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14 Sep 2018 | Observatoire
 

Pour ceux qui l’auraient oublié. La pression sur les boutiques de cannabis light reprend (voir Lmdt des 8, 7 et 2 août ainsi que du 1er juillet).

C’est la rentrée et le CBD est dans le viseur du procureur de la République de Vesoul. Emmanuel Dupic a mené, ce 12 septembre, deux perquisitions dans deux coffee shops de l’agglomération de Vesoul.

•• Avec de gros moyens : enquête du GIR (Groupe d’Intervention Régional) de Franche-Comté et du commissariat de Vesoul. Les deux vendeurs, un homme de 27 ans et une femme de 42 ans, ont été placés en garde à vue et leur stock de produits saisi pour des analyses. L’occasion pour le Procureur de la République de Vesoul de rappeler la législation (voir Lmdt du 27 juillet).

Parmi les motifs d’infraction retenus : dans les deux boutiques, les produits étaient « faussement présentés comme des médicaments ».

•• Emmanuel Dupic veut taper fort et avertir les autres vendeurs de CBD. Il promet de mener d’autres opérations comme celles d’hier : « le parquet de la Haute-Saône diligentera systématiquement des enquêtes afin de vérifier le respect de la loi au sein des divers commerces de son ressort » écrit-il dans un communiqué de presse.

Selon le Procureur de la République de Haute-Saône, les deux vendeurs encourent 10 ans de prison en ce qui concerne la législation sur les stupéfiants et pour ce qui relève de l’infraction au code de la santé publique, il s’agit de peines de 3 à 5 ans d’emprisonnement.