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11 Juin 2018 | Profession
 

Au « Petit Cîteaux » à Dijon, on trouve du CBD en liquide pour vapoteuse ou en sachet de fleurs de chanvre (voir Lmdt des 9, 3 et 2 juin). En une journée, les sept poches en stock ont toutes été vendues.

Et d’autres buralistes de la ville suivent … selon Bien Public (édition 10 juin) 

« C’est simple, Macron nous a dit de nous diversifier… Eh bien voilà, je me diversifie », s’amuse Maryse Pauly, buraliste. « Entre la hausse du prix du tabac, les cigarettes vendues illégalement, etc. … cela fait du mal au métier. Je me suis donc lancée, il y a un an, avec le liquide pour cigarette électronique. J’étais obligée et je ne le regrette pas. »

•• « Concernant le CBD, j’ai des clients qui m’en achètent pour arrêter de fumer des pétards, pour retrouver le goût, sans avoir les effets négatifs. Cela détend, soulage et, surtout, c’est légal ! »

Pour 10 ml de liquide Amnesia, dosé à 100 mg de CBD, c’est 19,90 euros ; pour un dosage plus fort, à 300 mg de CBD, on est à 39,90 euros, indique la buraliste. Et depuis une semaine, dans son point de vente, il y a une autre nouveauté : des sachets d’herbe vendus à 18 euros pièce.

•• « Notre marge est bien plus grande sur ces produits que sur un paquet de cigarette où l’on gagne maximum entre 20 et 30 centimes. Avec le CBD, c’est nous qui fixons les prix. ». Dans la foulée, Maryse tente d’autres produits : de l’huile à mettre sous la langue, des pommades à appliquer localement pour soulager les douleurs articulaires ou musculaires.

•• Si certains de ses collègues suivent seulement « c’est parce que notre fournisseur principal ne nous en a proposé que récemment et dans des quantités limitées, pas plus de dix sachets par magasin », précise Cédric Saugeot. « Chez moi, la moitié seulement des dix paquets a été vendue. Ma clientèle n’est pas choquée. Ceux qui connaissent le CBD trouvent l’initiative bonne, ceux qui ne savent pas ce que c’est passent à côté sans le remarquer ».

•• La chambre syndicale des buralistes de Côte-d’Or a indiqué au Bien Public que « le CBD n’est pas la vente du joint légalisé, ce n’est pas un psychotrope ».