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10 Jan 2016 | E-cigarette
 

VDLVVDLV, cette dynamique entreprise spécialiste dans la fabrication d’e-liquides (voir Lmdt du 20 septembre 2015), vient d’investir 1 million d’euros avec l’aide de la région Aquitaine, dans son propre procédé d’extraction de la nicotine des plants de tabac, selon Les Échos du 29 décembre.

VDLV VDLV utilisait jusqu’à présent, comme ses concurrents, des produits importés de Chine ou d’Inde. « Le procédé utilise des solvants qu’on retrouve en quantités infimes dans le produit fini. Inspiré de la chimie verte, celui que nous avons développé est plus doux, avec un rendement moindre mais une nicotine plus pure », assure Vincent Cuisset, fondateur de VDLV.

Jusqu’ici, la PME était connue à travers ses deux marques : Vincent dans les Vapes, avec des liquides aux arômes naturels produits en France, et CirKus, qui utilise des arômes synthétiques et vise plus de « puissance gustative » (voir Lmdt du 8 décembre 2014). Avec cette « nicotine vapologique », VDLV va aussi devenir le fournisseur de ses concurrents.

Les ventes du secteur ont été estimées l’an dernier à 462 millions d’euros, dont les trois quarts en e-liquide, souvent produits en France par quelques dizaines de petites entreprises, et un quart en cigarettes électroniques, essentiellement importées de Chine.

Le chiffre d’affaires de VDLV, qui atteint 5 millions d’euros, « pourrait progresser de 30 % », espère Vincent Cuisset. L’ambition à terme est de produire une nicotine vapologique extraite à partir de plants de tabac français. Même si, aujourd’hui, ceux-ci offrent une concentration en nicotine insuffisante.