La Conférence internationale sur les attaques cérébrales, qui se déroule du 5 au 8 février à Hawaï, a ajouté, à la liste des effets secondaires du cannabis, un fort risque d’accident vasculaire cérébral, en particulier chez les jeunes adultes. Cette étude est la première à associer un tel risque avec le cannabis, laissant subsister un doute sur l’implication du tabac dans les cas observés.

L’enquête « cas-témoins », effectuée par des chercheurs néo-zélandais, s’est penchée sur 160 personnes (de 18 à 55 ans) venant d’être frappées par une attaque cérébrale et sur lesquelles a été pratiqué un test de dépistage de cannabis. Résultat : 16% étaient positifs, essentiellement des hommes et des fumeurs.

Pour conforter la recherche, un groupe de 160 patients hospitalisés pour d’ autres raisons, de même âge et de même niveau socio-économique, a été soumis au même test de dépistage : parmi ces témoins, seuls 8,6% présentaient des traces de cannabis.

D’après les conclusions de l’analyse, les fumeurs de cannabis auraient un risque multiplié par 2,3 d’attaque cérébrale, et notamment quelques heures après la consommation.

Le professeur Alan Barber, auteur principal de l’étude et professeur de neurologie à l’Université d’Auckland, précise qu’en dépit de sa qualification de drogue douce, le cannabis peut conduire à l’AVC. Le professeur, qui a pris en compte le facteur de confusion « tabac » (la majorité des victimes d’AVC étant des fumeurs réguliers de tabac), assure néanmoins : « nous  pensons que c’est le cannabis, pas le tabac ».

Short URL: http://tinyurl.com/bzke4qe
Ce contenu a été publié dans Société, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.