Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
15 Fév 2018 | L'essentiel, Profession
 

Il vient compléter les accords signés avec le Gouvernement (voir Lmdt du 2 février) et la FDJ (voir Lmdt du 5 février). Et cet accord vient d’être paraphé par Philippe Coy, Laurent Bendavid (président de Logista France) et Pascal Ageron (directeur général de Logista France).

Il a aussi pour vocation de permettre d’amortir au mieux le choc de l’augmentation des prix au 1er mars.

•• Il repose sur quatre points :

révision en une seule fois du crédit de stock au cours du mois de mai 2018 ;

revalorisation à 70 % (contre 60 % actuellement) du crédit de stock pour les buralistes dont le montant annuel de livraison de tabac facturées par Logista France est inférieur ou égal à 500 000 euros. Revalorisation pour les années de référence mai 2018-avril 2019, mai 2019-avril 2020, mai 2020-avril 2021 ;

délai de paiement fixé à J + 2 (au lieu de J + 1) pour les buralistes au prélèvement : (cette mesure est mise en œuvre à partir du 1er mars jusqu’ au 31 décembre 2018) ;

• établissement d’un plan conjoint entre Logista et la Confédération pour favoriser le passage au prélèvement. Lire la suite »

9 Fév 2018 | Associations, L'essentiel
 

« Tobacco Gate » : cela commence fort … Dans un long article, Le Monde (daté du 10 février) et Le Monde.fr expliquent les fondements d’une nouvelle plainte du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) à l’encontre des principaux fabricants de tabac.

Avec une thèse habituelle pour le CNCT (« la tricherie des fabricants »), s’appuyant sur des considérations techniques qui méritent d’être débattues et des archives des années 80.

Nous reproduisons l’intégralité de cet article signé Stéphane Foucart.

« Faudra-t-il parler de « Tobacco Gate », comme il y eut un « Dieselgate » ?

« La plainte pénale déposée début février devant le procureur de la République par le Comité national contre le tabagisme (CNCT), accusant les filiales françaises de quatre cigarettiers (British American Tobacco, Philip Morris, Japan Tobacco et Imperial Brand) de « mise en danger délibérée de la personne d’autrui », ne peut en tout cas qu’évoquer le scandale récent des moteurs diesel truqués, pourvus de logiciels abaissant artificiellement les émissions polluantes pendant les tests réglementaires.

•• « S’agissant du tabac, il ne s’agit pas de logiciels truqueurs et d’oxydes d’azote, mais de micro-perforations des filtres, de goudron et de nicotine. Le résultat est le même : les taux officiels de ces substances, affichés ou mesurés par le régulateur, sont largement inférieurs à la réalité. Selon la plainte du CNCT, que Le Monde a pu consulter, « la teneur réelle en goudron et nicotine serait, selon les sources, entre deux et dix fois supérieure [à celle indiquée] pour le goudron et cinq fois supérieure pour la nicotine » — des chiffres qui proviennent de la littérature scientifique ou des fabricants de cigarette eux-mêmes.

•• « Pour comprendre, il faut savoir que les filtres de la quasi-totalité des cigarettes actuellement sur le marché sont percés de nombreux micro-orifices imperceptibles à l’œil nu, qui « ventilent » la fumée inhalée. Ce dispositif induit une « dilution » de la fumée transitant par le filtre, mais cette dilution intervient principalement lorsque la fumée est extraite au moyen d’une machine à fumer réglementaire, utilisée pour mesurer les taux de goudron, de nicotine ou encore de monoxyde de carbone dans les produits de combustion du tabac. Au contraire, lors du fumage de la cigarette par un humain, et non par la machine réglementaire, l’emprise des lèvres et des doigts sur le filtre obture la plus grande part des micro-perforations. La ventilation de la fumée aspirée n’intervient plus – ou beaucoup moins. Les niveaux réels de goudron et de nicotine qui pénètrent dans les poumons du fumeur sont ainsi bien supérieurs.

•• « La plainte du CNCT insiste sur le caractère trompeur du dispositif, d’abord pour le consommateur de cigarettes. « Les fumeurs qui pensent fumer un paquet par jour en fument en fait l’équivalent de deux à dix », assure l’association. De fait, le goudron étant un cancérogène avéré, le risque de contracter un cancer augmente avec la dose à laquelle le fumeur est exposé.

•• Cependant, les taux de goudron et de nicotine n’apparaissent plus sur les paquets de cigarettes depuis que la neutralité du conditionnement a été imposée aux fabricants, en mai 2016. « C’est exact mais jusqu’à cette date, les fumeurs ont été trompés sur la quantité réelle de goudron et de nicotine à laquelle ils étaient réellement exposés, et ces faits ne sont pas prescrits », répond Pierre Kopp, l’avocat du CNCT. « Et ce d’autant moins que les maladies qui apparaissent aujourd’hui sont, au moins partiellement, le fruit de cette tromperie, qui dure depuis de nombreuses années. De plus, les teneurs en goudron, nicotine et monoxyde de carbone ne doivent légalement pas excéder certains seuils et la présence de ces micro-orifices de ventilation trompe les autorités sanitaires, qui ne peuvent effectuer les contrôles ad hoc de manière crédible. »

•• « De fait, au Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), agréé en France pour conduire ces contrôles, on explique que « les tests sont menés selon les normes en vigueur, mais aucune mesure particulière n’est prise selon les cigarettes, en fonction de la présence possible de tels micro-orifices dans les filtres ». En clair, l’effet de ventilation dénoncé par le CNCT ne semble pas pris en compte par les contrôles réglementaires.

•• « Les petits arrangements permis par la « ventilation » des filtres des cigarettes ne sont pourtant qu’un secret de polichinelle. L’historien des sciences Robert Proctor en a fait un chapitre entier dans l’ouvrage monumental qu’il a consacré à l’industrie du tabac (Golden Holocaust. La conspiration des industriels du tabac, 2014), exploitant notamment la documentation interne des cigarettiers américains, déclassifiée par décision de justice à la fin des années 1990. Au sein des firmes, nul n’ignorait la fonction réelle de ces filtres à ventilation périphérique.

•• « C’est d’ailleurs ce qui fait l’élégance de la plainte du CNCT : pour montrer que les cigarettiers avaient, de longue date, connaissance des effets de ce dispositif sur la véracité des taux affichés de goudron et de nicotine, l’association anti-tabac s’appuie sur leurs propres documents, ou ceux de leurs avocats. Tout y est admis.

•• « En 1982, Philip Morris, RJ Reynolds et deux autres fabricants de cigarettes attaquèrent devant la justice suisse leur concurrent British American Tobacco (BAT), après que celui-ci eût mis sur le marché une cigarette de marque Barclay, présentée comme très légère car ne contenant que 1 mg de goudron et 0,2 mg de nicotine. Irrités de cette communication qu’ils jugeaient déloyale, Philip Morris et RJ Reynolds faisaient valoir, le 6 mai 1983, dans une requête adressée au juge : « (…) Si les indications figurant sur les emballages de la cigarette Barclay sont exactes lorsque la cigarette est testée au moyen d’une machine standardisée, ces résultats sont totalement différents lorsque la cigarette Barclay est fumée par une bouche humaine ; en effet les lèvres du fumeur vont partiellement ou totalement recouvrir l’orifice des quatre canaux périphériques dont est muni le filtre (…), de telle manière que l’air extérieur conduit par lesdits canaux ne pénètre pas dans la bouche du fumeur. » « Il en résulte que le phénomène de la dilution, qui est déterminant pour abaisser la teneur en goudron et en nicotine de la cigarette, ne s’effectue plus que partiellement ou pas du tout », ajoutaient-ils sans fard.

« Fin novembre 1984, les autorités sanitaires helvétiques exigeait de BAT qu’il indique sur les paquets de sa marque Barclay les teneurs en goudron et nicotine avec et sans ventilation. La Barclay devenait, du coup, un peu moins légère : de 0,2 mg de nicotine annoncé, elle passait à 1,1 mg, soit plus de cinq fois plus. Et de 1 mg de goudron, elle passait à 11 mg.

Pour Philip Morris et RJ Reynolds, cette bataille commerciale remportée face à BAT fut peut-être une victoire à la Pyrrhus. Les filiales françaises des cigarettiers mises en cause n’ont pas répondu aux sollicitations du Monde ou n’ont pu être jointes.

8 Fév 2018 | L'essentiel, Profession
 

D’après nos premières informations, le mois de janvier (à nombre de jours de livraison comparable par rapport à janvier 2017) enregistre une baisse de -2,9 % en volume pour les cigarettes.

Et de -11,9 % pour le tabac à rouler (toujours en volume).  Alors que le marché des cigares/cigarillos connaît un recul de -5,2 %. Ce qui fait que le marché global du tabac enregistre une diminution de -4,2 %.

Ceci, avant l’échéance du bond en avant des prix de début mars (voir Lmdt du 4 février).

4 Fév 2018 | L'essentiel, Profession
 

Le Journal Officiel de ce jour publie l’arrêté portant homologation des prix de vente au détail du tabac qui seront en vigueur dans les linéaires des buralistes, le jeudi 1er mars (déclaration de stock au 8 mars).

C’est la première grande étape du passage programmé à 10 euros.

Lien avec le Journal Officiel
Lien sur la liste de prix (attention ! document volumineux de 397 pages)

Parmi nos toutes premières observations, on remarque les prix suivants : Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Prix au 1er mars  
4 Fév 2018 | L'essentiel, Profession
 

Le Protocole d’Accord 2018-2021 signé, vendredi, entre le Gouvernement et la Confédération (voir Lmdt du 2 février) s’accompagne de deux autres accords avec la FDJ (voir Lmdt du 2 février) et Logista.

Étant précisé que la préparation de l’accord avec le Gouvernement s’est faite sous l’égide de la Douane.

La Confédération a immédiatement communiqué sur leur contenu auprès des chambres syndicales et directement auprès des buralistes (par mails) : « trois accords simultanés, une négociation à 360 degrés avec l’État, la FDJ et Logista ». Le Losange de février reprendra également ces éléments sous forme d’un cahier spécial.

Revenons sur les points fondamentaux de cet accord.

L’ensemble de ces mesures sont présentées en fonction de trois axes :
• transformer le métier
• accompagner le choc du paquet à 10 euros
• renforcer la profession.

 

1• TRANSFORMER LE MÉTIER

•• Création prochaine d’un Fonds de Transformation, doté de 20 millions d’euros par an, jusqu’en 2021

Pour donner à la profession les moyens de mener ses projets et contribuer au développement commercial des points de vente : passer du modèle de débitant de tabac à celui de nouveau commerçant de proximité.

Ses critères seront déterminés dans les prochaines semaines. D’ici là, l’aide à la modernisation est maintenue.

•• Associer la profession à la lutte contre le tabagisme

• Mise en place d’une instance pour un dialogue constructif entre la Confédération et les autorités de Santé

• Offre de produits de substitution chez les buralistes

• Participation à des campagnes de prévention (« Moi(s) sans Tabac »)

•• Évolution de la rémunération FDJ pour mieux associer les détaillants au développement de l’entreprise.

• Gratuité des loyers sur le mobilier (rétroactivité au 1er janvier 2018)

• 6 centimes de rémunération sur tous les bons à valoir et coupons externes

• Mise en place d’une rémunération segmentée (à partir des 5,2 % actuels) à compter du 1er janvier 2019 (taux intégrant le bonus jeu responsable de 0,2 %) :
.  jeux de grattage à 0,50 euro, 1 euro, 2 euros et 3 euros : 6 %
. autres jeux de grattage : 5,2 %
. jeux de tirage : 5,5 %
. paris combinés : 5,5 %
. paris simples : 4 %
. Lotofoot et Jeu Express : 5,2 %

 

2• ACCOMPAGNER LE CHOC DU PAQUET À 10 EUROS

•• Création d’une remise transitoire trimestrielle

• Pour tout buraliste connaissant une chute, en valeur, de plus de 15 % de ses livraisons tabac sur un trimestre (par rapport au même trimestre de l’année précédente) : rémunération supplémentaire de 0,8 % (en plus de la rémunération ordinaire) sur le trimestre en question

• Cette remise transitoire est versée le trimestre suivant

• Cette mesure vaut pour la période du Protocole et pourra jouer dès le deuxième trimestre 2018.

•• Facilitation de l’accès aux dispositifs Codefi et CCSF (échelonnement de dettes fiscales et sociales), si nécessaire.

•• Accord avec Logista 

• Pour les buralistes dont le montant annuel de commandes est inférieur à 500 000 euros : le crédit de stock passe de 60 à 70 %

• Prélèvement à J + 2.

•• Renforcement de la lutte contre le marché parallèle

• Les principales demandes des buralistes sont intégrées (coordination entre toutes les forces de l’ordre ; application des peines ; pénalisation des receleurs ; focus sur Internet et transporteurs ; communication grand public).

• Les préfets sont incités à conclure des conventions avec la Douane, la Gendarmerie, la Police, les Procureurs de la République et les chambres syndicales de buralistes.

 

3• RENFORCER LA PROFESSION

Les mesures de base du Protocole précédent (voir Lmdt du 15 novembre 2016) sont maintenues et certaines renforcées.

•• La rémunération nette des buralistes sur les ventes tabac continue à augmenter (voir Lmdt du 28 décembre 2017) pour arriver à 8 % en 2021.

•• Le complément de remise est maintenu.

•• La remise compensatoire – pour les buralistes des départements frontaliers et en difficultés – est maintenue. Elle est ouverte aux buralistes ayant pris leurs fonctions avant le 1er janvier 2018 (contre le 1er janvier 2016 jusqu’ à maintenant).

•• La Prime de Diversification des Activités se renforce. Elle passe de 2 000 à 2 500 euros. Elle était réservée, notamment, aux buralistes de communes de moins de 2 000 habitants : ce critère passe à 3 500 habitants. La prime est portée à 3 000 euros si le buraliste a perçu la remise transitoire sur une année.

•• L’Indemnité de Fin d’Activité est maintenue et ouverte, en plus, aux buralistes de tous les départements frontaliers.

•• L’aide à la sécurité est maintenue.

Dernier point : une clause de revoyure est prévue si les conditions dans lesquelles le Protocole a été signé venaient à être bouleversées.

 

Suite au passage de l’Iqos, la semaine dernière, devant un comité consultatif de la FDA (The Tobacco Products Scientific Advisory Commitee) et de l’avis encore réservé de celui-ci devant les possibilités de communication sur les risques potentiellement réduits de cette innovation (voir Lmdt 26 janvier), Philip Morris International fait part de ses réactions.

•• Ceci, afin de situer l’audition dans le contexte de la démarche de demande de commercialisation de l’Iqos, auprès de l’US Food and Drug Administration (FDA), au titre de « modified risk tobacco product ».

Démarche qui continue et témoigne « de l’intérêt des autorités américaines pour toute innovation importante concernant les 40 millions de fumeurs américains. Le comité ayant abordé, en deux jours de réunion, une large palette de sujets scientifiques, techniques ou ayant trait à la communication avec le consommateur » précise un communiqué.

« Même si le comité ne s’est pas montré d’accord avec certaines de nos formulations, il s’est rangé à notre proposition selon laquelle une conversion complète à l’Iqos réduit significativement l’exposition du fumeur à des produits chimiques nocifs. » Lire la suite »

1 Fév 2018 | L'essentiel, Observatoire
 

Seedo est une entreprise spécialisée dans les fournitures permettant de cultiver de la marijuana chez soi à des fins médicinale ou récréative : avec un dispositif complètement automatisé.

•• Il se trouve que Seedo vient de constituer un indice, établi sur le coût du cannabis à travers le monde.

Que son achat soit légalisé ou pas.

Tokyo est la ville où le cannabis y est le plus cher : l’équivalent de 26,10 euros le gramme. Alors qu’en Équateur, nous en sommes à 1 euro le gramme.

•• Et en France ? Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Cannabis : les prix moyens  ,
 

En complément à des messages déjà diffusés dans les médias (voir Lmdt du 27 janvier 2018), JTI vient de diffuser un nouveau communiqué pour dresser l’échec du paquet neutre. Nous le reproduisons intégralement.

« Un an après avoir été le seul pays en Europe continentale à avoir surtransposé la directive européenne sur le tabac, le gouvernement ne peut que constater l’échec de la mise en place du paquet neutre.

•• La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui s’y est toujours opposée, reconnait, elle-même, que la mesure « ne permet pas aux fumeurs d’arrêter de fumer » et conclut que « les ventes officielles de cigarettes ont augmenté en France : le paquet neutre n’a donc pas fait diminuer la vente officielle de tabac » (voir Lmdt du 30 novembre 2017)

•• Au cours de l’année 2017, les ventes de cigarettes sont, en effet, restées stables avec une infime évolution de -0,7 % en volume après une hausse de 1,3 % des ventes au cours du premier semestre (voir Lmdt du 8 janvier 2018). Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Échec du paquet neutre  
27 Jan 2018 | L'essentiel, Profession
 

Dans le cadre des mesures prises pour transformer la distribution de la presse (voir Lmdt du 12 janvier), le Conseil supérieur des Messageries de Presse a pris la décision d’imposer un prélèvement mensuel de 2,25 % sur les ventes de magazines et journaux à tous les éditeurs sociétaires de Presstalis.

Pendant 4 ans et demi, jusqu’au 30 juin 2022.

Et il apparait aussi que les éditeurs passant seulement par MLP (voir Lmdt du 15 janvier) seront soumis à la même obligation. Il n’est pas exclu que des éditeurs réagissent en arrêtant leur activité faute de rentabilité. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Presstalis, la crise