Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
18 Oct 2017 | Profession
 

Dans le cadre de relations déjà établies entre l’Association des Maires de France (AMF) et la Confédération (voir Lmdt du 16 septembre 2016), une réunion de travail s’est tenue, ce mardi 17 octobre, entre François Baroin et Jean-Luc Renaud (secrétaire général de la Confédération), Michel Guiffès (trésorier) et Pascal Brie (président des buralistes de l’Aube).

Craignant un affaiblissement de « la nécessaire relation de confiance » entre les buralistes et l’État – de par les actuels projets gouvernementaux – le président de l’AMF a proposé la mise en place de « contrats d’objectifs » entre communes (ou communautés de communes) et chambres syndicales de buralistes : avec la définition de relations plus étroites, reposant sur des services aux publics que les buralistes pourraient relayer dans une dynamique affichée d’animation des territoires.

Les services et commissions de l’AMF ainsi que de la Confédération sont appelés à plancher sur le sujet avant un lancement officiel de ces contrats d’objectifs, prévu pour le premier trimestre 2018.

À cet égard, François Baroin entend contribuer à relancer le dossier des « Maisons de service public » (voir Lmdt du 23 juin 2015). Il souhaite porter leur nombre à plus de 2 000. « Une dans chaque chef-lieu de canton ». Pour cela, « il faut les ouvrir franchement aux buralistes. »

18 Oct 2017 | Profession
 

Tard hier soir, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a adopté l’article 12 du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2018) permettant de faire passer le paquet de cigarettes à 10 euros en trois ans (voir Lmdt des 29 septembre et 17 octobre).

Voici des extraits du débat où :

•• on remarquera qu’on a beaucoup parlé des buralistes ;

•• on note que la majorité parlementaire soutient le Gouvernement sur le sujet, sans réserve ; et que la France Insoumise plaide pour le paquet à 10 euros en une fois ;

•• on relève que le rapporteur Olivier Véran parle favorablement de la cigarette électronique. Lire la suite »

18 Oct 2017 | Profession
 

C’est un homme de terrain, familier du réseau des buralistes, que Seita vient d’intégrer au sein de son département Corporate & Legal Affairs.

Au titre d’Expert Prévention et Actions contre les trafics, Hervé Natali, 48 ans, va y coordonner toutes les initiatives de Seita Imperial Tobacco contre les trafics de tabac sévissant sur notre territoire national.

•• Son rôle exact ? Identifier les zones géographiques et les secteurs d’activités touchés par les trafics, traiter des informations et les partager avec les autorités (Douane, forces de l’ordre, préfectures, collectivités territoriales).

Mais aussi renforcer le contact avec les buralistes et leurs représentants syndicaux sur ce sujet préoccupant pour tous. Un « référent » trafics, au niveau national, en quelque sorte.

•• « Nous souhaitons tout mettre en œuvre pour faciliter le travail des forces de l’ordre et sensibiliser buralistes, consommateurs et pouvoirs publics aux risques sanitaires et économiques que représente aujourd’hui le commerce illicite du tabac » déclare Hervé Natali dans un communiqué.

•• Après une première expérience commerciale, Hervé Natali a rejoint l’industrie du tabac en 1999, chez Altadis, à l’époque.

Il était dernièrement Directeur de Zone dans le sud de la France pour Seita.

18 Oct 2017 | Profession
 

Le ministre de l’Action publique et du Budget apportera, peut-être lors du Congrès des buralistes (voir Lmdt des 15 et 6 octobre), des éléments de réponses à ces trois questions écrites, publiées ce mardi 17 octobre au bureau de l’Assemblée nationale. 

•• Député de l’Aube (République en Marche), Grégory Besson-Moreau interroge Gérald Darmanin sur les nouvelles mesures prévues pour la lutte contre le marché parallèle du tabac qui doivent « accompagner l’augmentation du paquet de cigarettes à 10 euros ».

Citant pour les principales : « une coordination entre douanes, police nationale, gendarmerie et la magistrature ; des actions coup de poing aux frontières sur les circuits de livraison des colis dans les quartiers où le trafic sévit ; des contrôles renforcés auprès des autocaristes organisant des voyages dans les pays voisins ; un renforcement des sanctions comme la fermeture immédiate d’un commerce vendant des cigarettes de contrebande ».

Le député de l’Aube s’inquiète ensuite, auprès du Ministre, de l’évolution possible de la situation des buralistes français et plus particulièrement des buralistes de son département. « … il faut protéger cette activité. Les buralistes, dans leur très grande majorité, demandent à ce que leur activité soit élargie. Depuis des années déjà, ces petits commerçants de proximité ont découvert les ravages de la concurrence des pays frontaliers qui vendent à bas prix le tabac (…) Dès lors, pour combler la hausse du prix du paquet, une réflexion doit être menée sur l’évolution de leur activité.

Les débitants de tabac voudraient valoriser l’utilisation de leur réseau sur le plan économique. Parmi les pistes : prendre le relais du bureau de poste dans les communes où il a fermé et assurer des services publics pour le compte de l’État. 

Le député souhaite « une discussion entre les représentants des buralistes et le Gouvernement pour réfléchir aux meilleures solutions afin de pérenniser ce secteur d’activité si important dans les petites et moyennes communes ».

•• Laurent Garcia (Meuthe-et-Moselle, Mouvement Démocrate et apparentés) revient sur la demande des buralistes d’une harmonisation européenne des prix du tabac et d’une véritable stratégie de lutte contre les marchés parallèles. 

Il pose les jalons d’une renégociation du Protocole d’Accord 2017-2022 « au vu des nouvelles mesures ».

Enfin, il demande ce que le Gouvernement envisage en termes d’accompagnement des fumeurs pour arrêter et de prévention auprès des jeunes.

17 Oct 2017 | Profession
 

Après la démission de Xavier Hürstel du PMU (voir Lmdt du 21 septembre) et dans la perspective de l’ouverture du capital de la FDJ (voir Lmdt du 9 octobre), les messages se croisent et s’entrecroisent sur le « Monopoly » des jeux en France : à savoir une réorganisation générale du secteur des jeux dans notre pays.

Un exemple ? Ce billet paru dans le dernier numéro de l’hebdomadaire Challenges. Nous en reprenons l’essentiel.

•• « Un fin connaisseur du dossier nous explique que le PMU est au bout de son modèle économique, avec des actionnaires passifs comme France-Galop, qui sont dans une situation financière délicate. Comme la FDJ, le PMU va souffrir de son réseau (tabac et presse) en constante attrition.

•• « Cet observateur engagé considère que le Gouvernement devrait rebattre totalement les cartes en nationalisant le PMU – au lieu de privatiser la FDJ ! – pour créer un opérateur de paris (hippiques et sportifs) d’un côté et un opérateur de loterie de l’autre, avec d’énormes économies d’échelle et un réseau largement mutualisé.

« Après quoi seulement pourra-t-on envisager une introduction en Bourse. Au lieu de cela, la privatisation bâclée de la FDJ peut à la fois dérégler la politique de jeu et entraîner une crise profonde des courses. »

17 Oct 2017 | Profession
 

Où en sommes-nous de l’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2018) qui contient l’article 12 assurant le passage du paquet à 10 euros ? (voir Lmdt des 28 et 29 septembre).

•• Le projet a été approuvé en Conseil des ministres, le 12 octobre.

•• Entre ce mardi 17 et jusqu’à vendredi 20, la commission des Affaires sociales de l’Assemblée examine le rapport du député de l’Isère Olivier Véran (REM). Lequel a, notamment, auditionné la Confédération et les principaux fabricants de tabac la semaine dernière (voir Lmdt du 13 octobre).

•• Le PLFSS passera en séance publique, à l’Assemblée nationale, entre le mardi 24 et le lundi 30 octobre. Le vote solennel étant prévu pour le mardi 31 octobre. Lire la suite »

17 Oct 2017 | L'essentiel, Profession
 

Ces jeudi 19 et vendredi 20 octobre se tient le congrès de la Confédération à Paris. Dans un hôtel de la Rive Gauche.

Un événement qui marque l’année syndicale et qui n’est jamais indifférent aux politiques. D’autant plus que l’événement ne tombe jamais loin, sur le plan du calendrier, des discussions budgétaires où souvent le prix du tabac est en enjeu.

Mais cette année, l’événement s’annonce différent des éditions précédentes.

•• Un record de participation. Plus de 550 personnes sont attendues. Soit, avant tout, des délégations de toutes les chambres départementales de buralistes de France, menées par leurs présidents. Lire la suite »

17 Oct 2017 | Profession
 

Sous la signature de Gérard Bohélay, son vice-président coordinateur en charge des fédérations professionnelles (et ancien président de la fédération Ile-de-France des buralistes), la Confédération des PME a adressé, dans la soirée du lundi 16 octobre, un message aux membres des commissions des Affaires sociales et des Finances de l’Assemblée nationale. Nous le reproduisons intégralement.

« En tant que Vice-Président et représentant la profession des buralistes à la CPME (Confédération des Petites et Moyennes entreprises), je souhaite attirer votre attention sur les dispositions de l’article 12 du PLFSS pour 2018 qui programme un véritable choc fiscal pour les buralistes en visant un objectif du paquet de cigarettes à 10 euros en novembre 2020.

« Si nous avions, par un communiqué (voir Lmdt du 3 octobre), regretté qu’une telle mesure prise à la hâte ne s’inscrive pas dans un cadre général incluant la lutte contre la contrebande et le soutien à la profession, nous avons découvert avec stupéfaction à la lecture de l’étude d’impact du PLFSS pour 2018 que le Gouvernement avait inscrit l’augmentation de la boite de cigarillos à 10 euros dès mars 2018 et non comme pour les cigarettes en novembre 2020.

« Cette distorsion de traitement va entrainer une baisse drastique des volumes vendus par les buralistes, la quasi disparition d’une branche complète de leur activité, un phénomène important de substitution du cigarillo vers la cigarette et, enfin, la naissance d’un commerce transfrontalier jusqu’à présent quasi inexistant.

« Nous ne comprenons pas que le Gouvernement inscrive une nouvelle recette de 40 millions d’euros supplémentaires pour la catégorie fiscale des cigares et cigarillos soit une augmentation des recettes du droit de consommation de plus de 27 % lorsque, dans le même temps, le Gouvernement inscrit une nouvelle recette de 350 millions d’euros supplémentaires pour la catégorie fiscale des cigarettes, soit une augmentation de 3,68 %.

•• « L’équilibre de gestion des buralistes prend en compte le fait qu’à ce jour les cigarillos ont des prix d’environ 0,20 à 0,30 euro supérieur à celui de la cigarette la plus vendue (Marlboro). Cet écart de prix devrait être conservé par rapport au nouveau prix de la cigarette afin de poursuivre la réduction constatée de la consommation de cigarillos-cigares (-7,7 % % du volume en 2016 versus 2015) sans pour autant générer les effets négatifs ci-dessus.

•• « Les consommateurs de cigarillos s’organiseront en achetant à nos frontières leurs cartouches de cigarillos ou se déporteront vers la cigarette, en augmentant en une seule fois de 25 % les prix du cigarillo par rapport à la cigarette qui augmente de 1 euro, soit 14 % d’augmentation.

« La fin des ventes de produits de cigarillos, chez les buralistes, accélérera la disparition de nombreux d’entre ceux qui ont beaucoup investi dans la présentation et la préservation de ces produits dans leur linéaire. »

17 Oct 2017 | Profession
 

Dans la dernière livraison du Losange (voir Lmdt du 14 octobre), Pascal Montredon signe son dernier éditorial de président de la Confédération (voir Lmdt du 5 juillet). Nous le reproduisons intégralement.

•• « Vous savez que je ne brigue pas de nouveau mandat de président de la Confédération. Cet éditorial est donc un au revoir. J’ai toujours annoncé que je reviendrai simple buraliste.

Je vais pouvoir me consacrer pleinement au « Mini Bar-Tabac » ainsi qu’à ma famille comme prévu.

•• « Merci à tous les buralistes que j’ai rencontré pendant ces neuf ans. Leurs sourires, leurs avis, leurs demandes et, quelquefois, leurs engueulades m’ont confirmé que la communauté des buralistes était riche de personnalités attachantes, profondément humaines.

Merci aux élus syndicaux qui m’ont accompagné – au premier chef, Jean-Luc Renaud, mon secrétaire général, et Michel Guiffès, mon trésorier – pour leur dévouement et leur loyauté.

Merci aux permanents de la Confédération et des structures dans son sillage pour leur professionnalisme. Leur installation réussie dans le nouveau siège de la rue Chaptal contribue à l’amélioration permanente de leurs activités au service des buralistes comme j’y ai toujours veillé.

•• « Tout s’est déroulé à un rythme effréné. Jamais, nous n’avons ménagé nos efforts.

Dans la précipitation, des erreurs d’appréciation ont pu être commises. Et c’est par un coup de force parlementaire que l’on nous a imposé un paquet neutre qui est, en définitive, un fiasco.

Sur le long terme, je retiendrai ces deux contrats d’avenir que nous avons su négocier et dont les mesures se sont avérées si utiles. Malheureusement, elles le seront aussi demain. Nous avons su, par ailleurs, nous opposer à certaines dérives de la FDJ comme de plusieurs partenaires. Sans faiblesse.

•• « Mais nous avons aussi travaillé pour l’avenir du réseau. Par exemple, je suis fier d’avoir anticipé très concrètement sur notre métier de demain et conduit le lancement de Nickel.

Ce succès de Nickel nous ouvre la voie et sert de modèle aux projets que nous avons mis en place dernièrement. Je sais qu’ils seront continués et permettront par leur réussite à consolider notre Confédération.

•• « Car il en va de notre organisation syndicale comme des buralistes. La force du réseau, c’est son indépendance. Cela a toujours été le ressort de mon engagement à vos côtés. »

17 Oct 2017 | Profession
 

À Neuf-Brisach, à quelques kilomètres de l’Allemagne, Jacques Gérardin est un des derniers survivants chez les buralistes du Haut-Rhin qui étaient près de la frontière.

À chaque hausse du prix du tabac, il voit de moins en moins de monde, les clients préfèrent aller de l’autre côté du Rhin pour s’approvisionner. Pour continuer à faire vivre ses quatre salariés, il se diversifie … Reportage de France Bleu Alsace de ce dimanche 15 octobre.

•• Depuis les hausses successives du prix, le tabac est passé de 60 à 30 % de son chiffre d’affaire. Se diversifier était donc vital pour lui, surtout face à la concurrence de l’Allemagne, si proche.

Installé dans 140 mètres carrés, le buraliste a la chance d’avoir de la place, pour pouvoir se diversifier. En plus de la cordonnerie qui vient d’être installée et de la réparation de vélos (depuis sept ans), il affiche : vin, presse, cigarette électronique, compte Nickel, relais colis, maroquinerie. Il a même fait sex-toys, le temps de premiers engouements.

•• « La cordonnerie, c’est pour se diversifier et amortir la baisse des ventes » explique Jacques Gérardin qui compte maintenir une activité à son fils, salarié actuellement et appelé à prendre la succession.

•• Toujours selon lui, la hausse du prix ne va pas changer grand-chose à la prévalence tabagique, mais va booster le marché parallèle. Il a eu un contre-exemple, lors de la fermeture du pont du Rhin, il y a trois ans à Vogelgrun. Les fumeurs français qui s’approvisionnaient en Allemagne sont revenus provisoirement chez lui, il a eu une hausse temporaire de 50 % de son chiffre d’affaire.