Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
22 Oct 2018 | Observatoire
 

La pression ne s’est pas relâchée sur les boutiques commercialisant encore des produits à base de CBD (voir Lmdt des 14 septembre, 8 août et 27 juillet). 

Régulièrement perquisitionnés pour incitation à la consommation de stupéfiants ou dans le doute qu’ils ne respectent pas le taux de THC toléré, ces magasins ferment aussi vite qu’il ont ouvert au gré des décisions de justice ou par mesure de précaution.

•• D’après Jérôme Goudard, avocat spécialisé dans le trafic de stupéfiants, « même si l’interdiction absolue n’a pas lieu, 60 à 70 % de ces magasins finiront par mettre la clé sous la porte ».

•• D’ailleurs, parmi les dernières perquisitions connues, les forces de l’ordre n’ont pas mis la main que sur du cannabis light.

À Nantes, la police a placé en garde à vue, ce jeudi 18 octobre, deux responsables.

Le premier, âgé de 37 ans, a depuis été remis en liberté et certains des produits liquides ont été saisi et font l’objet d’analyses. L’autre, une femme de 45 ans, est restée un peu plus longtemps … elle avait été interpellée à son domicile, où une plantation d’une dizaine de plants de cannabis a été découverte.

À Lyon c’est un quasi réseau qui a été interpellé, ce mardi 16 octobre. Dans la boutique d’un homme de 44 ans a été découvert 60 grammes de têtes d’herbe de cannabis, de l’herbe conditionnée à la vente, ainsi que des factures d’achats de produits stupéfiants. La perquisition à son domicile a permis de découvrir un kilo d’herbe séché et 8,4 kilos de cannabis, plus un système de culture.

D’autres perquisitions ont mené les policiers vers 200 grammes d’herbe, ainsi qu’un système de culture de cannabis d’une dizaine de plans et un pistolet d’alarme avec quatre balles à blanc.

Selon la police, « les suspects ont déclaré que la vente de ces produits était pour eux une opportunité commerciale, mais indiquait ignorer que c’était illégal ». Par ailleurs, ils ont expliqué que les plantations étaient pour leur consommation personnelle.

Ils ont été présentés au parquet.