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18 Août 2017 | L'essentiel, Observatoire
 

La rentrée s’annonce chaude en matière de sujets tabac : projet gouvernemental de paquet à 10 euros ; premiers bilans du paquet neutre « avec un peu de recul » ; relance du débat sur le marché parallèle, pour ne citer que ces exemples …

•• Avant d’entendre les arguments contradictoires qui ne vont pas manquer de s’échanger, il n’est pas inutile de s’intéresser à ce que pensent les Français.

Ceux qui ont suscité, par leurs votes ce printemps, un changement politique qui a bouleversé le paysage politique. Et qui vont donc scruter attentivement, et non sans une certaine exigence, les initiatives et les décisions du Gouvernement comme du Parlement.

•• Pour savoir ce que pensent les Français sur les sujets tabac qui nous préoccupent, force est de se tourner vers le dernier sondage complet et disponible sur le sujet.

Il remonte à avril (voir Lmdt du 18 avril) et a été réalisé par OpinionWay pour JTI. Le fait que ce dernier soit le commanditaire de l’enquête ne saurait nous empêcher de nous y intéresser. Cela aurait pu être tout autre commanditaire public et privé. Ce qui compte, c’est la méthode et le professionnalisme de l’un des instituts français les plus connus (sondage effectué sur un échantillon de 1 019 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus).

•• L’importance accordée par les Français à la lutte anti-tabac

« La lutte contre le tabagisme est-elle pour vous un enjeu tout à fait prioritaire, important mais pas prioritaire, ou secondaire ? »
• Tout à fait prioritaire : 33 %
Important mais pas prioritaire : 51 %
• Secondaire : 14 %
• Nsp: 2 %

•• Le jugement des Français sur l’efficacité des différentes mesures anti-tabac

« Selon vous, chacune des mesures suivantes est-elle efficace pour lutter contre le tabagisme ? »
• Un accompagnement médical : 75 % (efficace) / 23 % (pas efficace)
• L’hypnose : 65 % (efficace) / 31 % (pas efficace)
• L’interdiction de fumer dans les lieux publics : 64 % (efficace) / 34 % (pas efficace)
• Une thérapie comportementale : 60 % (efficace) / 37 % (pas efficace)
• La hausse du prix du paquet de cigarettes : 48 % (efficace) / 50 % (pas efficace)
• Le recours à la cigarette électronique : 45 % (efficace) / 52 % (pas efficace)
• Les campagnes de communication « choc » : 39 % (efficace) / 58 % (pas efficace)
• L’interdiction des cigarettes parfumées (vanille, etc.) : 32 % (efficace) / 66 % (pas efficace)
• Le paquet neutre : 26 % (efficace) / 72 % (pas efficace)

(les différences par rapport à 100 % de réponses correspondent aux Nsp)

•• L’effet du paquet neutre à long terme

« Selon vous, quel sera l’effet du dispositif du paquet neutre sur la consommation de tabac en France ? » (la question étant posée en avril)
• Un effet à court terme : la consommation de tabac en France baissera puis retrouvera un niveau équivalent à celui d’avant, une fois que les fumeurs seront habitués aux nouveaux paquets : 30 %
• Un effet à long terme : la consommation de tabac en France va durablement baisser : 18 %
Aucun effet sur la consommation de tabac en France : 49 %
• Nsp : 3 %

•• La responsabilité individuelle dans la lutte anti-tabac

« De laquelle de ces deux propositions êtes-vous le plus proche ? »
• Ce sont aux personnes elles-mêmes de faire des efforts pour arrêter ou ne pas commencer à fumer : 82 %
• Ce sont aux pouvoirs publics de lutter contre le tabagisme : 16 %
• Nsp : 2 %

•• L’impact du paquet neutre sur la consommation de cigarettes

« Avez-vous modifié votre consommation de cigarettes suite à la mise en place du dispositif du paquet neutre ? » (question posée en avril, uniquement aux fumeurs, soit 15 % de l’échantillon)
• Oui, votre consommation de cigarettes a baissé : 15 %
• Oui, votre consommation de cigarettes a augmenté : 4 %
• Non, votre consommation est restée stable : 80 %
• Nsp : 1 %

•• L’extension du dispositif du paquet neutre à d’autres produits nocifs pour la santé

« Selon vous, est-il probable ou pas probable que le dispositif du paquet neutre soit appliqué à d’autres produits considérés comme nocifs pour la santé (alcool, produits gras et sucrés) ? »
• Très probable : 6 %
• Plutôt probable : 32 %
• Plutôt pas probable : 39 %
• Pas du tout probable : 21 %
• Nsp : 2 %

•• La façon de traiter les fumeurs

« Fumer est légal et est encadré par une politique de lutte contre le tabagisme très restrictive. Pensez-vous dans ce contexte que les fumeurs doivent être traités de la même façon que n’importe quel autre groupe de consommateurs ? »
• Les fumeurs doivent être traités de la même façon que n’importe quel autre groupe de consommateurs en France : 51 %
• Les fumeurs ne doivent pas être traités de la même façon que n’importe quel autre groupe de consommateurs en France : 21 %
• Nsp : 28 %

Sondage OpinionWay pour JTI, réalisé en avril, sur un échantillon de 1019 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.

18 Août 2017 | L'essentiel, Trafic
 

Suite aux attaques tragiques qui ont frappé l’Espagne, hier après-midi et cette nuit, il est utile de renvoyer à nos récents articles évoquant et établissant un rapport entre le terrorisme et le trafic de tabac (voir Lmdt des 25 mai, 13 mars, 17 février et 17 janvier 2016).

Ce n’est pas la seule. Mais le trafic de tabac compte parmi les sources de financement de ces réseaux qui travaillent dans l’obscurité, de part et d’autre de la Méditerranée, avant de frapper aveuglément sur notre continent.

Facile à trouver, commode à transporter, rapide à écouler : le tabac illégal est l’une des façons les plus sûres de fournir ce « cash » indispensable à l’organisation souterraine de ceux qui projettent leur ombre de terreur sur notre vie quotidienne.

Il faut le dire. Et c’est une raison supplémentaire pour laquelle il est impératif de lutter sérieusement contre la contrebande et le marché parallèle du tabac.

Le négliger ajouterait au sentiment d’impuissance qui est pire que tout.

 

Il fallait bien que les médias parlent d’autre chose que des œufs contaminés.

De RTL hier matin au Parisien/ Aujourd’hui en France de ce jour, la presse tourne et retourne sur le marché tabac (voir Lmdt de ce jour et du 16 août). Avec une vérité, des inexactitudes et une mauvaise conclusion.

•• Une vérité : le paquet neutre, cela ne marche pas. Mais cela, beaucoup l’avaient annoncé avant ! Notamment, ici même.

•• Des inexactitudes : ce chiffre incroyable des 9 % d’augmentation des ventes officielles sur le premier semestre qui se balade partout … il arrive même qu’il soit attribué à la Douane ! Ce qui correspond à une erreur journalistique que nous avons souligné dès sa sortie : le vrai chiffre, c’est + 0,9 % les cigarettes (voir Lmdt du 10 juillet). Et encore, on est passé en négatif, à fin juillet (voir Lmdt des 4 et 11 août).

•• Une mauvaise conclusion : elle consiste à faire passer que le paquet à 10 euros est la seule mesure à prendre, la panacée. Comme devait l’être le paquet neutre …

 

Le second trimestre correspond à une nouvelle baisse des volumes, sur l’ensemble de ses marchés, pour Philip Morris International (voir Lmdt du 28 avril).

•• 193,5 milliards de cigarettes ont été livrées dans le monde (hors USA et Chine) par PMI : soit -7,5 % par rapport au second trimestre de 2016.

La marque Marlboro enregistrant un recul de -1,8 %, à 68,8 milliards d’unités. Alors que les unités de Heatsticks de tabac à chauffer (pour l’Iqos) atteignent les 6,3 milliards. À comparer avec le 1,1 milliard du deuxième trimestre 2016. Et les 4,4 milliards du premier trimestre 2017.

•• Sur le total du premier semestre 2017 : nous en sommes à 367 milliards de cigarettes (- 9,4 % par rapport à la même période de 2016) et donc à 10,7 milliards de Heatsticks (près de 7 fois plus, en un an).

•• En ce qui concerne l’Union européenne, le volume des livraisons de PMI correspond, sur ce premier semestre, à 92,2 milliards de cigarettes (-4,4 %). La somme des parts de marché de ses différentes marques étant stable : à 38,4 % (19,1 % Pour Marlboro) : les reculs enregistrés en Allemagne, Italie et Espagne étant compensés par les résultats obtenus en France et en Espagne.

•• Commentaire d’André Calantzopoulos (CEO de PMI) : « l’Iqos, notre produit-phare dans notre offre alternative à la façon de fumer traditionnelle, se développe de façon exceptionnelle, grâce au succès de nos récents lancements, notamment en Corée (voir Lmdt du 16 mai).

« Ce 2ème trimestre, les Heatsticks de Marlboro représentent 40 % de l’ensemble de nos livraisons au Japon, où nous avons conquis 10 % du marché total du tabac.

« À ce jour, plus de 2,9 millions de consommateurs adultes ont arrêté de fumer des cigarettes pour se convertir à l’Iqos ».

16 Août 2017 | L'essentiel, Profession
 

Alors que les journaux de RTL rebondissent, ce matin, sur l’inefficacité du paquet neutre, une courte déclaration du ministre de l’Action et des Comptes publics revient sur le projet gouvernemental du paquet à 10 euros (voir Lmdt des 11 et 3 août) :

•• « Je pense que le paquet neutre, il a l’effet escompté … lorsque tous les pays européens vont pouvoir travailler sur le paquet neutre. La difficulté de la France, c’est qu’elle est un peu seule ».

•• « Nous allons augmenter très fortement le prix du paquet de cigarettes. De plusieurs centimes, évidemment, pour atteindre en 3 ans les 10 euros.

« On ne va pas le faire de façon idiote. On va le faire pour faire baisser la consommation, décourager les fumeurs et notamment les plus jeunes d’entre eux » (sic).

•• « En même temps, il faut lutter contre les réseaux parallèles, la contrefaçon et nous allons – nous en parlons avec Pierre Moscovici – prendre une initiative européenne pour harmoniser fiscalement les prix du tabac.

« Je suis élu d’une ville frontalière avec la Belgique. Et il faut évidemment que cela soit une politique publique très partagée au niveau de l’Europe ».

•• « On va réfléchir à beaucoup de choses pour que les buralistes – qui font un métier difficile – ne soient pas victimes de l’augmentation du prix du tabac.

« Ce qu’il faut, c’est que les buralistes puissent continuer à vivre et que les Français ne fument plus » (re-sic).

15 Août 2017 | L'essentiel, Profession
 

L’Indépendant du 14 août n’a pas manqué de mettre en exergue le nouveau vol de cet ULM des buralistes en colère qui a survolé les plages du Languedoc et du Roussillon avec une banderole revendicative (voir Lmdt du 13 août).

L’occasion pour Alain Lirola, président de la chambre syndicale des buralistes des Pyrénées-Orientales, de s’expliquer au nom de ses collègues : « On veut encore alerter les pouvoirs publics car augmenter le prix du tabac ne fonctionne pas, les gens fument toujours autant. Et nous, on a perdu 110 buralistes dans le département depuis 2000.

« Pendant ce temps, la contrebande se développe, elle est énorme sur les Pyrénées-Orientales. On détruit les buralistes et les mafias se frottent les mains ».

En conclusion de l’article, Alain Lirola demande un « rendez-vous urgent avec les députés des Pyrénées-Orientales » et une nouvelle action « fin août ».

14 Août 2017 | L'essentiel, Profession
 

PASCAL MONTREDON NE BRIGUERA PAS DE QUATRIÈME MANDAT (5 juillet)

Lors du Conseil d’administration de la Confédération des buralistes qui s’est tenu, ce matin à Paris, Pascal Montredon a annoncé qu’il ne serait pas candidat pour un autre mandat à la tête de l’organisation syndicale.

Cette décision – prise déjà depuis plusieurs semaines – correspond à une volonté de « passer le témoin à Jean-Luc Renaud, actuel secrétaire général ».

Pascal Montredon a confirmé qu’il conservait toutes ses responsabilités jusqu’à l’élection du prochain président de la Confédération. Laquelle est prévue lors du congrès national, les 19 et 20 octobre prochain à Paris.

Élu en octobre 2008, Pascal Montredon avait été réélu par deux fois au poste de Président de la Confédération.

 

PHILIPPE COY SE PRÉSENTE À LA PRÉSIDENCE (1er août)

Philippe Coy (vice-président de la Confédération) a fait savoir, ce lundi 31 juillet, qu’il se présenterait à la présidence nationale de la Confédération nationale des buralistes, lors du prochain congrès national des 19 et 20 octobre prochain. Après Jean-Luc Renaud (secrétaire général), il est le deuxième à faire part de sa candidature.

•• Rappelons que Pascal Montredon a annoncé, récemment, qu’il ne briguerait pas un quatrième mandat. Et qu’il souhaitait que le secrétaire général, Jean-Luc Renaud, prenne la succession. Jean-Luc Renaud a, alors, confirmé son intention de se présenter.

•• Précisons que pour être président de la Confédération, il faut être buraliste en activité et faire déjà partie de son Conseil d’administration. L’élection se déroulera le jeudi 19 octobre prochain, la première matinée du Congrès national qui se tient à Paris. Ce sont les présidents de chambre syndicale qui votent pour désigner le président national, avec un certain nombre de mandats correspondant au nombre de buralistes adhérents dans leurs départements respectifs.

Le délai de dépôt des candidatures est fixé au 18 août, au soir. Elles devront être validées lors du Conseil d’administration du 6 septembre.

•• Jean-Luc Renaud (voir Lmdt du 28 juillet) est buraliste à Agen. Il est président de la chambre syndicale du Lot-et-Garonne depuis 2004 et président de la fédération Sud-Ouest depuis 2007. Il est secrétaire général de la Confédération depuis 2008. Il est président de Formation Buralistes, du CGA et de Promodern.

•• Philippe Coy est buraliste à Lescar, près de Pau. Il est président de la chambre syndicale des Pyrénées-Atlantiques (Béarn et Soule) depuis 2003. Administrateur de la Confédération depuis 2004, il en est vice-président depuis 2010. Il est président du directoire de la Coopérative des buralistes.

 

LAURENT MAZAL, CANDIDAT (14 août)

Laurent Mazal vient de faire connaitre, à son tour, qu’il se présente à la présidence nationale de la Confédération des buralistes dont l’élection aura lieu le 19 octobre prochain, lors du congrès national.

Après Jean-Luc Renaud et Philippe Coy, il est le troisième à se mettre sur les rangs. Le dépôt limite des candidatures est fixé au 18 août.

Laurent Mazal est buraliste à Gannat (Allier). Il est président de la chambre syndicale de l’Allier depuis 2012 et de la fédération des buralistes Auvergne-Forez depuis 2013.

Membre du Conseil d’administration de la Confédération, il accède à la vice-présidence en 2015. Il anime les commissions « Formation, Transmission » et « Affaires sociales ».

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14 Août 2017 | L'essentiel, Observatoire
 

« Poncif : formule rabâchée qui a perdu toute originalité » (Le Larousse)

Ainsi, le philosophe et ancien ministre Luc Ferry veut « en finir avec le tabac » dans sa dernière chronique au Figaro que nous tenons à disposition ci-joint (lien).

•• Notre commentaire n’est pas une réplique mais se veut une contribution à un débat que le flamboyant auteur de « Sept façons d’être heureux » ouvre bien involontairement alors que son titre semble vouloir le clore.

Son propos ? La science prouve que fumer est absolument mortel. C’est donc au nom de la science que la morale exige d’interdire absolument le tabac.

Nous espérons ne pas trahir un texte autrement plus étayé mais, du moins, nous le comprenons comme tel. L’auteur retrouvant un argument convoqué de-ci de-là par la politicienne en cessation d’activités pour cause d’élections, Michèle Delaunay.

•• Mais quitte à se placer sous le magistère de la science, on aurait été curieux de voir le très lointain descendant de Jules Ferry (à ce qu’il paraît) ne pas s’arrêter à une conclusion si abrupte, tellement péremptoire.

En effet, la science ne s’intéresse-t-elle pas autant aux causes qu’aux conséquences ?

Alors, que dit la science sur ce qui amène à fumer du tabac ?

Alors, que dit la science sur le plaisir que trouvent certains à fumer ?

Alors, que dit la science sur le recours que trouvent beaucoup dans l’addiction au tabac ? Comme à un certain nombre d’autres produits ou substances, d’ailleurs.

Luc Ferry aurait pu nous aider à répondre à ces questions. Avec la rigueur de l’évidence scientifique et du raisonnement philosophique. Dommage.

Car, avant d’annoncer ex-abrupto qu’il faille en finir avec le tabac, il nous semblerait logique de réfléchir plutôt à la manière de s’attaquer aux ressorts conduisant à débuter sa consommation. Sachant que nous sommes déjà dans un contexte où jamais la communication et l’information sur sa nocivité n’ont été aussi puissantes.

Le philosophe le sait bien : avant tout, se poser la bonne question.

•• Autre point :  cet ancien ministre de la Jeunesse et de l’Éducation nationale aurait pu avoir la curiosité scientifique de s’intéresser aux démarches actuelles qui proposent aux fumeurs des produits à inhaler ou à fumer et dont les liquides ou le tabac à chauffer s’avèrent potentiellement à risques réduits.

On peut y voir une réponse au problème du tabac, tel que posé dans notre société toujours consommatrice de nouveautés.

D’autant que le débat sur ces innovations ne fait que s’ouvrir, certes, mais il commence déjà à être documenté scientifiquement tant pas les principaux intervenants de la cigarette électronique que par les fabricants de produits de nouvelle génération : comme l’Iqos, la Glo ou Ploom Tech.

Ces innovations doivent présenter un début de crédibilité puisqu’elles amènent même les autorités sanitaires britannique et américaine à revoir leur position quant à la façon de lutter contre le tabagisme.

Plutôt que d’en appeler « à en finir avec le tabac » (ce que ne demandent même pas les anti-tabac à court terme), le chroniqueur du Figaro aurait été mieux inspiré de s’intéresser à ces initiatives où l’on voit une industrie tellement décriée – et ceux qui distribuent ses produits – apporter de premières solutions pour convertir les fumeurs à des produits moins nocifs.

C’est nouveau. Ce peut être décisif. Luc Ferry n’en sait rien.

11 Août 2017 | L'essentiel, Profession
 

Avec les chiffres du marché officiel du tabac en juillet (voir Lmdt du 4 août) – soit un recul de -4 % en volume pour le marché global -, les tendances suivantes se dégagent désormais, en cumul sur les sept premiers mois de l’année :

• cigarettes : -0,1 %

• tabac à rouler : -3,9 %

• marché global : -0,8 %

Ce qui est sensiblement différent des résultats, en cumul, à fin juillet (voir Lmdt du 10 juillet). Et alors que ce mois d’août est naturellement propice aux achats frontaliers.

À suivre.

10 Août 2017 | L'essentiel, Profession
 

Avec l’augmentation de la rémunération (voir Lmdt du 23 décembre 2016), la subvention modernisation (voir Lmdt du 27 juin 2017) et le maintien d’un « filet de sécurité », il s’agit d’un point-clé du 4ème Contrat d’avenir négocié et signé par la Confédération (le Protocole d’Accord sur la Modernisation du Réseau des Buralistes / voir Lmdt du 15 novembre 2016).

Le décret du 4 août « portant création d’une prime de diversification des activités à destination des débits de tabac » (PDA) est paru au Journal Officiel du 8 août.

Cette disposition est donc entrée en vigueur ce mercredi 9 août.

Il s’agit d’une évolution de la Prime de Service Public de Proximité (PSPP) : celle-ci était de 1 000 ou 1 500 euros (elle concernait, alors, environ 6 000 buralistes).

•• SON PRINCIPE

Résolument ciblée pour contribuer à la diversification des buralistes les plus fragiles, elle concerne ceux dont le montant des livraisons tabac est inférieur à 300 000 euros et qui sont installés dans des communes de moins de 2 000 habitants, dans des quartiers prioritaires ou dans les départements frontaliers et en difficulté.

Elle est de 2 000 euros par an, sous condition de proposer au moins cinq activités ou services de proximité. Lire la suite »