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14 Nov 2020 | Profession
 

Ces jours-ci, de jeunes buralistes à Rethel (7 780 habitants dans les Ardennes, à mi-chemin entre Reims et Charleville-Mézières) reçoivent quotidiennement trois types de livraisons : Chronopost, Colissimo et DPD.

En période calme, c’est environ 80 colis par jour. À Noël ou pendant les soldes, ça peut monter jusque 300.

•• Et justement, avec le confinement, leur nombre ne cesse d’augmenter. « Pour une fois, on sent l’anticipation, les gens préparent déjà Noël » témoigne le couple dans L’Ardennais. « D’habitude, ça ne commence qu’en décembre, voire la semaine d’avant Noël ». Sur les cartons, toujours les mêmes marques : Amazon, Kiabi, Oscaro, Cdiscount …

Mais pourquoi privilégier les relais chez un buraliste à la livraison à domicile ? « C’est généralement moins cher et mieux sécurisé. Le client est certain que son colis l’attend et que personne ne mettra la main dessus. Et puis, on n’a plus envie d’attendre que le facteur sonne, les gens travaillent, ont des activités. L’amplitude est large ici, c’est ouvert sept jours sur sept, sans parler du fait que certains colis ne rentrent pas dans une boîte aux lettres » complète-t-il.

•• « À 30 centimes par colis, c’est aussi un complément de revenus », sourit le buraliste, « bien sûr, ça demande de la place, un peu de logistique ».

« Ça cadre bien avec notre activité, ça rend service aux gens et ça nous permet de voir plus de monde » poursuit-il, même s’il apprécie toutefois moins Noël. « Les gens sont stressés et irrités si le colis n’est pas arrivé. Parfois c’est très tendu. Quand il y a trop de commandes, les sites oublient d’envoyer le SMS, donc les clients ne savent pas si leur commande est arrivée ou pas ».