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26 Août 2018 | Profession
 

Avec l’essor des nouvelles technologies et l’affirmation de la culture de l’instantané, tout porte à croire que les cartes postales ou autres correspondances épistolaires tomberaient dans le dépassé, l’obsolète, l’archaïques. Il n’en est rien. Durant la période estivale, la carte postale règne en reine dans les villes touristiques. Et donc chez les buralistes en proposant à leurs clientèles. 

•• Exemple à Dieppe, en ce mois d’août (Paris Normandie, 9 août).

Lydia Picard, patronne du tabac « La Civette », affirme ainsi en avoir vendu environ 2 000 depuis le début de la saison : « ce sont les paysages et les monuments de Dieppe qui se vendent le mieux. Les vues normandes sont également très prisées. » Des incontournables bien alignés sur les présentoirs.

Une touriste venue du Nord, fait son choix : « c’est une habitude. Dès que je suis en vacances quelque part, j’achète des cartes postales. » Un touriste néerlandais, venu passer la semaine dans la région, cherche une belle carte pour l’exposer chez lui. :« j’ai choisi une peinture qui représente la côte de Dieppe. C’est très joli et ça fait un beau souvenir », témoigne-t-il. Certains éditeurs misent d’ailleurs sur ce format artistique.

Quant aux cartes humoristiques de la marque normande Heula, qui joue sur les clichés « bien de chez nous », elles sont aussi très appréciées des touristes, majoritairement Français.

Grégory Bourdelais, qui tient le P’tit Marin sur le front de mer, ne voit pas se tarir l’intérêt des estivants : « les cartes postales, on continue d’en vendre ! Ça reste un réflexe ancré chez les touristes. »

•• C’est le cas aussi à Remiremont, où elles siègent en vitrines, vendues entre 40 et 80 centimes d’euros pour les plus classiques (Vosges Matin, édition du 18 août). Porte d’entrée des Hautes-Vosges, la ville dispose d’un patrimoine culturel et historique : cela se vérifie au niveau de l’offre des cartes postales, toujours plus importante.

Daniel Lemort, buraliste, a bien analysé ce mouvement : « j’ai commencé à vendre des cartes postales début juin et une chose est sûre, les photos touristiques représentant le quartier abbatial et notamment l’église sont les plus demandées. »

Marjorie Deschênes, gérante du tabac presse Le Marigny, déplore le manque de cartes proposées : « malgré la quinzaine de modèles proposée, nous n’avons pas assez de cartes postales par rapport à la demande. Cela dépend de nos fournisseurs qui nous proposent toujours le même choix. D’ailleurs, nous proposons nos propres cartes postales. »

•• Dernier exemple : celui de Laurent Maquart (administrateur de la Confédération, directeur général de la Coopérative, président de la chambre syndicale de Saône-et-Loire), buraliste à Montceau-Les-Mines … Pas vraiment un haut lieu touristique.

Il n’empêche, il a failli se retrouver en rupture de stock cet été. Et il a su glisser, dans son offre, un assortiment de cartes de mariage (ces cartes qui accompagnent  les cadeaux aux mariés). Or son établissement est situé près de la mairie.

Il y a toujours la carte de l’opportunité à jouer.