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1 Juin 2020 | L'essentiel, Profession
 

Ce matin, le JO est paru avec un décret prescrivant de nouvelles « mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ».

En fait, il s’agit de toutes les dispositions officielles correspondant à la phase 2 du déconfinement : à partir du mardi 2 juin (voir 28 mai).

•• Son article 40 stipule, concernant les activités bar-brasserie-restauration, les dispositions suivantes :

• les personnes accueillies ont une place assise ;

• une même table ne peut regrouper que des personnes venant ensemble, ou ayant réservé ensemble, dans la limite de 10 personnes ;

• une distance minimale d’un mètre est garantie entre les tables occupées par chaque personne ou groupe de personnes venant ensemble, sauf si une paroi fixe ou amovible assure une séparation physique ;

•  dans les départements classés en zone orange (Ile-de-France), l’accueil du public est limité aux terrasses extérieures ;

• portent un masque de protection : le personnel des établissements ; les personnes accueillies lors de leurs déplacements au sein de l’établissement.

•• Par ailleurs, un « protocole de déconfinement commun à toute la profession HCR », plus précis, a été mis en ligne hier sur le site du ministère du Travail.

 

Annoncé comme une arme fatale contre le tabagisme, le paquet neutre ne s’est pas étendu à travers le monde comme prévu.

À la veille de la Journée mondiale sans Tabac (voir 26 mai 2020), on remarquera la publication d’un rapport publié par la LUISS Business School (Rome) et Deloitte en Italie. Une étude réalisée avec le soutien de BAT (British American Tobacco).

•• Ce rapport (en anglais) se présente comme une analyse, menée avec le recul nécessaire, sur les effets de l’introduction de la réglementation du paquet neutre en Australie dès décembre 2012. Il s’agit, en fait, de l’analyse la plus récente et la plus complète des données disponibles sur le sujet portant jusqu’en 2017.

•• Ses principales conclusions sont les suivantes :

en Australie, le paquet neutre ne s’est pas montré efficace, en soi, à réduire tant la prévalence tabagique que la consommation de tabac ;

le paquet neutre n’a pas modifié fondamentalement le comportement tabagique des Australiens ;

certaines données suggèrent même que le paquet neutre a plus contribué à une augmentation de la consommation de cigarettes qu’à une diminution ;

la consommation de cigarettes et de tabac à rouler a diminué plus rapidement en Nouvelle-Zélande (sans paquet neutre) qu’en Australie, sur la période (5 ans).

•• Extraits du résumé analytique : « Nos analyses montrent qu’il n’existe statistiquement aucune corrélation significative entre la mise en place du paquet neutre et la réduction de la prévalence du tabagisme ou la baisse de la consommation légale de tabac au cours de la période d’observation (…)

« L’emballage neutre en Australie s’associe à une augmentation de la consommation de cigarettes par personne. Ce modèle suggère que dans ce pays, le paquet neutre a eu un effet contreproductif, menant à une hausse de la consommation de cigarettes plutôt qu’à une baisse. »

Voir 29 mai 2018, 6 décembre 2017 et 1er décembre 2012 / Lien rapport

À suivre …

26 Mai 2020 | L'essentiel, Observatoire
 

Le nombre de fumeuses au quotidien a diminué de façon « significative » entre 2018 et 2019, selon les chiffres publiés, ce mardi 26 mai, par Santé Publique France qui souligne une « forte baisse » générale du tabagisme depuis 2014, reprend une dépêche AFP.

Grâce à son Baromètre annuel, enquête réalisée par téléphone auprès de 10 000 personnes, l’organisme public note sur ces cinq dernières années une baisse de la prévalence du tabagisme, responsable de 75 000 décès par an en France (chiffres 2015).

•• Ainsi, en 2019, 30,4 % des Français âgés de 18 à 75 ans déclaraient fumer, au moins occasionnellement, contre 34,3 % entre 2014. Pour le tabagisme quotidien, le chiffre a baissé à 24 %, contre 28,5 % en 2014. Lire la suite »

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La Journée mondiale sans Tabac de ce 31 mai s’attaque à la protection des jeunes générations, avec pour thème principal :  « Protéger les jeunes contre les manipulations de l’industrie et les empêcher de consommer du tabac et de la nicotine ».

Dans son communiqué, l’OMS constate pourtant la proportion des jeunes fumeurs diminue au fil des ans (11,5 % des filles et 13,8 % des garçons âgés de 13 à 15 ans). Mais « l’industrie vend délibérément une dépendance mortelle aux jeunes et le 31 mai est l’occasion de présenter les meilleures pratiques pour contrer ces efforts ».

•• En fait, ce ne sont plus seulement « l’emballage » ou « la stratégie de marque » qui sont en cause, mais « l’énorme intérêt suscité récemment par les cigarettes électroniques et les produits de tabac chauffés ».

« L’une des innovations les plus importantes de l’industrie concerne ses stratégies de marketing. Quel que soit le secteur concerné, la publicité s’effectue de plus en plus en ligne, et l’industrie du tabac ne fait pas exception à cet égard : les fabricants de tabac se tournent de plus en plus vers les médias sociaux pour commercialiser leurs dangereux produits ».

« (…) Ce problème est particulièrement préoccupant dans le cas des jeunes femmes et des filles qui constituent une cible privilégiée pour l’exposition aux influenceurs ».

•• L’OMS propose donc « une contre-campagne » destinée à « responsabiliser les jeunes afin qu’ils prennent en main leur santé et rejettent la dépendance au tabac ». Et invite à la participation de tous et notamment des influenceurs … Encore faudrait-il comprendre l’efficacité du visuel ambigu de l’affiche.

(Voir les 1er juin, 22 et 29 mai 2019 ainsi que le 31 mai 2018).

25 Mai 2020 | E-cigarette, L'essentiel
 

En cette période de déconfinement qui avance, les buralistes vont revenir aux fondamentaux de leur activité : parmi lesquels le développement du vapotage.

Le dernier baromètre France Vapotage tombe à point pour connaitre ce qui se passe, actuellement, dans la tête des fumeurs et vapoteurs (voir 18 mai). Nous allons revenir dessus, à plusieurs reprises, dans les jours qui viennent.

•• Premier sujet : quels sont les facteurs qui incitent à passer au vapotage ? (plusieurs réponses possibles).

Faire des économies : 56 %
 Trouver une alternative à la consommation du tabac : 53 %
 Prendre soin de sa santé : 48 %
 Éviter la reprise du tabac : 36 %
 Moins gêner son entourage : 30 %
 Se sentir libre de vapoter à tout moment et en tout lieu : 23 %
 Tester un produit suite à la vue d’une communication sur le vapotage : 9 %
 NSP : 3 %

En comparaison, par rapport à il y a un an, le besoin de faire des économies ressortait à 41 %.

•• « Dans un contexte de fortes hausses de prix du tabac, de nombreux fumeurs sont encouragés à se tourner vers le vapotage comme alternative » commente France Vapotage. « Les motivations exprimées par les vapoteurs révèlent la place de la cigarette électronique dans la société : une alternative au tabac moins coûteuse et moins nocive pour la santé ».

•• Enquête Odoxa, réalisée du 11 au 16 mars. Sur 2 échantillons : 2 009 Français représentatifs de la population et 847 vapoteurs.

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25 Mai 2020 | L'essentiel, Profession
 

On sait que le marché du tabac d’avril – ce mois complet de confinement – s’est soldé pour toute la France par un -1,1 % (en volume, tous produits confondus, France continentale). Sachant que sur la période, 2 000 buralistes n’ont pas été livrés pour cause de fermetures.

Mais derrière cette donnée nationale apparaissent des disparités jamais vues entre départements frontaliers et les autres. Que l’on en juge avec ces évolutions départementales (comparaisons en volume entre avril 2020 et avril 2019 / sources Logista).

Les 10 plus fortes hausses :

Ariège : + 77,4 %
• Pyrénées-Orientales : + 71 %
• Ardennes : + 65,5 %
• Bas-Rhin: + 59,9 %
• Haut-Rhin : + 48,4 %
• Nord : + 47,5 %
• Pyrénées-Atlantiques : + 47,1 %
• Moselle : + 43,2 %
• Landes : + 40,2 %
• Gers : + 35 %

Les 10 plus fortes baisses :

• Paris : -32,8 %
• Corse-du-Sud : -31,8 %
• Haute-Corse : -28,6 %
• Saône-et-Loire : -14,5 %
• Haute-Vienne : -13,5 %
• Loire-Atlantique : -13,2 %
• Nièvre : -12,9 %
• Sarthe : -12,7 %
• Ille-et-Vilaine : -12,4 %
• Rhône : -12 %

21 Mai 2020 | L'essentiel, Observatoire
 

Revenons sur l’affaire Kanavape où deux jeunes entrepreneurs ayant lancé une cigarette électronique au CBD (voir 17 décembre 2914) ont vu leur cas transmis à la Cour de Justice européenne par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence après une première condamnation par le tribunal correctionnel de Marseille (voir 8 janvier 2018).

Et rappelons que leur cas a fait l’objet d’une audience le 21 octobre dernier (voir 24 octobre et 12 septembre 2019) à la suite de laquelle on attendait l’avis, toujours très important, de l’avocat général de la Cour de Justice de l’UE, ceci, avant la décision définitive (cela dit la Cour ne suit pas toujours l’avocat général).

Avis d’autant plus attendu qu’à travers cette affaire, c’est la position des autorités françaises sur le CBD qui est mise sur le gril par rapport à une attitude européenne plus permissive. Cet avis a été rendu le 14 mai.

•• En substance, l’avocat général établit qu’en principe un État membre ne peut s’opposer à l’importation, en provenance d’un autre État membre, d’huile de cannabidiol extraite de l’intégralité de la plante de chanvre (fleur comprise) : c’est ce qui était reproché à Kanavape. L’avocat général fait ressortir, notamment, que s’il existe un risque associé à la consommation de CBD, c’est à l’autorité nationale d’être en mesure de le prouver.

La décision de la Cour de Justice européenne devrait être rendue à partir de septembre.

•• Commentaire de Yann Bisiou, spécialiste du droit de la drogue, sur le site spécialisé Newsweed : « les conclusions de l’avocat général fragilisent considérablement l’arrêté de 1990 auquel les autorités françaises veulent rattacher le CBD ».

•• Pour Eveline Van Keymeulen, avocate du cabinet Allen & Overy qui représente l’un des fondateurs de Kanavape, si la Cour suit les conclusions de l’Avocat général … « ce sera une jurisprudence à valeur contraignante ayant une portée européenne; elle imposera à la France de changer sa législation afin d’autoriser la commercialisation du CBD extrait de l’ensemble de la plante de chanvre ».

20 Mai 2020 | L'essentiel, Profession
 

Les ventes réalisées, depuis la fermeture des frontières, par les buralistes français (situés plus ou moins à proximité des pays voisins) valent tous les rapports et études (voir 7 mai).

Ces ventes sont officielles et indiscutables. Elles représentent la meilleure preuve de ce que perd le marché français, en temps ordinaire de libre circulation des fumeurs et du tabac (en quantités limitées mais loin d’être respectées). Pertes dues aux distorsions tarifaires et fiscales que ne cessent de dénoncer les buralistes.

Pour la Confédération, l’occasion est unique de pouvoir matérialiser, de façon incontestable, ce qu’elle dénonce depuis longtemps.

Philippe Coy vient de prendre deux initiatives :

une rencontre avec le président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Woerth, familier du dossier de par ses fonctions ministérielles antérieures. Objectif : la mise en place d’une initiative parlementaire sur le sujet (enquête, mission, etc.). Dès maintenant.

 le lancement d’un rapport sur la situation aux différentes frontières européennes fermées pendant la crise sanitaire qui sera réalisé par la CEDT (Confédération européenne des Détaillants de Tabac, dont Philippe Coy est vice-président).

Soit les premières pièces d’un dossier qui s’annonce consistant.

19 Mai 2020 | L'essentiel, Observatoire
 

La consommation de l’alcool, de tabac et de cannabis baisse chez les jeunes adolescents français âgées de 11 à 15 ans mais reste supérieure à la moyenne européenne, selon une note de l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) diffusée mardi.

•• En 2018, 70 % des adolescents français de 15 ans déclarent avoir déjà bu de l’alcool, contre 79,2 % en 2014, souligne l’OFDT, dont l’analyse s’appuie sur les résultats d’une enquête de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) menée tous les quatre ans auprès de 227 000 élèves de 44 pays ou régions d’Europe et au Canada.

Un tiers des collégiens disent y avoir goûté avant l’entrée en 6e (contre 49,8 % en 2014), soit le niveau d’expérimentation le plus élevé d’Europe à cet âge, tous sexes confondus.

Si les garçons sont des consommateurs plus précoces que les filles jusqu’à 13 ans, l’écart s’estompe ensuite dans la quasi-totalité de l’Europe, à l’exception de l’Arménie, la Moldavie et l’Albanie.

L’expérimentation de l’ivresse – au moins deux au cours de la vie -, davantage présente en général chez les garçons que les filles, chute également de 17,1 à 12,9 % chez les jeunes Français de 15 ans, les plaçant dans le dernier quart du classement, dominé par le Danemark.

•• La cigarette fait également beaucoup moins d’adeptes avec seulement un tiers des adolescents français à l’avoir déjà essayée à la fin du collège en 2018, contre plus de la moitié en 2014. Le niveau d’expérimentation des jeunes de 11 et 13 ans, nettement plus faible, est aussi en baisse avec respectivement 4,1 et 14 % de premiers fumeurs.

Si elle reste au-dessus de la moyenne européenne, la proportion de jeunes fumeurs « au cours du mois » en France quitte les premières places du classement, occupées par l’Italie, la Bulgarie et la Lituanie. Lire la suite »

18 Mai 2020 | L'essentiel, Profession
 

Ce serait une erreur d’attribuer les soucis de « ruptures » et de « manques » dans les livraisons tabac chez les buralistes, ces derniers temps, qu’à des difficultés logistiques.

Car le brusque bond en avant du marché français, connu depuis la mi-mars et dû à la fermeture des frontières, a surpris tout le monde. Qui aurait pu prévoir ?

Et il a chamboulé les plannings des usines de fabrication situées en Europe. La demande étant tellement différente des mois précédents. En quantités et en nature des produits (voir 7 et 12 mai). Lire la suite »