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3 Août 2013 | E-cigarette
 

En jetant, tout récemment, un coup de projecteur sur la façon dont Avenir Telecom se diversifiait dans la cigarette électronique, nous évoquions comment deux secteurs hyper réactifs pouvaient conjuguer leurs intérêts par rapport à un  avenir aussi prometteur que tumultueux et compliqué (voir Lemondedutabac du 29 juillet). Et à l’occasion de cette information, nous citions déjà le réseau des boutiques Clopinette dont le nom surgit chaque fois qu’un projet se fait jour en matière de distribution de e-cigarettes.

En effet, il se trouve que Le Monde (daté de ce samedi 3 août) annonce qu’un investisseur (NVA-Invest) propose de reprendre 30 magasins du distributeur de téléphonie The Phone House (ce dernier, 301 points de vente au total, étant en plein démantèlement entre deux autres repreneurs) … pour en faire des franchises Clopinette. « Ils sont venus nous voir, il y a un mois, pour nous dire qu’ils souhaitaient ouvrir jusqu’à 40 franchises » a confirmé Éric de Goussencourt, le cofondateur de Clopinette, au quotidien du soir. Lequel ajoute que l’opération pourrait prendre du temps car les bailleurs doivent donner leur accord à la transformation d’un magasin de téléphonie en boutique d’e-cigarette.

Il n’empêche, quatre franchisés The Phone House se seraient déjà directement convertis en boutiques Clopinette dont le fondateur annonce « à ce rythme » 130 points de vente pour la fin de l’année. Il y a 6 mois, le réseau revendiquait 35 points de vente (dont 5 à Paris). La première boutique ayant été ouverte à Caen, en avril 2011.

Les boutiques Clopinette se développent sur le modèle de la franchise. Mais il semblerait que l’enseigne (directement ou par l’intermédiaire de franchisés ?) propose d’implanter des points de vente dédiés chez des buralistes (avec mise en place de salariés). Sinon, une boutique en ligne permet d’adresser les zones géographiques non encore « implantées ».

Les deux co-fondateurs et associés de Clopinette sont Éric de Goussencourt (venant du textile et de la vente en ligne) et Karin Warin (vente en ligne). Ils se montrent très persuasifs dans leur communication avec la presse. Le modèle de la franchise n’est pas sans blocages ni contradictions internes en cas de développement rapide. Surtout si le futur réglementaire du marché en question est encore incertain. Pour cela, les patrons de Clopinette tiennent à être très « entourés »  juridiquement. Maître Caballero (l’avocat anti-tabac et pro-cannabis) compterait parmi leurs conseils.