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20 Nov 2017 | Profession
 

Jeudi dernier, lors de la suite de la discussion au Sénat sur l’article 12 du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2018 / voir Lmdt du 16 novembre), le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, est revenu tant sur le sujet de la lutte contre le marché parallèle du tabac que sur les discussions actuelles avec les buralistes.

•• Sur la lutte contre le marché parallèle du tabac

« Les Douanes font extrêmement bien leur travail, en intervenant et en établissant les sanctions prévues. J’ai évoqué hier devant vous l’efficacité de la sanction, qui devrait se fonder sur des amendes très importantes plutôt que sur des peines de prison, même si ces dernières doivent être sévères pour les réseaux (voir Lmdt du 16 novembre) .

« Bien évidemment, ceux qui organisent la criminalité – la vente de cigarettes de contrebande peut être une activité criminelle – doivent relever de la sanction pénale. La revente de contrebande, en revanche, doit être sanctionnée très rapidement, car c’est cela qui gêne le plus les buralistes et l’ordre public (…) Il faut aussi que la police, la gendarmerie, mais aussi certaines polices municipales jouent un rôle plus important. »

•• Sur le soutien au réseau des buralistes

« Le Gouvernement a un plan global. Il faut agir sur l’ensemble de la chaîne, et surtout accompagner les buralistes, dont 50 % des clients ne sont déjà plus fumeurs, dans la transformation de leur activité, sans remettre en cause leur monopole. (…) Nous sommes d’accord sur la nécessité de transformer l’activité des buralistes.

« C’est le sens de l’accompagnement que nous mettons en place, dans le même temps que nous augmentons le prix du tabac.

« Les représentants de la profession l’ont bien compris. »