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27 Nov 2020 | Observatoire
 

En 2018, des boutiques de produits à base de CBD ont été contraintes de fermer. La semaine dernière, un arrêt de la Cour de justice européenne leur laisse entrevoir une évolution du cadre réglementaire français  (voir 19 et 25 novembre 2020).

Mais le parquet de Chalon reste inflexible, selon Le Journal de Saône-et-Loire.

•• « Sur les 35 boutiques que nous avons lancées en franchise depuis 2018, tous les gérants ont eu des problèmes avec la justice ou ont fermé avant d’en avoir », illustre la fondatrice de Bestown (voir 30 juillet 2018).

« On attendait la décision depuis longtemps, maintenant qu’on a la preuve que ces interdictions étaient illégales, on va être partout », prévient son compagnon.

•• Mais ce marché à fort potentiel attise déjà d’autres convoitises. Le créateur de plateforme de vente en ligne « CBD Green Gorilla », lancée au début du mois de novembre, est aussi dans les starting-blocks et a déjà établi son business plan « pour ouvrir plusieurs boutiques sur le département ».

Il a connu un lancement réussi  : « j’ai fait en deux jours mon prévisionnel du mois, c’est de la folie ». Et a « déjà été contacté par deux maraîchers (du Creusot et de Saint-Gengoux-le-National) pour cultiver du CBD made in Saône-et-Loire ». L’entrepreneur rappelle qu’il a mis six mois à choisir ses fournisseurs : « je fais moi-même les analyses car il y a énormément d’escrocs dans ce secteur, des gens qui vont fournir des faux certificats de teneur en THC par exemple ».

•• Le taux de THC sera en effet au cœur du débat, poursuit le quotidien régional.

En 2018, le parquet avait engagé des poursuites lorsque les analyses de produits dérivés à base de CBD saisis dans les magasins avaient révélé la « présence ou trace de THC ». Le procureur de Chalon Damien Savarzeix l’a réaffirmé : « le produit vendu devra être du CBD propre, sans aucune trace de THC. C’est très clair ».