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13 Sep 2019 | Profession
 

À propos de ces casinos qui s’inquiètent de l’évolution de l’offre FDJ après la privatisation (voir Lmdt du 12 septembre) ….

Lancée à compter du 1er janvier 2018 pour une période de trois ans, l’expérimentation de clubs de jeux à Paris, en remplacement des anciens cercles, devrait être prolongée (voir Lmdt du 1er janvier 2019, des 31 juillet et 3 janvier 2018). D’autant plus que Barrière ouvre son propre club de jeux, ce … vendredi 13, sur les Champs-Élysées.

•• « Il est en effet très probable que l’expérimentation soit prolongée car il est encore un peu trop tôt pour en tirer un bilan complet » indiquait-on au ministère du Budget, selon Les Échos (édition 12 août).

•• Aux dires des opérateurs de jeux d’argent, la sortie tardive des textes définissant cette nouvelle activité, et les diverses lourdeurs administratives dans la validation et l’élaboration des projets des candidats expliquent visiblement que le paysage soit encore clairsemé.

Deux clubs sont en effet exploités, jusqu’à maintenant : ceux des groupes Tranchant dans le 8ème arrondissement (voir Lmdt des 27 avril 2018) et Raineau depuis le 24 mai dernier, dans le 13ème arrondissement.

Du fait de ce « retard à l’allumage », les professionnels des jeux d’argent apprécient la perspective d’une prolongation, certains évoquant l’éventualité de deux années supplémentaires.

•• « Cela semble du bon sens pour l’ensemble des acteurs de ce test. Les retards de certains, dont nous faisons partie, pourraient fausser l’analyse » observe notamment le directeur général en charge des casinos du groupe Barrière, Éric Cavillon. Le numéro un français des casinos, dont le projet de club parisien a chronologiquement glissé, ouvre ce jour : dans un ancien et célèbre cercle de jeux, l’Aviation Club de France, situé en haut des Champs-Élysées, et juste en face de la célèbre brasserie Fouquet’s et de l’hôtel de luxe contigu du groupe Barrière.

•• Offensif en France, Ardent Group, le premier exploitant belge de jeux d’argent, a également vu son objectif différé de quelques mois, et escompte, lui aussi, pouvoir disposer de son club, sis boulevard Murat – dans l’Ouest parisien -, « courant septembre », indique son patron France, Sébastien Leclercq.

« Ce n’est pas tant une question de travaux. C’est un gros chantier administratif » explique ce dernier, et de constater que le processus d’obtention de l’indispensable agrément du ministère de l’Intérieur pour les personnels est plus long que prévu. « On nous avait promis une durée de soixante jours. On est plutôt à 80-90 jours » note ainsi Sébastien Leclercq.

•• De même, Joa, qui tablait sur une ouverture « au plus tôt en juin, au plus tard en septembre », vise maintenant décembre. « Les travaux ont commencé en mai et se termineront début décembre. Nous sommes en phase de recrutement et les équipes rejoignent petit à petit l’aventure » détaille le président du directoire de Joa, Laurent Lassiaz.

•• Par ailleurs, Groupe Partouche, qui était dans les starting-blocks à la fin 2017, mais qui a vu son projet initial contrecarré, envisage de revenir dans la course. « Nous déposerons probablement une demande » déclare le président du directoire, Fabrice Paire.

•• « Nous sommes très satisfaits mais nous souhaitons que les autres établissements ouvrent » confie, de son côté, Sébastien Tranchant, le codirecteur général du groupe éponyme et dirigeant du Paris Élysées Club, son club parisien. Celui-ci a vu son produit brut des jeux – la différence entre les gains et les mises des joueurs – croître de 5 % pour la période mai-juillet. Sébastien Tranchant ajoute que le premier exercice du club a été « bon ».

•• Dans tous ses projets, on ignore encore s’ils accueilleront une activité FDJ ou PMU, comme cela avait été prévu initialement.