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15 Juil 2018 | Profession
 

Depuis le début de l’été 2018, on trouvait déjà des tisanes au chanvre chez quelques rares buralistes. Mais jusque-là, ces produits venaient exclusivement de Suisse.

Comme annoncé dans la presse spécialisée (Newsweed, Le Cannabiste) depuis le 11 juillet, la Bural’Zen – créée par Éric Hermeline de l’association « Buralistes en colère » (voir Lmdt des 11, 12 et 15 juin) – propose du chanvre CBD français, cultivé dans le Vaucluse. 

Détails à travers les explications fournies, lors d’interviews, par le président de l’association dans le contexte de flou juridique que l’on connaît par ailleurs (voir Lmdt des 28, 21, 17 et 15 juin).

•• « Ce sont des fleurs de chanvre cultivé en France qui ont été soigneusement sélectionnées et conditionnées, rien de plus. Il s’agit d’une variété de chanvre homologuée par la loi française. Il est précisé sur le paquet que ce n’est pas un produit destiné à être fumé, mais aussi qu’il ne s’agit ni d’un produit thérapeutique, ni d’un médicament. »

Sur le paquet est clairement indiqué « tisane » et la recommandation de consommation est de laisser infuser 10 minutes dans du lait chaud. Le prix de vente de la « tisane du buraliste » sera entre 12 et 13 euros le gramme ; les tisanes étant disponibles à la vente par sachet de 2 grammes.

« Nous avons choisi la variété de chanvre Dioica pour ses qualités aromatiques, mais aussi parce qu’elle est compatible avec le principe d’une commercialisation sans limites ni restrictions pour le grand public. »

•• « Aujourd’hui Bural’Zen respecte toutes les contraintes techniques et les lois en vigueur. Nous avons créé le concept et la marque en respectant à la lettre chacune des consignes que nous avons reçu de notre avocat spécialisé. Nos produits répondent parfaitement à la définition légale du chanvre. Nous avons travaillé en collaboration avec la DGCCRF et les services des Douanes, afin de nous assurer que la conformité était totale.

•• « Avec l’apparition de magasins spécialisés, la question de taux de cannabinoïdes est devenue un argument commercial. Mais de notre côté nous avons choisi de ne pas communiquer là-dessus. Il est notoire que les taux varient en fonction des récoltes, d’un groupe de fleurs à l’autre. Des différences notables peuvent aussi exister sur une seule et même plante en matière de cannabinoïdes ou de terpènes. Donc, en l’absence de normes précises nous avons choisi de ne pas risquer d’induire le public en erreur, il n’y aura aucune mention spécifique sur ces taux, sur les emballages Bural’Zen.

« Ensuite, chaque buraliste disposera d’un relevé d’analyse précis effectué par un laboratoire français.   

•• « L’association compte déjà 160 membres, nous avons d’abord discuté avec les syndicats de chanvriers français et réfléchi comment nous pouvions dynamiser ce produit en tant qu’association. Il nous est apparu très vite qu’il nous fallait compter sur un opérateur implanté, pour effectuer une distribution normalisée. Nous avons choisi de confier ce rôle a l’entreprise JPR Distribution en qui nous avons totalement confiance pour cette mission. 

« Nous sommes en train d’étudier la possibilité de commercialiser des huiles naturelles au CBD et du liquide à vapoter pour les e-cigarettes. Ce sont des processus complexes et qui mettent du temps, si la réponse est bonne en termes de ventes, nous avons encore d’autres idées. »