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16 Avr 2020 | Profession
 

Épisode 30 de notre revue de presse régionale des témoignages de buralistes (voir 15, 14 et 13 avril).

•• À Paimpol, la station balnéaire est loin du brouhaha des terrasses et les cartes postales attendent le retour des touristes.

« Les gens, des habitués surtout, ne restent pas traîner » selon la gérante d’un tabac-presse sur un quai. Elle apprécie qu’ils soient « respectueux des distances » et aussi très solidaires : « c’est un gentil client qui m’a fourni les plaques en Plexiglas posées devant les caisses. Un autre m’a donné des gants ». Question achats, les habitudes ne changent pas trop, « à part un peu plus de cahiers de mots fléchés. Il faut bien passer le temps … ».

Devant le bar-tabac-presse de la gare, la queue s’allonge tranquillement et, à distance, forcément. « Le bar étant fermé, ce n’est plus pareil » regrette le buraliste, « on limite un peu les dégâts, avec la presse ».

« En ce moment, on travaille plus pour la gloire » confie le patron d’un bar-tabac près de l’église, « plus pour garder le contact, car ma marge est telle … ».

« Les fidèles … pour qui on garde encore cette relation-là » renchérit une consœur dans la même rue, « mais il est midi, je n’ai vu que 33 personnes. D’habitude, c’est plus d’une centaine. » (Le Télégramme).

•• Trois commerces restent encore ouverts à Mesnil-en-Vallée (à 35 kilomètres d’Angers). Ouvert même … tous les jours pour le bar-tabac-presse. Les clients viennent régulièrement et « ont pris l’habitude de rester à l’extérieur quand un client se trouve déjà au comptoir. Certains sont plus inquiets que d’autres, mais dans l’ensemble, les gens font contre mauvaise fortune, bon cœur » constate la buraliste.

« Depuis le confinement, paradoxalement, je vends plus de tabac. La vente des journaux reste régulière » poursuit-elle. L’enseigne fait aussi dépôt de pain le lundi. (Le Courrier de l’Ouest).

•• Le temps du confinement, le tabac-presse de Mézidon-Vallée-d’Auge (à 20 kilomètres de Lisieux ) s’est reconverti en bon plan pour les cartouches d’encre. « Évidemment, avec l’impression des attestations de sortie, et surtout les cours à distance des élèves ainsi que les ruptures de stock dans les magasins » fait remarquer la buraliste.

Elle propose donc « un service de remplissage des cartouches d’encre qui fonctionne pour toutes les marques et toutes les références ».

« Nous les expédions à une société dans l’Orne. Une semaine plus tard, le client récupère ses cartouches pleines ». Cerise sur le gâteau : « le remplissage représente une économie entre 30 et 50 %, en fonction du type de cartouche par rapport au prix du neuf. » (Ouest-France).