les restaurateurs, en raison de l’alerte sanitaire venue d’abord de Chine. Puis ce sont leurs collègues appartenant aux publics à risques (diabétiques, en surpoids ou âgés) qui ont préféré ne plus s’exposer à un contact, même distancié, avec la clientèle ».

•• La plupart des bars ou brasseries vendant aussi du tabac ont ensuite majoritairement fermé. Même chose pour ceux qui s’appuyaient sur le PMU, les courses hippiques étant à l’arrêt.

Puis est venu le tour des buralistes implantés dans des centres-villes désertés … poursuit le JDD. « Je viens d’avoir au téléphone un adhérent qui a une magnifique boutique dans le centre d’Amiens. Il ne voit plus personne. Alors qu’à 30 kilomètres, dans une bourgade de 3 000 habitants, un de ses collègues n’a jamais aussi bien travaillé ! » nuance Philippe Coy.

•• Selon le bilan mensuel rendu public par la Douane (voir 4 avril), les ventes de cigarettes en France ont reculé de plus de 9 % en mars 2020. « Mais on est à plus 30 % depuis quinze jours » estime le patron de la Confédération qui s’appuie sur les remontées des 19 000 buralistes restés ouverts. « Et en zones frontalières, notamment près de la Belgique et du Luxembourg, la hausse est encore plus spectaculaire en raison du blocage des frontières ».

•• Les fumeurs auraient aussi clairement changé leurs habitudes. Du paquet, ils sont passés à la cartouche. Chez lui à Lescar, dans le Béarn, Philippe Coy observe : « j’ai moitié moins de passages en caisse, mais mon chiffre d’affaires se maintient, avec un panier moyen qui a grimpé de 50 % ».