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29 Mai 2016 | Vapotage
 

douteÀ la question « Pensez-vous que la cigarette électronique soit dangereuse pour la santé ? », la moitié des 27 801 européens interrogés en 2014 dans le cadre d’une étude, menée par l’école de santé publique de l’Imperial College of London, répondaient  par l’affirmative (21 %) ou par l’interrogative (29 %). Soit deux fois plus qu’en 2012 concernant ces deux items. 

• Comment expliquer, à l’époque, cette hausse significative ? « Entre 2012 et 2014, le nombre d’études concernant les potentiels effets délétères de l’e-cigarette s’est multiplié à mesure que les boutiques se sont ouvertes », explique François Beck, directeur de l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT), dans lefigaro.fr santé du mardi 24 mai.

La perception des gens a également pu être influencée par l’aspect agressif de certaines publicités à l’époque, les prises de position conservatrices de plusieurs professionnels de la santé ainsi que par l’attitude hésitante et peu lisible des pouvoirs publics.

Ainsi, des pays comme le Danemark, l’Irlande et la Lituanie ont enregistré une hausse spectaculaire de la défiance vis-à-vis de l’e-cigarette.

• À l’inverse, le Royaume-Uni enregistre la hausse la plus modérée à l’échelle européenne : pour les chercheurs, la prise de position, progressivement affirmée, des autorités sanitaires britanniques en faveur de l’e-cigarette, comme outil de réduction des risques du tabagisme, n’y est pas pour rien (voir Lmdt du 20 août 2015) « Même si ce rapport a été publié en 2015, soit après notre étude, cela reflète une position plus favorable des autorités britanniques envers l’e-cigarette », écrivent-ils.

• La France, elle, affichait en 2014 un taux de méfiance de 60 %, contre 25,8 % en 2012. Pour Bertrand Dautzenberg (voir Lmdt du 18 mai 2016), cette hausse est le résultat, à l’époque, d’une « campagne de désinformation qui opérait régulièrement dans les médias : « les gens ont peur de la cigarette électronique, mais ils n’ont pas peur de la cigarette, alors qu’il est écrit noir sur blanc sur les paquets que le tabac tue », s’insurge-t-il. Et de viser, en particulier, l’étude la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (voir Lmdt du 29 septembre 2015) : une communication qui a, selon lui, contribué à « l’enfumage » autour de ce produit.

Un enfumage qui s’est éclairci depuis comme en témoigne la présence du Directeur général de la Santé au dernier « Sommet de la vape » (voir Lmdt du 14 mai 2016).