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21 Juil 2018 | Profession
 

Plusieurs buralistes de Montauban (Tarn-et-Garonne) ont décidé de ne plus accueillir les bornes Nickel, rapporte La Dépêche du Midi. En cause : le service après-vente. Sur les cinq débits de tabac montalbanais agréés Compte Nickel, trois ont décidé de stopper.

•• Premièrement, les clients Nickel « ne viennent que pour ça » et n’effectuent pas d’achats supplémentaires.

•• Deuxièmement, le service après-vente qui impose un temps d’attente considérable.  « Une fois j’ai attendu 45 minutes alors qu’en tant que buraliste je dispose d’un numéro spécial. Pour les clients c’est encore pire » témoigne Thierry Nguyen du « Tabac des Trois Pigeons ». Les buralistes deviennent donc par la force des choses le service après-vente de la néobanque, dont les bornes s’avèrent, par exemple, inadaptées – car disponibles uniquement en français – pour les travailleurs étrangers, pourtant séduits par la facilité d’inscription.

« On est donc obligé d’aider systématiquement certaines personnes pour les opérations les plus simples. De leur expliquer, ce qui prend là aussi trop de temps » poursuit le buraliste.

•• Autre difficulté. Nickel n’acceptant pas les interdits bancaires, ces personnes se retrouvent parfois en situation de conflits avec la banque. Les buralistes, en première ligne, n’ont d’autres choix que de le gérer. Mais quand l’aide de Nickel est sollicitée, le buraliste est renvoyé à sa propre responsabilité. « Une fois on m’a répondu qu’il ne fallait pas vendre à ces gens-là. Alors que cette banque a justement été créée pour eux. Mais à qui les vend-on alors ? » s’indigne Thierry Nguyen, pour qui la décision d’arrêter a été prise il y a seulement quelques semaines.

•• Dernier problème qui a été la goutte d’eau. « Un client est venu avec un code donné par le service après-vente, afin d’obtenir une nouvelle carte pour remplacer l’ancienne perdue. Mais n’ayant pas renouvelé son contrat l’année précédente, son compte est resté bloqué. On lui a fait acheter une carte pour rien et c’est moi qui ai dû gérer » se plaint le buraliste.