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La décision prise en Espagne d’interdire de fumer dans la rue ou dans tout espace public à l’extérieur – à moins de respecter une distance sanitaire de 1,5 mètre (voir 14 août) – suscite plusieurs commentaires.

On précisera que des recommandations appelant à éviter la consommation de tabac ont toujours accompagné les messages sanitaires espagnols dès le début de la crise du Coronavirus.

•• Par ailleurs, le port du masque à l’extérieur est désormais obligatoire sur tout le territoire espagnol ce qui, de fait, entrave déjà la possibilité d’y fumer.

Et l’activité des terrasses est également sérieusement encadrée : possibilité est donnée aux autorités locales de prendre toute mesure restrictive sur la consommation d’alcool ; distance sanitaire obligatoire de 1,5 mètre sur toutes les terrasses avec un strict maximum de 10 personnes par table; fin du service à minuit.

•• Dans le fond, sur quoi se base la mesure ? C’est une histoire de gouttelettes. Celles que dégagent potentiellement le fumeur ou le vapoteur en exhalant sa fumée (nous ne parlons pas de la fumée dégagée par la cigarette ou le cigare allumés eux-mêmes).

La vraie question est de savoir si les fumeurs ont pour habitude d’exhaler et de projeter leur fumée directement (ou involontairement) à destination de leurs voisins. Chacun aura sa réponse.

•• En France, le Comité national contre le Tabagisme avait déjà pris position lors de la réouverture des terrasses lors du déconfinement : « le CNCT a alerté sur le fait qu’avec leur toux fréquente et la présence dans la fumée de tabac de particules sur lesquelles peuvent se fixer les virus, les fumeurs infectés par le Coronavirus sont des contaminateurs potentiellement majeurs. »

•• Dernièrement, sur LCI, la Direction générale de la Santé indiquait : « nous ne disposons pas d’étude scientifique vérifiant l’hypothèse selon laquelle la fumée de cigarette représente un vecteur de contamination de la Covid-19 … Mais cela ne veut pas dire que cette hypothèse est fausse » (voir 14 août).

À suivre.

 

Le ministre de la Santé espagnol, Salvador Illa, a décrété, ce vendredi, la généralisation de l’interdiction de fumer dans les rues, déjà en vigueur en Galice et aux Canaries (voir 13 et 14 août).

•• Le décret dit exactement ceci :

«  On ne peut fumer sur la voie publique ou dans des espaces à l’air libre si on ne peut respecter une distance minimum entre personnes d’au moins 1,5 mètre. Cette limitation sera applicable également à l’usage de n’importe quel autre dispositif d’inhalation de tabac, dispositif à chicha ou assimilés. » Lire la suite »

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14 Août 2020 | Pression normative
 

Après une probable généralisation du port des masques … la question pourrait se poser.

C’est la région espagnole de Galice qui a franchi le premier pas (voir 13 août). Suivie quelques heures après par les Canaries.

Soit des régions entières où il est en principe interdit de fumer et de vapoter, dans la rue et en terrasse, si une distance minimale ne peut être respectée entre les individus (1,5 mètre). Madrid serait sur le point de basculer. Lire la suite »

14 Août 2020 | Pression normative
 

Aux trois plages déjà non-fumeurs (Borély, Bonneveine, Pointe-Rouge / voir 1er juin 2019 et 13 août 2020), la nouvelle municipalité ajoute celle du Prophète … avant une interdiction pour la totalité des plages de l’agglomération  en 2021.

Benoit Payan, le premier adjoint (PS) de Marseille, a annoncé, ce 11 août sur Twitter, la décision de la municipalité d’interdire – dès samedi 15 août et jusqu’au 31 octobre – l’usage de la cigarette sur quatre plages de la cité phocéenne. Pour la plage des Catalans, « ça va venir », 
a-t-il ajouté. Lire la suite »

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La province espagnole de Galice va, à partir de ce jeudi 12 août, interdire de fumer dans les rues et aux terrasses de café s’il n’est pas possible de respecter une distance de sécurité d’au moins deux mètres entre les personnes. C’est ce que rapporte l’AFP.

Le port du masque ne pourra être ignoré « afin de fumer des cigarettes ou des cigarettes électroniques (…) sur la voie publique ou à l’air libre, y compris les terrasses, que s’il est possible de maintenir en permanence une distance minimum de deux mètres entre les personnes », a indiqué mercredi soir le bulletin officiel de cette région du nord-ouest de l’Espagne. Lire la suite »

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13 Août 2020 | Pression normative
 

Les plages sans tabac … au fait, est-ce un succès ?

•• À La Ciotat (ville pionnière en 2011, voir 30 juillet 2013), la réponse est oui.

« Cela a mis du temps, mais les gens commencent à le respecte », explique à La Marseillaise un sauveteur en mer qui s’occupe de faire la prévention sur la plage depuis quatre ans. Accompagné d’un collègue CRS, il arpente le littoral pour avertir les éventuels contrevenants, qui risquent jusqu’à 68 euros d’amende. Lire la suite »

12 Août 2020 | Pression normative
 

Pleine page sur les mégots, dans Le Parisien / Aujourd’hui en France de ce mardi 11 août, axé principalement sur les messages et les données de la Mission Mégots, nouvellement mise en place (voir 3 août).

« Nous allons faire une étude de terrain pour voir ce qui fonctionne le mieux. Il faut d’urgence s’occuper de ce problème sociétal », commente Cyril Lalo, directeur des affaires publiques de Seita France, au nom de la Mission mégots.

•• Sur les plages de Biscarrosse,  Lacanau (Landes) ou Le Porge (Gironde), sont expérimentées depuis quelques jours de nouvelles manières de récupérer les mégots. La Mission mégots a lancé des essais similaires à Lyon, le mois dernier, dans les transports en commun. Lire la suite »

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Comme en France, les restaurants et pubs ont eu l’autorisation de s’étendre sur les trottoirs afin de mieux respecter les mesures de distanciation sociale. À une différence près … ils doivent, à cette occasion, créer deux espaces :  fumeurs et non-fumeurs, avec une séparation d’au moins deux mètres de distance entre les deux zones. 

•• Fin juillet, des élus de différents quartiers de Londres ont même appelé le gouvernement à interdire complètement la consommation de tabac à l’extérieur des locaux. Lire la suite »

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Ce mercredi 5 août, British American Tobacco South Africa (BATSA) a qualifié devant la justice sud-africaine « d’anticonstitutionnelle et de dépourvue de tout fondement scientifique » l’interdiction controversée des ventes de tabac imposée par le gouvernement dans le cadre de ses mesures contre le nouveau coronavirus (voir 30 juillet).

•• L’interdiction de la vente des cigarettes est entrée en vigueur le 27 mars en même temps que le strict confinement imposé aux 57 millions de Sud-Africains pour enrayer la propagation du Covid-19 (voir 29 mars). Cette décision a aussitôt suscité la fronde des fumeurs, des industriels et des commerçants du secteur, qui ont vainement négocié la reprise de leurs activités.

En assouplissant les mesures de confinement, le président Cyril Ramaphosa a levé le 1er juin l’interdiction de la vente d’alcool, mais maintenu celle des cigarettes « en raison des risques sanitaires liés au tabagisme » (voir 29 mai).

•• Numéro 1 du marché sud-africain, la filiale locale de BAT a porté l’affaire devant la Haute Cour du Cap (voir 30 mai). Son avocat, Alfred Cockrell, a affirmé que l’interdiction des ventes de tabac était « anticonstitutionnelle » et « dénuée de tout fondement scientifique », et qu’elle avait « dévasté » l’industrie du tabac et coûté quelques 2,2 millions de dollars par jour à l’État en taxes non perçues, dans un pays qui a plongé dans la récession fin 2019.

L’audience doit reprendre ce jeudi.

•• BATSA détient 78 % du marché sud-africain de la cigarette et a contribué, à travers les taxes, à hauteur de 13 milliards de rands (670 millions d’euros) au budget de l’État.

Le recours du groupe a reçu le soutien d’autres producteurs, de vendeurs et d’associations de fumeurs, qui affirment que l’interdiction nourrit un juteux trafic de produits de contrebande. Lire la suite »

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3 Août 2020 | Pression normative
 

Dans le cadre de la mission de préfiguration de la filière REP (Responsabilité élargie du producteur) appliquée aux mégots, la Mission Mégots amorce une nouvelle série de travaux afin d’alimenter des propositions d’actions concrètes que pourrait mener l’éco-organisme. 

Le but : participer à la résolution du problème des mégots jetés sur la voie publique.

C’est ce qu’annonce la Mission Mégots dans un communiqué que nous reprenons intégralement.

LA MISE EN PLACE D’EXPÉRIMENTATIONS PILOTES

Sur les 71 milliards de cigarettes consommées chaque année en France, 29 %, soit 21 milliards, sont jetés au sol de manière inappropriée. Afin d’apporter une réponse positive à cette problématique, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire permet d’anticiper dès janvier 2021 la création d’une filière REP mégots en France, prévue pour 2023 dans la directive européenne sur les plastiques à usage unique (SUP).

Dans cette perspective, la Mission Mégots organisera cet été des expérimentations pilotes afin d’explorer des initiatives de sensibilisation des fumeurs au bon geste relatif aux mégots. Cette étape devrait ainsi conditionner la conception et le déploiement efficace de la filière REP dédiée.

•• Menées conjointement avec un ensemble d’acteurs publics et privés, engagés dans la résolution d’une problématique commune, ces expérimentations se dérouleront dans des zones dites « hotspots », c’est-à-dire des lieux concentrant un flux important de mégots à cause du rassemblant de nombreux fumeurs (passage, statisme, contexte balnéaire). Concrètement, ces expérimentations permettront :

d’imaginer et concevoir des dispositifs innovants en termes de sensibilisation des fumeurs, en travaillant à la fois les messages et les modalités de les délivrer (affichages, nudges, signalétiques, etc.), et de matériel (corbeilles, éteignoirs, cendriers de poche, etc.) ;

de prototyper, tester et combiner ces différents dispositifs sur le terrain afin de mesurer leurs impacts avant et après leurs déploiements ;

d’observer l’ensemble des comportements des fumeurs ;

de faciliter les retours d’expérience.

•• À cet effet, trois zones d’expérimentation ont été retenues :

La gare Saint-Lazare, avec la fourniture de ressources matérielles par la SNCF et la collaboration d’agents de la gare ;

Des arrêts de transports en commun dans la ville de Lyon, du SYTRAL, autorité organisatrice des transports et Keolis Lyon, l’opérateur du réseau ;

Des plages du littoral atlantique, avec la participation des collectivités locales que sont Lacanau, Biscarrosse et Le Porge.

•• Concomitamment à ces opérations, la Mission Mégots prépare avec la Confédération des buralistes plusieurs expérimentations locales, afin d’associer les buralistes à la structuration de la filière REP dans laquelle ils auront toute leur place (voir 9 juillet 2020).

Dans la même veine, des études complémentaires à celles réalisées ces derniers mois par la Mission Mégots vont être conduites et viendront affiner les différents résultats. L’une d’entre elle essaiera entre autres de déterminer les lieux de consommation des cigarettes, la proportion des cigarettes consommées dans chacun de ces lieux, notamment celles mal jetées, et les comportements des fumeurs.

Les données de cette étude devraient ainsi consolider les enseignements des expérimentations, qui serviront dans un premier temps à nourrir le dossier de demande d’agrément de l’éco-organisme, dont la validation par les pouvoirs publics devra intervenir avant le 31 décembre 2020. Ils faciliteront ensuite l’accompagnement de partenaires et acteurs de terrain de manière efficiente dans le cadre des missions qui seront conduites par l’éco-organisme.

UNE FILIÈRE ENGAGÉE QUI PLACE LA CONCERTATION AU CŒUR DE SA DÉMARCHE

Dans l’attente du décret instituant la filière et dans l’objectif de développer une coopération régulière entre les acteurs institutionnels concernés, la Mission Mégots a enclenché un nouveau cycle de discussions, traduit par la tenue au mois de mai d’un premier « Comité Institutionnel de Préfiguration ».

Rassemblant les membres de la Mission Mégots, des associations de collectivités, des associations et organismes liés à l’écosystème des mégots et des opérateurs (dont la Confédération des buralistes, ndlr), ce comité constitue une instance d’échanges permettant de préparer au mieux la REP mégots. Il aura notamment pour but d’organiser les modalités de déploiement de la future filière et de préparer des éventuels partenariats institutionnels nationaux/locaux une fois l’éco-organisme opérationnel.

Ce comité, qui s’est vu présenter les objectifs de la Mission Mégots et les différents travaux en cours (gisement, coûts et fonctionnement de la filière, organisation générale, etc.), se réunira à plusieurs reprises d’ici à la fin de l’année pour faire des points d’étapes sur les avancées de la filière. (Voir 17 février et 29 janvier 2020, 19 décembre 2019).

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