Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
17 Oct 2017 | L'essentiel, Observatoire
 

Magie de la présentation de l’info dans les médias. « Six Français sur dix applaudissent la hausse des prix du tabac » titre Les Échos de ce 17 octobre.

Sauf que les autres enseignements du sondage, publié dans le quotidien, prouvent qu’ils n’y croient pas …

•• En fait, les personnes interrogées par Odoxa pour Les Échos et Radio Classique disent la même chose que les buralistes :

91 % pensent que « la hausse des prix risque de pousser les fumeurs à acheter leur tabac dans les pays frontaliers ».
88 % estiment que cela « risque de développer la contrebande ».
• 52 % qualifient la mesure de « socialement injuste ».
• 52 % sont d’accord pour dire que « cela va dans le sens de l’histoire ».

… et 61 % approuvent le relèvement de 7 à 10 euros d’ici à 2020. Lire la suite »

17 Oct 2017 | L'essentiel, Profession
 

Ces jeudi 19 et vendredi 20 octobre se tient le congrès de la Confédération à Paris. Dans un hôtel de la Rive Gauche.

Un événement qui marque l’année syndicale et qui n’est jamais indifférent aux politiques. D’autant plus que l’événement ne tombe jamais loin, sur le plan du calendrier, des discussions budgétaires où souvent le prix du tabac est en enjeu.

Mais cette année, l’événement s’annonce différent des éditions précédentes.

•• Un record de participation. Plus de 550 personnes sont attendues. Soit, avant tout, des délégations de toutes les chambres départementales de buralistes de France, menées par leurs présidents. Lire la suite »

 

« C’est véritablement une activité délictueuse » : le ministre de l’intérieur espagnol, Juan Ignacio Zoido, n’y est pas allé par quatre chemins pour confirmer l’engagement de son gouvernement dans la lutte portant sur la contrebande du tabac.

Ceci, à l’ouverture du « 3ème congrès face à la contrebande de tabac », organisé à Madrid le 5 octobre, par Altadis, filiale en Espagne du groupe Imperial Brands (voir Lmdt des 26 juin et 25 janvier).

Et le ministre d’expliquer noir sur blanc, devant un peu plus de 500 participants, que le tabac illégal provoque des pertes fiscales, finance le crime organisé et facilite l’accès au tabac des mineurs. Lire la suite »

12 Oct 2017 | Institutions, L'essentiel
 

En pleine campagne de dénonciation – redondante – du « lobbying des cigarettiers vis-à-vis des parlementaires », l’initiative vaut d’être saluée.

Hier, 11 octobre, le député Olivier Véran (LREM / Isère) – rapporteur général de la commission des Affaires sociales (voir Lmdt du 28 juin) – a organisé une » table-ronde/audition », à l’Assemblée nationale, où l’on a pu entendre des propos contradictoires sur la politique anti-tabac du Gouvernement. Sans invectives ni polémiques stériles.

•• Participaient à cette table-ronde :

• le directeur général de Santé publique France, François Bourdillon (promoteur du « Moi(s) sans tabac » / voir Lmdt du 9 octobre), et le responsable du département santé de la Caisse nationale d’Assurance Maladie, Said Oumeddour ;
• le secrétaire général de la Confédération des buralistes, Jean-Luc Renaud, et son trésorier, Michel Guiffès ;
• des représentants de l’industrie du tabac : Clémence Rouquette (Seita) ; Éric Sensi-Minautier (BAT) ; Benoît Bas (JTI) et Julien Anfruns (Philip Morris France).

Le temps de quelques minutes, chacun a pu exposer ses positions et répondre au rapporteur. On reviendra sur certaines de ces interventions.

•• Une dizaine de députés étaient présents. Trois sont intervenus dont deux pour apporter leur soutien aux buralistes : Martine Wonner (LREM, Bas-Rhin) et Jeanine Dubié (NI, Hautes-Pyrénées / ci-contre).

Et cette dernière d’apporter un témoignage direct sur l’une des formes du marché parallèle : elle s’est adressée au rapporteur en lui montant l’écran de son ordinateur portable ; et de commenter ce que lui proposait un site où elle venait d’accéder, sans aucune difficulté, lui donnant la possibilité d’acheter du tabac moins cher que chez un buraliste … avec livraison par la poste et remise en cas de nouvelle commande.

Probant. Une pièce à conviction pour le rapporteur.

Et sourires gênés du côté des représentants du ministère de la Santé.

10 Oct 2017 | Institutions, L'essentiel
 

« Et vous, pour arrêter de fumer, vous êtes plutôt patch ou vapotage ? ». Pour le deuxième « Moi(s) sans tabac », en novembre, le gouvernement invite les fumeurs à choisir leur équipe, par thème ou par région, pour « susciter 1 million de tentatives d’arrêt du tabac » (voir Lmdt du 9 octobre).

•• À côté du paquet neutre et des fortes hausses de prix du tabac à venir, l’opération lancée lundi joue la carte du « ludique » et du « collectif », pour faire baisser la consommation « de manière positive, sans aucune stigmatisation », a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn, au cours d’une conférence de presse.

•• Cette année, les participants qui s’inscrivent sur le site www.tabac-info-service.fr seront invités à rejoindre une des 16 équipes thématiques mises en place, sous forme de groupes Facebook, selon leur mode de vie (fêtards ou pantouflards ? Burger-frites ou salade-quinoa ?) ou le type d’aide à l’arrêt choisi (patch de nicotine, cigarette électronique ou coach).

17 équipes régionales sont aussi proposées, et il sera possible de créer sa propre équipe, en famille, entre amis, ou au sein d’une même entreprise.

Le défi : inciter les près de 16 millions de Français qui en grillent une régulièrement à arrêter pendant un mois à partir du 1er novembre, en espérant créer ainsi le déclic pour un abandon définitif du tabac.

•• La cigarette « ne doit plus être une norme sociale », a souhaité Agnès Buzyn, déplorant un regard encore « trop souvent complaisant » sur ce fléau qui tue plus de 73 000 personnes et coûte 26 milliards d’euros chaque année, d’après l’AFP.

•• Douze grandes villes accueilleront par ailleurs un « dispositif itinérant, ludique et interactif », sur le modèle des « fan zones » de supporters, pour « aller à la rencontre des fumeurs et de leur entourage ».

•• On pourra aussi suivre via une web série les efforts pour arrêter de l’animateur de télévision Laurent Romejko, qui confie en avoir « marre du tabac » mais n’être jamais arrivé à s’en passer plus de six mois.

•• Des partenariats locaux avec les agences Pôle Emploi, les Caisses d’allocation familiales, Emmaüs ou encore les épiceries solidaires chercheront à lutter contre les inégalités sociales

•• « Les personnes sans diplôme fument deux fois plus que les personnes diplômées » et « le tabac touche moins d’un Français sur trois ayant un emploi alors qu’il atteint la moitié des personnes au chômage », a ainsi rappellé Agnès Buzyn.

•• Le mois de novembre verra par ailleurs se concrétiser la première des six hausses de prix prévues, qui amèneront le paquet de cigarettes à 10 euros d’ici fin 2020 (voir Lmdt du 29 septembre).

•• Toutes les mesures déjà prises, combinées à un nouveau plan national de réduction du tabagisme qui sera présenté au printemps 2018, devraient permettre d’avoir « 500 000 fumeurs en moins par an », pour « parvenir sous la barre des 23 % de fumeurs (quotidiens) d’ici la fin du quinquennat », a souhaité Mme Buzyn, toujours selon l’AFP.

En France, en 2016, 34,5 % des 15-75 ans fumaient du tabac, dont 28,7 % quotidiennement, des chiffres globalement stables depuis 2010, selon l’agence sanitaire Santé publique France.

9 Oct 2017 | L'essentiel, Profession
 

« Emmanuel Macron est décidé à engager une vraie politique de privatisations. Il l’avait laissé entendre durant la campagne électorale. Il passe aux travaux pratiques. En ligne de mire, deux entreprises dont l’État est actionnaire majoritaire : Aéroports de Paris (ADP), et la Française des Jeux (FDJ). » On peut le lire dans Le Monde daté de ces 8/9 octobre.

Et cela nous permet de refaire le point sur tout ce qui a filtré (car il se filtre beaucoup …) concernant ce dossier qui concerne au premier chef les buralistes, diffuseurs de la Française des Jeux et principaux contributeurs d’un chiffre d’affaires toujours en croissance (voir Lmdt des 10 et 11 septembre).

OÙ EN SOMMES-NOUS EXACTEMENT ?

« Bercy a lancé il y a quelques jours le processus pour choisir les banquiers et les experts juridiques qui pourront l’aider à réaliser ces opérations. L’Agence des Participations de l’État, cheville ouvrière du projet, a entamé des consultations discrètes en ce sens auprès de plusieurs banques et cabinets d’avocats triés sur le volet, indiquent des sources convergentes (…)

« C’est un signal fort, commente un professionnel. Cela montre que le gouvernement a passé le stade de la simple réflexion, et entend étudier la possibilité technique d’effectuer ces privatisations. Il veut tester les différents montages possibles, évaluer les gains et les risques, examiner la liste des candidats potentiels … ».

QUAND CELA POURRAIT T-IL SE FAIRE ?

… Car rien n’est encore concrètement entamé.

En effet, une loi est nécessaire pour privatiser une entreprise publique. Avec débat au Parlement.

« Jusqu’à fin d’année, il n’y a aucun créneau pour cela » a confié un conseiller ministériel au Monde. Ce dernier précise toutefois que la discussion législative pourrait intervenir au deuxième trimestre 2018, selon les dires des partisans du projet.

« Au mieux, la cession par l’État d’une partie de la Française des Jeux pourrait intervenir à l’été 2018 ».

COMMENT CELA POURRAIT-IL SE FAIRE ?

D’après Le Monde, « les promoteurs de la privatisation voyaient l’État céder un bloc de 20 % du capital ou un peu plus, sans rien changer à l’entreprise, en grande forme ».

À en croire Challenges (daté du 3 octobre), la puissante direction du Budget, très attachée à la FDJ, ne verrait – de toute façon – pas d’un bon œil une privatisation pure et simple, avec l’État descendant sous la barre des 50 % (contre 72 % aujourd’hui).

Sur BFM Business (le 19 septembre) – outre l’hypothèse de la vente de 20 % – une autre option envisagée « permettrait d’en céder jusqu’à 40 %, tout en gardant le contrôle de la FDJ grâce à un pacte d’actionnaires avec les associations d’anciens combattants (les « Gueules cassées » et les émetteurs de loterie nationale qui détiennent plus de 20 %). »

AVEC QUI ?

Le Monde le souligne encore, « quatrième loterie mondiale, très rentable, la FDJ a de quoi susciter l’intérêt : c’est une histoire formidable pour les investisseurs ».

•• Les Échos du 20 septembre ont révélé que Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, avait reçu, le 7 septembre, un courrier de Georges Tranchant, le président du groupe portant le même nom : « … nous souhaiterions participer à cette privatisation et au rachat de la participation de l’État. » Ceci, en créant « une société dédiée au rachat de tout ou partie des actions de l’État. » Cette société serait composée « d’investisseurs financiers et de professionnels du jeu. »

Interrogé par le journal, Georges Tranchant assure : « il n’y a aucun problème à trouver des investisseurs ».

•• Challenges annonce, pour sa part : « une rencontre discrète, début septembre, entre Yannick Bolloré (Vivendi) et Stéphane Pallez a ainsi déclenché une petite panique au siège de l’opérateur. Derrière le groupe de Vincent Bolloré, certains distinguaient déjà la main d’un ennemi intime de la FDJ : Stéphane Courbit (qui détient Betclic). Reste que Yannick Bolloré assure que Vivendi n’est absolument pas intéressé. »

Toujours d’après l’hebdomadaire, outre le groupe Tranchant, « le casinotier concurrent Barrière a également marqué son intérêt pour l’opération. »

Avant de compléter la liste des prétendants potentiels : « Lagardère, Orange et Bouygues pourraient en profiter pour étendre leurs activités dans le divertissement. » Sans oublier M 6 qui n’exclut pas d’étudier le dossier.

– En outre, BFM Business croit savoir que « les buralistes réfléchissent à négocier des actions de préférence au capital de la FDJ dont ils sont le premier distributeur. »

VERS UN BIG-BANG DU JEU ?

« Depuis quelques semaines, certains au sein de l’État envisagent toutefois de coupler l’ouverture du capital avec une révision des règles du jeu dans le secteur » souligne également Le Monde de ce week-end. « L’interdiction des casinos en ligne, la fiscalité, le rôle de l’autorité de régulation, tout pourrait être remis à plat. Une sorte de big-bang du jeu. Cela pourrait permettre de rendre la mariée FDJ encore plus belle, et de soutenir le PMU, tout en redynamisant les jeux en ligne, avance un expert »

Ce serait aussi l’assurance de compliquer le dossier.

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6 Oct 2017 | L'essentiel, Profession
 

Nos dernières informations négatives sur le marché officiel du tabac se confirment (voir Lmdt du 27 septembre).

Pour septembre, nous avons (en volume) :

• cigarettes : -9,10 %
• tabac à rouler : -15,40 %
• cigares / cigarillos : -12,10 %

Certes, ces chiffres Logista (livraisons aux buralistes) sont non corrigés des variations saisonnières (21 jours en septembre dernier contre 22 jours en 2016) mais la tendance, accentuée depuis la fin de l’été, est bien là (voir Lmdt du 8 septembre).

6 Oct 2017 | L'essentiel, Profession
 

Directement sur son smartphone, le contrôle de sa livraison tabac.

C’est au prochain Losangexpo (21 et 22 octobre) que Logista France lance LogistAPP, une application mobile permettant d’identifier et de réceptionner une livraison par reconnaissance des codes-barres, présents sur les cartouches et les cartons, directement depuis un smartphone. Puisqu’il ne reste que cela pour identifier les paquets neutres …

« Intuitive, rapide et flexible, cette appli permet de faire une réception en quatre fois moins de temps qu’une réception manuelle » annonce, dans son communiqué, Logista France qui compte capitaliser sur cette expérience – marquant son entrée dans l’ère du digital – afin de trouver de nouveaux axes de développement.

Et ainsi, digitaliser les services au réseau des buralistes.

 

Ces derniers jours, beaucoup de médias se sont répandus sur « de nouvelles restrictions à l’usage de la cigarette électrique », à l’occasion de l’entrée en vigueur, au 1er octobre, du décret sur l’interdiction de vapoter dans certains lieux (voir Lmdt des 26 septembre et 27 avril).

Ils ont tort de faire passer ce message aussi négatif qu’approximatif.

Ce décret est nettement moins restrictif que la réglementation s’appliquant à l’interdiction de fumer. Il correspond d’ailleurs au comportement responsable des vapoteurs dont les incidents avec les non-fumeurs sont rarissimes.

Et puis, il autorise le vapotage dans un certain nombre de lieux publics (à moins qu’un arrêté municipal ou un règlement intérieur ne stipulent le contraire) :  comme les bars, les restaurants, les salles de spectacles, les établissements de nuit, etc.

Pour les buralistes auxquels, à tort ou à raison, il a été reproché d’avoir raté la première vague de la cigarette électronique, une nouvelle occasion se présente. Lire la suite »

29 Sep 2017 | L'essentiel, Profession
 

Tout faire passer d’un coup.

Le document n’a pas encore été présenté à tous les députés mais nous connaissons la teneur de l’article 12 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2018 / voir Lmdt du 28 septembre) qui vise à faire passer d’un bloc toutes les mesures fiscales sur le tabac entre début 2018 et fin 2020.

•• Dans l’exposé des motifs il est précisé : « les prix des produits vendus aux consommateurs sont librement fixés par les fabricants. Leur niveau est cependant fortement corrélé à celui de la fiscalité des tabacs. La présente mesure a donc pour but d’augmenter les droits d’accise sur les produits du tabac dans l’objectif d’atteindre au 1er novembre 2020, le prix de 10 euros pour un paquet de cigarettes. »

Autre phrase très significative : « Afin de diminuer les risques de substitution par d’autres produits, une hausse de la fiscalité relativement plus élevée que celle appliquée aux cigarettes est proposée pour l’ensemble des autres produits du tabac. »

Par ailleurs, le même article précise les modalités d’une hausse, en fonction du même calendrier, de la fiscalité des produits du tabac en Corse. En précisant que la convergence avec les prix sur le continent devra être achevée « à partir de 2021 ».

•• En conséquence, cet article 12 propose d’un bloc 5 modifications successives de l’article 575 A du Code général des Impôts : au 1er mars 2018, 1er avril 2019, 1er novembre 2019, 1er avril 2020, 1er novembre 2020.

•• À chacune de ces dates, la fiscalité tabac va s’alourdir, par étapes, aux niveaux des taux proportionnels (en pourcentage) et des parts spécifiques (en euros au mille).

Entre mars 2018 et novembre 2020 :
• pour les cigarettes, le taux proportionnel passe à 50,8 en mars prochain ; il sera à 54,6 dans 3 ans. Tandis que la part spécifique passe, en parallèle, à 59,9 avant d’aller jusqu’à 62,7 ;
• pour le tabac à rouler, les évolutions sont les suivantes : taux proportionnel, de 44,5 à 48,7 ; part spécifique, de 68,5 à 82,1.
• pour les cigares/cigarillos : taux proportionnel, de 30,5 à 35,9 ; part spécifique : de 31,4 à 63,3.