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12 Fév 2021 | Profession
 

« Comment le métier de buraliste a-t-il vécu 2020 et la crise sanitaire ? » s’interroge La Montagne.

Frédéric Vergne (buraliste à Ussac, président départemental de la Corrèze, vice-président de la Confédération) préfère parler de diversification dans un contexte économique de plus en plus compliqué. Extraits.

•• Couvre-feu :  « On s’est battu pour être classés par le Gouvernement  dans les commerces de première nécessité par la multitude de services qu’on peut rendre. On a eu un après-confinement pas trop mauvais. Là, il faut être prudent, les trésoreries commencent à être à flux tendu. Le couvre-feu prive les bureaux de tabac qui ne sont pas en centre-ville de 15 à 20 % de leur chiffre d’affaires quotidien. »

•• Vapotage : « La vente des cigarettes électroniques se développe de plus en plus chez nous. On se professionnalise au maximum pour pouvoir rendre le service d’accompagnement au sevrage tabagique. Nous vendons du tabac, mais nous sommes complètement en phase avec la politique de santé publique. »

•• Point Paiement de Proximité : « Aujourd’hui, nous sommes préposés d’administration et un réseau de vente légal de tabac, mais nous avons aussi une offre à tiroirs, avec la possibilité de payer chez nous les impôts, des amendes, mais aussi la crèche, la cantine ou la piscine. Maintenant, on a l’outil et la confidentialité est garantie. Par exemple, pour le paiement des impôts, le document n’a même pas besoin de passer dans les mains du buraliste. Demain, on travaillera avec d’autres administrations ou partenaires privés. »

•• Développement : « 45 % de nos clients sont des non-fumeurs qui viennent essentiellement pour des services. Ça, c’est un début de réussite. Mais on ne s’arrête pas là. On regarde ce qu’on peut encore mettre à disposition des contribuables et de notre clientèle pour les aider et les soutenir au quotidien. »