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13 Mar 2018 | Profession
 

Un compte courant, une carte bancaire et un accès direct sur smartphone, à des prix hyperconcurrentiels … les néobanques ont bouleversé jusqu’aux banques en ligne. 

« La généralisation des smartphones et le développement du temps réel ont ouvert le marché, y compris vers monsieur tout le monde », explique Arnaud Giraudon, directeur général de Compte Nickel – le pionnier en la matière, il est bon de le rappeler – dans Challenges.fr qui fait le point, à sa façon, sur cette activité en développement.

•• L’article démarre par « le pionnier » : le Compte Nickel, remontant à 2014, un compte que n’importe qui – notamment les non-bancarisés – peut ouvrir en quelques minutes chez un buraliste. Avec un succès allant bien au-delà de sa cible initiale, puisque la banque compte déjà plus de 800 000 clients (voir Lmdt du 28 février).

•• Depuis, d’autres établissements ont proposé des offres mobiles : fintechs, grandes banques (comme le Crédit agricole et son offre Eko), la grande distribution (Carrefour, Leclerc) et jusqu’à l’opérateur télécoms Orange, lequel a débarqué en novembre 2017 dans le monde bancaire et qui compte sur ses millions d’abonnés pour conquérir deux millions de clients en dix ans.

La concurrence vient également de l’étranger : la néobanque allemande N26, débarquée en France début 2017, et la britannique Revolut ont séduit en quelques mois plusieurs centaines de milliers de clients, affirme Challenges.fr.

•• Avec une telle avalanche de nouveaux acteurs, il devient difficile de s’y retrouver pour les particuliers. « Il faut distinguer les banques d’entrée de gamme qui se cantonnent à une offre limitée mais peu chère, et celles qui souhaitent innover et faire grandir leur offre et leur territoire, comme N26 ou Orange Bank », détaille Luis Calleja, directeur associé du cabinet de conseil Oresys, en charge du secteur bancaire.

Beaucoup de néobanques mettent en avant la gratuité de leur offre, mais il faut faire attention car celle-ci est souvent assortie de conditions d’utilisation minimum de la carte bancaire : trois fois par mois chez Orange Bank, neuf fois par trimestre chez N26.  « Orange Bank affiche … quand même 25 lignes tarifaires, c’est beaucoup pour une banque qui se dit gratuite », persifle un concurrent.

•• En plus des cartes bancaires à prix canon, les néobanques veulent se démarquer des réseaux classiques grâce à l’expérience utilisateur : une application pratique et intuitive sur smartphone et des services innovants : bloquer ou débloquer sa carte bleue à l’envi, choisir son code secret, avoir l’affichage du solde du compte en temps réel, faire un virement à partir d’un simple numéro de portable ou l’accès instantané à de nombreuses devises pour payer à l’étranger. D’autres néobanques ont des projets dans les cartons pour enrichir leur offre, avec des offres de crédit à la consommation ou de produits d’investissements.

•• Mais attention, « même les consommateurs à l’aise avec le numérique réclament des conseillers pour les choses importantes », décrypte Luis Calleja.

Les usagers inquiets pourront se tourner vers les néobanques qui offrent un contact humain : les buralistes chez Compte Nickel ou les agences Orange pour Orange Bank, par exemple.

Ce sera le prochain défi des néobanques : après avoir gagné la bataille des prix et celle de l’innovation, reste à gagner celle de la confiance des consommateurs pour venir tailler des croupières aux grands réseaux, conclut Challenges.fr.