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29 Avr 2019 | Observatoire
 

En Franche-Comté, il y a près d’un an, des dizaines de boutiques ouvraient en surfant sur la vague des produits dérivés du chanvre (CBD).

Mais en Haute-Saône, le procureur de la République, Emmanuel Dupic, s’était emparé du dossier. C’est lui qui avait fait fermer deux boutiques à Vesoul (voir Lmdt du 14 septembre 2018). Un an après, qu’en est-il ? 

•• France 3 Bourgogne Franche-Comté a retrouvé une boutique, réouverte à Vesoul, il y a a peine deux semaines. À l’intérieur, tous types d’e-liquides … mais le CBD a totalement disparu des rayons. « Je pense qu’on a servi d’exemple » estime un employé, « aujourd’hui, on n’en a plus. Le patron et la patronne ne veulent plus en entendre parler, c’est trop d’ennuis pour ce que ça leur a coûté ! ».

•• « Nous, on essaie de rester dans les clous au niveau de la loi, on ne vend pas de fleurs du tout, comme ça on est tranquilles. Et on ne vend que des produits à 0 % de THC » explique Davy Muller, gérant de Bio Botanics (boutique située à Besançon) et également producteur de CBD en Suisse. « En Suisse, la loi est beaucoup plus souple, comme beaucoup de pays tels les États-Unis ou l’Italie » ajoute-t-il.

•• Un constat que partagent les buralistes qui aimeraient pouvoir en vendre, à l’image d’autres pays européens. « Ça serait très intéressant pour nous en compensation de la baisse du tabac. Dans d’autres pays, nos collègues peuvent en vendre : la Belgique, la Hollande, la Suisse … », énumère Jean-François Pernot, président des buralistes de Haute-Saône.