Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
10 Avr 2021 | Observatoire
 

Une étude BVA-Addictions France, publiée ce jeudi 8 avril, révèle qu’un consommateur sur trois a nettement augmenté sa consommation de tabac (35 %) pendant cette première année de crise sanitaire (voir 19 mars 2021 et 13 mai 2020).

La proportion est à peu près la même concernant un accroissement de l’usage du cannabis (33 % / voir 24 octobre 2020).

L’enquête a été réalisée par Internet du 15 au 24 février 2021, sur un échantillon national représentatif de la population âgée de 15 ans ou plus résidant en France métropolitaine, composé de 2 001 personnes.

Pour France Inter, cette étude montre l’impact de l’épidémie et des restrictions sanitaires (couvre-feu, limitation des déplacements, distanciation physique, situation économique, …) sur le moral des Français, ce qui « favorise les conduites addictives », reprend Addictions France présidée par Bernard Basset.

D’ailleurs, 86 % d’entre eux témoignent d’un « impact négatif » de cette situation, principalement sur leur santé psychologique et leur moral.

•• L’impact a été encore plus grand sur la consommation des personnes qui ont déjà été suivies pour des problèmes d’addiction avant la crise. Six sur dix ont augmenté leur consommation de tabac et d’alcool et la moitié ont consommé plus de cannabis.

Elles ont donc eu besoin d’être davantage accompagnées pendant cette période pour 78 % d’entre elles, selon le sondage.

•• L’alcool fait exception dans le tableau, puisque sa consommation a autant augmenté que diminué parmi les consommateurs.

•• Forcément, une autre addiction s’est aussi développée : les écrans. Un Français sur six a augmenté le temps passé devant les écrans.

Les étudiants sont les plus accros, avec 5 heures 42 passées quotidiennement devant les écrans à des activités de loisirs. Un temps qui a augmenté depuis un an pour 74% d’entre eux.

•• Plus d’un tiers des étudiants ont également augmenté le montant qu’ils consacrent aux jeux d’argent et de hasard en ligne depuis un an : soit deux fois plus que la moyenne chez les Français.