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10 Mai 2018 | Observatoire
 

Pas un jour sans que le sujet cannabis ne rebondisse dans les médias (voir Lmdt du 7 mai) et dans nombre de conversations quotidiennes, au fil de cette semaine où pas mal de gens ont pris le temps de parler de tout et de rien : à la terrasse d’un café ou sur les réseaux sociaux.

Ce jeudi, Le Parisien / Aujourd’hui en France revient sur une initiative, venant de la Creuse, consistant à réclamer l’autorisation de produire du cannabis pour usage médicinal (l’info avait été développée dans La Montagne du 27 avril). On imagine les perspectives que cela peut ouvrir.

•• En fait, fin décembre, Éric Correia, président de l’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine (PS), a déposé une demande de dérogation à l’État pour faire pousser du chanvre thérapeutique sur les terres de son département. Et cette initiative a reçu un fort soutien des agriculteurs locaux.

•• Le dossier, ouvert ce jour par Le Parisien, permet de revenir sur le statut des produits réalisés avec des variétés de chanvre très faibles en THC et à forte teneur en cannabidiol (CBD), comme on en trouve dans certains e-liquides.

En effet, la culture de cannabis est interdite en France mais il existe des dérogations portant sur des variétés de chanvre, employées dans des domaines très divers (textile, bâtiment, automobile, etc.) et à condition que seules les graines et les fibres soient utilisées, pas les fleurs. La plante doit contenir moins de 0,2 % de THC (Tétrahydrocannabinol), la substance qui produit les effets de la drogue.

À ce propos, profitons-en pour rappeler que l’on trouve, en Suisse, du tabac à rouler avec moins de 1 % de THC (voir Lmdt des 4 mai et 17 avril 2018).

•• La loi actuelle n’interdit pas le CBD, autre principe actif du cannabis (voir Lmdt des 28 et 30 novembre 2017 ainsi que du 15 janvier 2018).

Cette molécule, rapporte toujours Le Parisien, ne modifie pas la pensée, l’humeur et la relation aux autres. « Il a le même potentiel que les tranquillisants prescrits en France, sauf qu’il n’altère pas la concentration » (d’après l’addictologue William Lowenstein).

•• Le quotidien désigne certaines déclinaisons (les e-liquides au CBD, par exemple) tels « des produits légaux mais qu’il est toutefois interdit de présenter comme ayant des vertus thérapeutiques ou bienfaisantes, sous peine d’action pénale. »