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20 Sep 2019 | Profession
 

Le département du Cher abrite encore 173 buralistes, dont 71 % adossés à une activité de bar. 25 d’entre eux ont mis la clef sous la porte depuis 2012, sous le double effet de la désertification rurale et des politiques du prix des tabacs 

Du coup, les maires relèvent leurs manches pour sauver ces points de vente de proximité, en partenariat avec la chambre syndicale des buralistes et la profession met le coup de turbo sur la diversification et la Transformation. Focus du Berry Républicain. 

•• Président de l’association des maires ruraux du Cher et maire de Bengy-sur-Craon (à une trentaine de kilomètres de Bourges), Denis Durand plaide pour moins de rigidité des services de la Douane lors de la reprise d’un débit de tabac.

« On manque de souplesse pour rouvrir » regrette-t-il. Sa commune a racheté les murs et effectué des travaux dans le tabac-restaurant qui a fermé. « Nous avons un candidat à la reprise, mais je désespère de l’aider. »

•• « On est en train de muter, on ne peut plus vivre d’un seul métier » insiste Jean-Marc Klimek, buraliste dans la commune proche d’Avord et président de la chambre syndicale du Cher. Lui, jongle entre le tabac-presse, les produits de vapotage, la bijouterie, la Française des jeux, le bar-PMU et un petit coin de restauration rapide- épicerie.

« L’avantage c’est qu’on offre aujourd’hui une multitude de choses à la clientèle. Notre offre de services est de plus en plus grande. L’inconvénient, c’est qu’il faut avoir de la place. Beaucoup de buralistes n’en ont pas pour se diversifier » tempère le président.

•• Dans le Cher, six dossiers de Transformation ont été ouverts. Pas de doute, pour Jean-Marc Klimek, le triptyque indispensable c’est « l’emplacement du commerce, la personnalité du commerçant et sa volonté d’avancer. Je ne suis pas pessimiste, il faut s’adapter et les jeunes en ont pris conscience. »