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C’est aujourd’hui que s’achèvent les travaux de la septième session de la « Conférence des Parties » (COP 7) de la Convention-cadre de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) pour la lutte anti-tabac (voir Lmdt des 8, 9 et 10 novembre).

Rappelons que c’est de là – en l’absence de représentants ou observateurs de la filière tabac – que sortent les directives et politiques anti-tabac qui sont ensuite appelées à être appliquées à travers le monde. Trop souvent dans le registre de la santé-spectacle au détriment d’une vision globale et réaliste.

• Outre le ministère de la Santé et la Direction générale de la Santé (DGS), des délégations du CNCT, d’Alliance contre le Tabac et de Droit des Non-Fumeurs étaient présentes. Parmi les 1 800 participants.

On sait que les Français ne sont pas toujours à l’aise dans le cadre du fonctionnement compliqué de ce type de conférence internationale. Un peu perdus, il n’est pas certain qu’ils aient été accueillis en « héros du paquet neutre ».

À tout le moins, la France se serait montrée « généreuse » afin de porter matériellement la bonne parole dans certains pays ayant moins de ressources. Notamment africains. Notamment sur le thème de la traçabilité.

• Gros débats sur la cigarette électronique : les délégués cherchant surtout à contrer toute communication positive sur le vapotage, y compris et surtout en termes de sevrage tabagique … Cette démarche hyper-restrictive s’appliquant même aux produits sans tabac ni nicotine.

La puissance invitante, l’Inde, allant jusqu’à pousser un amendement en faveur de l’interdiction du vapotage par l’OMS. Avec la Thaïlande, le Kenya et le Nigeria, comme alliés de circonstance.

• Le tabac à chicha est également dans le collimateur : avec le bannissement d’un tas de saveurs, de sucres ou autres adoucisseurs de goûts. Et le renforcement de la présence d’avertissements sanitaires.

 En marge de ce sommet, il se disait aussi que la candidature du français Philippe Douste Blazy à la présidence de l’OMS (voir Lmdt du 8 octobre) en avait pris un coup avec la chute de « maison Clinton ». L’ancien ministre de la Santé français étant très proche de Bill et sa fondation.

À suivre.