Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
20 Jan 2020 | L'essentiel, Profession
 

Lors de la traditionnelle réunion d’échanges de vœux entre la Direction inter-régionale de la Douane et la fédération des buralistes d’Ile de France, qui s’est tenue le 17 janvier à Paris (voir 14 janvier 2019), on aura noté une convergence totale dont ont été témoins élus syndicaux et responsables des équipes douanières.

Quel que soit le sujet : de la Transformation des buralistes à la lutte contre la contrebande.

•• Dans son propos d’accueil, Bernard Gasq (président de la fédération des buralistes d’Ile de France, Seine-Maritime, Oise et administrateur de la Confédération) a insisté sur « ce respect mutuel gagné grâce à l’écoute des directeurs régionaux de la Douane.

« Vous nous apportez, chaque semaine, la seule augmentation que les buralistes aiment bien … celle du nombre de saisies : sur le terrain, vous tapez dans le dur. »

•• Philippe Coy a exprimé, de son côté, des vœux se voulant, à la fois, de courage et de gratitude aux équipes douanières : « je sais tout le travail d’organisation, de mise en place de procédures nouvelles et d’adaptation des compétences qu’a supposé l’installation de la Plateforme douanière au service de la Transformation des buralistes.

« Tout fonctionne. Les dossiers sont traités (pré-validation, réception du dossier avec les factures acquittées) et les aides sont versées (après travaux). Nous assistons véritablement à une montée en charge. Bien au-delà du versement contrôlé d’une aide publique aux buralistes, vous apportez, à travers chaque dossier, une nouvelle pierre à l’édifice de la Transformation ».

•• Le Directeur inter-régional de la Douane d’Ile-de-France, Jean-Roald L’Hermitte, a insisté, en conclusion, sur « la même ambition » qui rapprochait buralistes et équipes douanières. Fort de sa propre expérience sur le terrain, il a expliqué l’étendue des missions et des champs d’action de la Douane en matière de lutte contre la fraude sur le tabac.

Ce qui l’a amené, notamment, à évoquer une démarche adoptée systématiquement par les équipes douanières de la région : chaque établissement (épicerie, bar à chicha, etc.) où est trouvé du tabac de contrebande fait l’objet systématiquement d’une demande de fermeture administrative auprès du préfet.

Sur le terrain, cela a son effet.

20 Jan 2020 | L'essentiel, Profession
 

Le 20 mai 2020, un million de fumeurs en France seront concernés par le « menthol ban » sur les cigarettes (voir 2 janvier).

S’il est difficile de prévoir avec précision leur comportement, des buralistes engagés dans la vape, interrogés dans Le Losange de janvier (voir 6 janvier), assurent que les alternatives ne manquent pas.

•• « Les buralistes qui n’ont pas encore franchi le cap de la vape doivent absolument se tenir informés des prochaines évolutions du marché s’ils veulent convertir leurs fumeurs « mentholés ». Nous avons la chance unique de pouvoir orienter nos clients et les conserver dans nos établissements, sachons la saisir » assure Didier Gonin à Villeurbanne.

•• « Le premier conseil que je donnerai, c’est qu’il est primordial de préparer les clients dès maintenant à la fin du menthol. Il s’agit de leur donner l’information, d’engager la discussion vers les produits de substitution qui existent notamment en vape » complète Zed le buraliste (Paris 4ème et animateur d’un blog).

•• Oui mais conseiller quoi ? « Je procéderai selon la méthodologie que j’applique à tous mes clients : un rendez-vous personnalisé de 45 minutes afin de mesurer le seuil nicotinique du client, tester le matériel puis les différents e-liquides mentholés » précise Didier qui pense aussi que les systèmes fermés ou semi-ouverts et ceux proposés par les cigarettiers vont fortement mieux s’implanter sur le marché à partir de mai.

« De plus, c’est une vente plus rapide, facile … qui va correspondre à des fumeurs de menthol qui ne veulent pas « se prendre la tête » avec la vape ».

•• « Je vendrai indistinctement des systèmes ouverts et fermés en fonction du client, de son mode de vie et de son besoin nicotinique … » estime Zed.

« Du côté des saveurs à privilégier, il faudra naturellement avoir de la menthe verte plus subtile et de la menthe glaciale plus puissante … Il faudra aussi travailler sur les références qui combinent fruits et menthe … Ces dernières fonctionnent très bien dans le cadre d’un arrêt complet du tabac ».

 

On sait qu’il existe, en France, un « indice des prix hors tabac » sur lequel se base le calcul d’un certain nombre de contrats mais aussi des pensions alimentaires ou du Smic. Ainsi, l’indice retenu pour le Smic est défini comme celui des « ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, hors tabac ».

Or les dernières (et prochaines) hausses des prix du tabac – dans le cadre de la « trajectoire fiscale » menant au paquet à 10 euros, cette année – sont telles qu’elles pèsent quand même sur les pouvoirs d’achat. Ceux des milieux modestes, à l’évidence.

Et cela se voit car l’Insee « réintègre » le tabac dans ses statistiques, notamment pour le calcul du « taux d’inflation moyen », basé sur la hausse des prix à la consommation.

•• Ainsi, après la hausse des prix du tabac du 1er novembre dernier (voir 23 octobre 2019), l’Institut national de la Statistique annonçait (déclaration reprise par l’AFP le 12 décembre) : « la hausse des prix à la consommation a rebondi en novembre à 1 % sur un an, contre 0,8 % le mois précédent, soutenue par les prix du tabac, de l’alimentation et des services » (on notera que le tabac est cité en premier).

Un peu plus loin dans cette même communication, on retrouve : « cette petite hausse de l’inflation est liée à une forte croissance des prix du tabac sur un mois (+ 0,6 %) et à celle plus modérée des prix de l’énergie et de l’alimentation. »

Conséquence, toujours pour novembre, « les achats alimentaires se sont nettement repliés (-0,8 % après + 0,8 %) en raison de la baisse de consommation de tabac, en lien avec la hausse des prix, a précisé l’institut statistique dans un communiqué » selon une dépêche AFP du 20 décembre.

•• Reste que pour 2019, l’inflation s’est maintenue à un niveau encore modéré de + 1,1 %.

Mais si ce taux repartait à la hausse cette année, dans la mesure où les augmentations des prix du tabac de mars et novembre seront toujours bien prises en compte par l’Insee dans son calcul du « taux d’inflation moyen », et se mettait à tutoyer les + 2 % … il n’est pas sûr que la nouvelle soit bien accueillie tant par le Gouvernement que par nombre d’employeurs.

C’est généralement à partir de 2 % que les revendications d’augmentation des rémunérations resurgissent en force. La situation est déjà suffisamment sensible sur le plan social.

15 Jan 2020 | L'essentiel, Profession
 

Les ventes de cigarettes ont encore baissé (-7,5 %) en 2019 mais pas les revenus des cigarettiers et des buralistes (+2 %) annonce BFM Business, ce mercredi 15 janvier (voir 6 janvier). Explications de ce tour de « passe-passe » selon l’expression de Matthieu Pechberty.

« 2019 aura encore été une année riche pour l’industrie du tabac, malgré une nouvelle baisse des volumes de vente. Les recettes des buralistes et des fabricants ont augmenté de + 2 %, comme les taxes prélevées par l’État. Une performance rendue possible grâce à une hausse des prix d’un euro, réalisée en deux fois pour atténuer son impact sur le marché. Lire la suite »

9 Jan 2020 | Institutions, L'essentiel
 

Un exemple de prévention intelligente.

La Mildeca (Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives / voir les 15 mai et 8 janvier 2019) lance une campagne d’information et de prévention – en partenariat avec Bayard Jeunesse – en publiant un livret de 16 pages, sous forme de bande dessinée.

Intitulé « Jeux vidéo, alcool, tabac : Je dis NON aux addictions » sera distribué à 1,5 million de lecteurs d’Images Doc et J’aime Lire, deux publications de Bayard Jeunesse.

•• En effet, alcool, tabac, drogues, jeux vidéo, … l’adolescence reste l’âge des expérimentations et des premiers excès. Réalisé par des journalistes jeunesse, avec les conseils de psychologues et d’addictologues, ce livret a été conçu pour permettre aux 10-13 ans de faire le point et leur fournir des clés afin de comprendre ces comportements et réduire les risques de tels usages. Lire la suite »

7 Jan 2020 | L'essentiel, Profession
 

Cette année verra une montée en puissance de la Transformation des buralistes à travers la multiplication de chantiers et projets dans toute la France.

Comme nous le rapportons, ici-même, à travers les reportages – de plus en plus fréquents – qu’en fait la presse régionale (voir 30, 22 et 19 décembre 2019). Des cas concrets.

Pour beaucoup de buralistes, c’est le moment de se lancer, l’exemple de collègues étant source d’inspiration et une sécurité.

•• Rappelons que cette Transformation est le fruit d’une négociation fondamentale qui s’est tenue entre la Confédération et Bercy, il y a deux ans, pour aboutir sur la signature du « Protocole d’accord sur la Transformation des buralistes », paraphé par Gérald Darmanin et Philippe Coy (voir 2 février 2018).

•• Rappelons aussi que la Transformation se traduit par une aide financière accessible à tous les buralistes, sans exception.

Il s’agit d’améliorer la performance commerciale du point de vente par des travaux partiels ou concernant la totalité de l’établissement :  avec une nouvelle conception de l’aspect extérieur et intérieur, en optimisant le parcours client et en développant de nouveaux services et produits, par exemple (voir 19 décembre 2018).

•• L’aide financière est significative. Elle peut aussi motiver des banques à la relayer. Soit la prise en charge de 30 % des dépenses HT (40 % pour les buralistes percevant le complément de remise) avec un plafond maximal de 33 000 euros.

Parmi les dépenses, figure un audit obligatoire. Il est pris en charge à 100 % dans le cadre de l’aide (50 % si le projet de travaux n’est pas réalisé).

•• Le parcours de transformation se décompose en 7 grandes étapes :

1• L’audit : pour définir la feuille de route de l’évolution de l’établissement (le réseau des CCI a, notamment, été mobilisé pour cela).

2• L’obtention des devis correspondant aux travaux et prestations éligibles à l’aide : soit un seul devis par dépense, service ou prestation (ceci, suite à une demande de la Confédération pour faciliter le processus / voir 4 décembre 2019).

3• L’envoi d’un dossier de prévalidation à la Douane (à une cellule spécialement mise en place).

4• La réalisation des travaux.

5• L’envoi du dossier de demande d’aide avec les factures acquittées.

6• La perception de l’aide financière.

7• La transmission d’un bilan dans les 6 mois.

•• Nous reviendrons sur le sujet. Mais une plate-forme d’accompagnement est à disposition : 01 44 69 28 81 www.transformation-buralistes.fr

6 Jan 2020 | L'essentiel, Profession
 

D’après les premières informations qui nous sont parvenues, le marché du tabac sur l’ensemble de l’année 2019 – avec les deux augmentations significatives de mars et novembre – fait ressortir les chiffres suivants (livraisons aux buralistes, au niveau national).

•• En volume

marché global : -7 %
 cigarettes : -7,5 %
 tabac à rouler : -6,7 %
 cigares / cigarillos : -1 % Lire la suite »

 

Ce sera l’un des enjeux majeurs d’une année 2020 qui verra, par ailleurs, l’arrivée du paquet à 10 euros : la disparition totale, dans les linéaires, des produits (cigarettes et tabac à rouler) dits « menthol ». À partir du mercredi 20 mai (veille du jeudi de l’Ascension).

Ceci, en vertu de la directive Tabac européenne de 2014 (celle correspondant à la taille actuelle des avertissements sanitaires / voir 3 juin 2015 et 5 mai 2016). Laquelle a interdit les « arômes caractérisants » dans les cigarettes et les tabacs à rouler, à cette époque, mais a accordé un délai jusqu’au 20 mai 2020 au menthol.

Cette interdiction du menthol va par conséquent s’appliquer à tous les pays de l’Union européenne. Et donc aux pays qui nous sont frontaliers, mais à l’exception de la Suisse et Andorre. Lire la suite »

31 Déc 2019 | L'essentiel, Profession
 

Conformément au Protocole d’accord sur la Transformation des buralistes, signé entre Philippe Coy et Gérald Darmanin (voir 2 et 4 février 2018) – lequel confirme sur ce sujet le protocole précédent signé entre Pascal Montredon et Christian Eckert (voir 15 novembre 2016) – la rémunération des buralistes sur la vente du tabac augmente de 0,10 point à partir de ce mercredi 1er janvier.

La rémunération nette des buralistes sur le tabac passe donc à 7,90 % à partir du 1er janvier. Contre 7,80 % encore ce jour-ci (voir 27 décembre 2018).

•• Rappelons que – conformément aux accords cités plus haut – la rémunération a augmenté de 0,60 point début 2017 (à 7,50 %), de 0,20 point début 2018 (à 7,70 %) et de 0,10 point début 2019 (à 7,80 %). Elle augmentera, à nouveau, de 0,10 point au 1er janvier 2021 : de sorte que la rémunération nette sur le tabac soit de 8 %.

•• Rappelons encore que la remise nette tabac était de 6 %, il y a 11 ans. Et qu’elle est passée à 6,50% en 2012.

•• Soulignons aussi que, par rapport aux turbulences provoquées par le niveau des prix actuels du tabac, le Protocole d’accord sur la Transformation des buralistes dispose aussi d’une remise transitoire trimestrielle.

Pour tout buraliste connaissant une chute, en valeur, de plus de 15 % de ses livraisons tabac sur un trimestre (par rapport au même trimestre de l’année précédente), une rémunération supplémentaire de 0,8 point (en plus de la rémunération courante) est versée sur le trimestre concerné.

20 Déc 2019 | L'essentiel, Trafic
 

Le Journal Officiel de ce 20 décembre est paru avec un décret du 18 décembre – signé par le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre de la Justice, Nicole Belloubet – portant sur la création d’une contravention « d’acquisition de produits du tabac manufacturé vendus à la sauvette ».

Il s’agit d’une amende prévue « pour les contraventions de la 4ème classe » (amende forfaitaire de 135 euros, pouvant être majorée).

La mise en place d’une contravention pour l’achat de tabac, dans la rue, à la sauvette correspondait à une forte demande de la Confédération. Philippe Coy multipliait encore récemment les démarches pour que cet engagement de la ministre de la Justice soit concrétisé (voir 22 et 24 novembre 2018).

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