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21 Avr 2020 | Profession
 

Restriction des déplacements oblige, les consommateurs regroupent au maximum leurs achats, et c’est là que les buralistes tirent leur épingle du jeu …

Voilà ce qu’explique Marie-Pierre Ferrand, présidente des buralistes du Lot-et-Garonne, dans La Dépêche du Midi

« On offre une diversité de produits, nous avons les services postaux, la presse et pour certains tabacs l’activité épicerie » précise-t-elle. « Ces derniers se sont même récemment alliés à des producteurs locaux, se reconvertissant en point de retrait. D’autres se sont aussi mis à livrer à domicile ces derniers temps. Les buralistes implantés en zone rurale s’en sortent particulièrement bien ».

•• Les buralistes profitent également de la fermeture des frontières qui rend l’achat de cigarettes à l’étranger impossible : « cela représente une hausse de 30 %. De nouveaux clients franchissent ainsi les portes des bureaux de tabac ».

Mais la situation est très inégalitaire dans le réseau  : « il y a quand même un trou noir, car 60 % du réseau possède l’activité bar-tabac et là, c’est plus que préoccupant, on a de grosses inquiétudes » alerte Marie-Pierre Ferrand.

•• Elle estime que près de 92 % du réseau est resté ouvert, avec certains aménagements d’horaires. Et pour un certain nombre d’entre eux, l’approche a changé, comme l’analyse sa présidente : « on essaie de prendre plus de temps avec les gens, de faire ce qu’on ne faisait pas forcément, on se démène pour les gens, on les aiguille au mieux dans leurs démarches » développe-t-elle.

Et cela semble avoir des retombées positives pour tout le monde. Côté clients, ce lien social retrouvé apporte un peu de réconfort, tandis que les buralistes acquièrent une nouvelle image de proximité locale, conclut le quotidien.