Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
16 Oct 2019 | L'essentiel, Profession
 

Dans un communiqué, la Confédération présente la nouvelle signature du réseau ainsi que son identité visuelle, dévoilée lors du Congrès de la semaine dernière (voir Lmdt du 12 octobre).

Nous le reproduisons intégralement.

« La Confédération nationale des buralistes fait évoluer l’identité visuelle du réseau pour appuyer la stratégie de développement initiée en janvier 2018. Ce choix d’identité répond à l’évolution du métier, en repensant les points de vente et en déployant de nouvelles activités chez les buralistes, pour les adapter aux nouveaux usages de consommation et aux attentes de ses 10 millions de clients quotidien.

« La genèse de cette identité est née de la volonté des femmes et hommes du réseau de renforcer la notion d’utilité locale et affirmer ses ambitions tout en conservant son histoire liée à la vente du tabac.

•• « Fédérés autour de notre emblème historique, la carotte rouge de notre réseau se modernise pour la première fois de son histoire et se verra habillée d’un contour blanc puis ornée d’un liseré bleu.

« Au-delà de l’évolution visuelle, le réseau des Buralistes légitimise son rôle de commerçant avec sa nouvelle signature réseau : « commerçant d’utilité locale » et prend donc une nouvelle dimension, plus responsable et servicielle, dans son ancrage territorial.

•• « Ce maillage est un élément fondamental pour contribuer à la revitalisation des territoires. Les nombreux échanges depuis le lancement du plan de transformation ont également nourri les réflexions et le sentiment de proximité et de disponibilité des 24 500 buralistes en France.

« Cette nouvelle identité, orchestrée par la Confédération et accompagnée de l’agence Dragon Rouge, sera un outil supplémentaire et unique pour répondre aux attentes des buralistes. En effet, le fonds de transformation permettra aux buralistes de faire évoluer leur profession de « buraliste à commerçant d’utilité locale ».

•• Pour Philippe Coy, « nous avons oublié d’être commerçants alors que nous accueillons 10 millions de Français par jour. 41% des buralistes se situent dans des communes de moins de 3 500 habitants. Parfois, ils en sont le dernier commerce.

« Les 1 750 nouveaux repreneurs chaque année savent qu’il est nécessaire de miser sur la proximité, en proposant un commerce à la fois moderne et diversifié ».

13 Oct 2019 | L'essentiel, Profession
 

La privatisation de la Française des Jeux aura lieu entre le 7 et le 20 novembre, annonce le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, dans le Journal du Dimanche.

« Les Français et les investisseurs pourront souscrire à des actions FDJ entre le 7 et le 20 novembre. Je souhaite que cette privatisation soit un succès populaire et que le plus grand nombre y participe.

« Les Français et les investisseurs institutionnels sont intéressés par la FDJ. C’est une entreprise en croissance sur un marché porteur » annonce ainsi le Ministre (voir Lmdt du 2 septembre).

•• « Les particuliers, les salariés et les détaillants, dont les buralistes, bénéficieront d’un certain nombre d’avantages. » Lire la suite »

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13 Oct 2019 | L'essentiel, Trafic
 

Le fait que ne soit pas encore entrée en application la disposition de la dernière Loi Mobilité – demandant l’identification des bagages des passagers de bus longue-distance (voir Lmdt du 24 juin) – entrave l’action de la justice contre le trafic de tabac. 

Comme l’illustre cet exemple.

•• 244 cartouches de Marlboro et 410 pots de crème blanchissante avaient été interceptés dans la soute d’un bus low cost, en provenance de Madrid, sur une aire d’autoroute à Saint-Épain (Indre-et-Loire / voir Lmdt du 27 septembre).

Le procès en comparution immédiate des deux propriétaires des bagages – deux Franciliennes, d’origine congolaise – avait été reporté au 9 octobre. La justice a tranché … enfin presque. Lire la suite »

11 Oct 2019 | L'essentiel, Profession
 

Manifestement très à l’aise, insistant sur ses bonnes relations avec Philippe Coy (« dès que l’on a des choses à se dire, on se voit … »), Gérald Darmanin s’est longuement exprimé, sans une note, hier au congrès des buralistes (voir Lmdt du 10 octobre). Tout en répondant aux questions des élus de la profession, sans rechigner.

L’essentiel de ses messages.

•• Sur la fiscalité tabac : « Nous serons conformes à la trajectoire fiscale menant au paquet à 10 euros. Nous nous tenons aux engagements du programme gouvernemental. Il n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité qui n’était pas prévue. Notamment sur le tabac à rouler. »

•• Sur le prix du tabac des autres pays européens : « Il faut arriver à une fiscalité tabac commune en Europe. Ce combat est important. Mais il est compliqué de n’aborder le sujet que sous l’angle de la fiscalité … Nous allons donc porter ce sujet, au niveau de la Commission, au nom de la santé publique.

« En attendant, nous devons retravailler sur les limites au transport du tabac entre les pays membres. »

•• Sur la lutte contre les trafics de tabac, le ministre a évoqué :

• concernant les gros trafics aux mains d’organisations criminelles : de nouvelles instructions aux procureurs en vue de renforcer les condamnations pénales ; des moyens techniques supplémentaires pour le contrôle des conteneurs sur les ports du Havre, de Dunkerque et de Marseille ; la mise en place de scanners autoroutiers ;

• concernant le trafic transfrontalier : un renforcement des contrôles routiers et des effectifs douaniers ; un plan de formation de « chiens tabac » ; la mise en place d’une scannerisation des colis dans les principaux entrepôts logistiques et postaux ;

• concernant les ventes à la sauvette dans les grandes métropoles : un plan avec les préfectures et les procureurs pour multiplication des opérations « coups de poing » ;

• l’amélioration – avec la Douane et la Confédération – du système de fiches-tabac pour les buralistes.

•• Transformation et préservation du réseau des buralistes :

• amélioration et simplification significatives des dossiers et des critères d’éligibilité au fonds de Transformation ;
• mobilisation des grands groupes bancaires par Bercy ;
• suivi de la subvention sécurité.

10 Oct 2019 | L'essentiel, Profession
 

Suite à la publication des statistiques douanières sur le marché officiel du tabac en septembre (en volume et au niveau de la France continentale : voir Lmdt du 9 octobre), quelques éléments d’évaluation complémentaires (sachant qu’il s’agit des chiffres globaux). Ceci, avant l’augmentation des prix, programmée le 1er novembre.

•• Sur le mois de septembre (par rapport à septembre 2018)

En volume
• marché global : -1,5 %
• cigarettes : -0,8 %
• tabac à rouler : -5,3 %
• cigares / cigarillos :  0,1 % Lire la suite »

 

L’épidémie de maladies pulmonaires, liées à un mauvais usage de cigarettes électroniques aux États-Unis, ne faiblit pas, le bilan passant à 18 morts et 1 080 malades, ont annoncé, ce jeudi 3 octobre, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC / voir Lmdt des 28, 27 et 9 septembre). 

En une semaine, 6 nouveaux décès et 275 nouveaux cas ont été recensés selon les critères établis par les autorités sanitaires : la moitié des nouveaux malades correspondait à des cas anciens qui n’avaient pas été reconnus comme tels;  et l’autre moitié à des personnes ayant été hospitalisées ces deux dernières semaines, alors que l’alarme est sonnée depuis le mois d’août (voir Lmdt du 25 août). Lire la suite »

4 Oct 2019 | Institutions, L'essentiel
 

« En novembre, on arrête ensemble » : ce 1er octobre a marqué l’ouverture des inscriptions pour la 4ème édition de #MoisSansTabac, qui se déroulera en novembre prochain, à l’initiative du Ministère de la Santé et de Santé publique France (voir Lmdt des 29 novembre 2018 et 29 novembre 2017). 

Depuis 2016, 580 982 inscriptions, en tout, ont été comptabilisées, annonce le site de Santé publique France. En 2018, ce nombre d’inscrits à #MoisSansTabac a connu un bond de 53 %, avec près de 250 000 inscrits, l’équivalent de la population de Bordeaux précise le communiqué officiel.

Ce rendez-vous annuel débute donc, dès le mois d’octobre, pour les participants, qui sont invités à s’inscrire via la plateforme dédiée.

Pour ce faire, Santé publique France déploie dès maintenant une campagne de sensibilisation multi-canal afin d’engager la phase de préparation pré-sevrage, avec les canaux suivants :

trois télévisés qui invitent les fumeurs à mieux préparer le sevrage. Ces trois films leur permettent ainsi de se projeter dans les différentes phases qu’ils vont devoir traverser pour surmonter leur arrêt du tabac ;

des kits d’aide à l’arrêt comprenant un agenda de 30 jours, une roue des économies, un dépliant informatif proposant divers exercices de relaxation et un dépliant décrivant les différentes méthodes d’accompagnement ;

un site « Tabac info service », la ligne téléphonique 39 89 et les réseaux sociaux de #MoisSansTabac ;

une application « « Tabac info service », qui offre un programme complet de coaching pour optimiser les chances d’arrêt définitif du tabac ;

un affichage et la distribution de kits d’aide à l’arrêt dans 18 000 pharmacies du territoire ;

un affichage dans 200 maisons de santé et 117 établissements de santé ;

plus de 350 actions de proximité, via l’Assurance Maladie, pour accompagner les fumeurs à l’arrêt, vont être déployées sur l’ensemble du territoire.

 

Suite à la parution des principaux chiffres d’une enquête BVA, commanditée par le Comité national contre le Tabagisme (CNCT), révélant des dysfonctionnements significatifs dans le respect de l’interdiction de vendre du tabac aux mineurs de moins de 18 ans (voir Lmdt de ce jour), la Confédération des buralistes a publié un communiqué que nous reproduisons.

« La Confédération des buralistes prend connaissance des chiffres présentés à la suite d’une enquête du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) faisant état d’un non-respect de l’interdiction de vente de tabac aux mineurs.

•• « La Confédération des buralistes ne conteste ni la méthode employée, ni les résultats de ce sondage. En effet, toute vente délibérée de tabac à un mineur est un manque à̀ nos responsabilités. Nous connaissons les difficultés de notre quotidien et les comportements sociétaux auxquels nous devons faire face. Nous ne pouvons que regretter cette situation. Pour autant, nous devons faire preuve d’un strict respect de la règlementation.

•• « La Confédération s’est saisie de ce sujet il y a plusieurs mois en créant une commission éthique visant à̀ construire un plan de formation et d’accompagnement. En s’inscrivant dans un plan pluriannuel de façon concertée avec les autorités sanitaires, nous nous engageons à̀ atteindre dans les meilleurs délais un objectif de « quasi zéro défaut » en matière d’interdiction de vente aux mineurs.

« Cette éthique que chacun des buralistes doit s’engager à̀ respecter ne concerne pas seulement le tabac mais également l’alcool, les jeux et la Vape. Nous sommes d’ailleurs déjà̀ engagés dans des démarches de sensibilisation et de communication dans nos points de vente.

•• Pour Philippe Coy, « il y a une règlementation très claire : la vente des produits en lien avec le tabac est strictement interdite aux mineurs. Le monopole que nous détenons n’est pas un privilège : c’est une responsabilité́ de tous ! ».

28 Sep 2019 | Institutions, L'essentiel
 

La mort de l’ancien Président de la République nous renvoie – au-delà du respect pour ses deux mandats de chef d’État – à une certaine image devenue désuète des acteurs politiques et à l’échec patent d’une politique anti-tabac aussi ambitieuse que déséquilibrée. 

•• L’image désuète est celle de l’homme public s’affichant ouvertement comme le grand fumeur qu’il a été, sans complexe, une bonne partie de sa vie. Comme l’attestent de nombreuses photos : en conférences de presse, lors de scènes de travail au bureau, sur les podiums de meetings, etc.

La période n’est pas si lointaine. De quoi mesurer à quel point le tabac et son usage ont désormais totalement disparu de la scène publique.

•• Autre désuétude : cette façon particulière de traiter certains sujets à la hussarde et à la légère.

« Ah ! mes chers buralistes sont là ! » s’était exclamé le président Chirac en accueillant, à l’Élysée, tous les membres du Conseil d’administration de la Confédération lors d’une cérémonie officielle de remerciements aux « acteurs de l’Euro », en janvier 2003. Avec force accolades, échanges d’anecdotes et tapes dans le dos.

Au même moment, était ouvert sur un bureau de l’Élysee le dossier du premier Plan Cancer où la simple idée de chercher à prévoir ses conséquences pour les « débitants de tabac » n’était même pas effleurée.

•• L’ échec patent correspond, donc, à ce premier Plan Cancer – inspiré non par le ministre de la Santé Mattei mais par le professeur Khayat, ami personnel du président – se traduisant par une brusque hausse des prix du tabac (près de 40 % entre octobre 2003 et début 2004), la production de chiffes spectaculaires concernant la baisse de consommation de tabac acheté en France … mais aussi par l’implantation progressive, certaine et durable d’un marché parallèle du tabac -bondissant d’un coup de 5 à 15 % -et contribuant, parmi autres facteurs, à la fermeture de 4 000 points de vente en cinq ans.

Ce manque d’anticipation, cet aveuglement devant les phénomènes des achats frontaliers et de la contrebande ont forcé le Premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, à négocier et conclure en catastrophe, sous la pression des manifestations, le premier « Contrat d’avenir des buralistes » avec le président René Le Pape.

•• Ce premier plan Cancer prétendait amorcer une baisse durable de la consommation du tabac au prix d’une secousse sur les prix. La secousse s’est transformée en une baisse provisoire et illusoire du nombre des fumeurs – en 2009 on avait retrouvé le niveau de 2000 – et par une implantation durable du marché parallèle, qui reste une caractéristique majeure du marché français.

Cet échec rappelle qu’il faut plus – beaucoup plus – que l’outil des prix pour faire baisser durablement le tabagisme.

19 Déc 2018 | L'essentiel, Profession
 

Dans son dernier numéro (voir Lmdt du 14 décembre), le Losange revient sur les questions qui ont été adressées, tant à la Confédération qu’auprès de la plate-forme spécialement mise en place, à propos de l’utilisation du fonds de transformation par les buralistes. En voici un aperçu.

1-  Le Fonds de Transformation, c’est quoi ?

C’est un dispositif, négocié entre la Confédération et le Gouvernement, permettant aux buralistes de réaliser des travaux dans leur établissement et qui est conçu autant pour que le réseau s’adapte à la baisse annoncée du marché du tabac traditionnel que pour lui donner de nouveaux atouts : de quoi répondre aux nouveaux usages et aux attentes actuelles des consommateurs. Ce dispositif est doté de 80 millions d’euros au total. Lire la suite »