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1 Jan 2019 | Observatoire
 

Le nouveau paysage des jeux d’argent de la capitale reste incertain, un an après la mise en œuvre de la loi sur leur création. Un seul de ces clubs est à ce jour exploité, le Paris Élysées Club du Groupe Tranchant (voir Lmdt du 27 avril). 

Certes, trois autres opérateurs ont obtenu l’agrément du ministère de l’Intérieur, mais leurs projets respectifs restent à finaliser.

•• Dans l’attente de ces nouveaux entrants au cours du premier semestre 2019, le groupe Tranchant se dit « satisfait » des huit premiers mois d’exploitation de son club situé rue Marbeuf, dans le huitième arrondissement. « Les résultats sont conformes à nos prévisions. La rentabilité est là en termes d’exploitation », indique aux Échos (édition du 31 décembre) le codirecteur général du groupe éponyme et dirigeant du Paris Élysées Club, Sébastien Tranchant.

Ce dernier reconnaît qu’il « s’attendait à plus de joueurs français ». La part des clients étrangers s’avère en effet de l’ordre de 70 %, ce qui souligne un peu plus la dimension touristique des clubs. Mais le patron du Paris Élysées Club a hâte de voir arriver la concurrence. « Nous sommes impatients que d’autres ouvrent leur cercle afin de voir quel est réellement le marché », souligne-t-il. Rappelons que l’exploitation des clubs à compter du 1er janvier 2018 se fait à titre expérimental pour une durée de trois ans.

Sébastien Tranchant souligne que l’offre des clubs « s’adresse plus à une clientèle avertie ». Elle a été délibérément limitée par les pouvoirs publics à deux grands types de jeux de cercle : le poker avec ses variantes et des jeux dits « de contrepartie » (comme le punto banco, variante du baccara, ou le poker 21, variante du black jack).

•• Le prochain club qui devrait ouvrir à Paris, sera celui du groupe Barrière (voir Lmdt du 31 juillet). C’est prévu au printemps prochain avec de nombreux atouts dans sa manche : il sera aménagé dans un ancien et célèbre cercle, l’Aviation Club de France, situé en haut des Champs Élysées, et juste en face de la célèbre brasserie Fouquet’s et de son hôtel, propriétés du groupe Barrière.

•• De son côté, le groupe belge Ardent, qui a l’autorisation de l’administration depuis juin, espère ouvrir à la fin du premier semestre 2019, dans l’Ouest parisien également, sur le boulevard Murat. Le projet demeure néanmoins encore suspendu à un feu vert de la mairie du 16e arrondissement.

•• Pour le groupe Raineau, l’affaire semble autrement plus compliquée. Parmi l’un des tout premiers sur la ligne de départ au début de l’année, en vue d’ouvrir un club dans le 13e arrondissement – dans le quartier chinois – il se trouve confronté à l’hostilité des riverains et du maire d’arrondissement. Compte tenu des nuisances que son club pourrait susciter, Raineau va devoir reformuler en janvier une nouvelle demande de permis d’aménagement du lieu, une ancienne salle de sport située dans une galerie commerciale.

•• Joa, le troisième groupe français de casino, a déposé son dossier auprès de la commission supérieure des jeux en vue d’exploiter un club dans un bâtiment situé rue Royale, entre les places de la Madeleine et de la Concorde. Son président, Laurent Lassiaz, table sur une ouverture « au plus tôt en juin, au plus tard en septembre » 2019.

••Par ailleurs, l’ex-Cercle Clichy-Montmartre pourrait renaître sous forme de club.

•• Dans tous ces projets, pour le moment, pas de traces de présence de FDJ, ni de PMU comme cela avait été évoqué lors de la mise en place du cadre réglementaire (voir Lmdt  du 3 janvier 2018).