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26 Nov 2019 | Profession
 

De faux billets circulent dans l’est de l’Hexagone depuis cet été. Les arnaqueurs profitent des périodes de forte activité économique pour piéger les commerçants.

Vigilance donc … à l’approche des fêtes de fin d’année, recommande Le Progrès.

•• Un trafic de faux billets de 20 euros a été démantelé dans le Doubs, à Pontarlier, il y a un mois. Plus de 1 000 billets ont ainsi été confisqués par la police. Depuis le début de l’année, 80 faits ont été signalés dans les quatre départements comtois.

En Côte-d’Or, la gendarmerie de Dijon a également tiré la sonnette d’alarme le 7 novembre dernier, annonçant la circulation de « movie money » (voir 18 septembre).

•• Mardi 19 novembre, la fédération Jura Commerces a lancé, par exemple, une « cyberalerte » par mail auprès de 200 commerçants jurassiens afin de les aider à reconnaître cette monnaie contrefaite. « Il faut faire de la prévention pour éviter qu’ils les prennent » prône le président, Michel Dronier, rappelant que toutes les coupures existent. Mais « 80 % sont des billets de 20 et de 50 euros » assure-t-il.

•• À Dole, chaque commerçant a sa méthode. « J’ai une machine depuis que l’euro existe » note Denis Morizot, boucher. Pour le président de la chambre syndicale des buralistes du Jura, Jean-Noël Berthod, « il faut la changer souvent, sinon elle ne détecte pas les billets neufs. Ça représente un certain coût. »

D’autres commerçants, par peur de vexer leurs clients, préfèrent utiliser le crayon magique. « Je gratte le numéro et, s’il n’y a pas de relief, je passe un coup de stylo. C’est moins coûteux et plus discret » explique Mélissa Lenzi, buraliste doloise.

•• « La Banque de France assure des formations gratuites pour les vendeurs » promeut le directeur départemental de la Banque de France, Denis Prat, « nous recommandons la méthode TRI, toucher, regarder, incliner. »

Et si, même avec toutes les précautions prises, le commerçant s’aperçoit trop tard du billet frauduleux qui lui a été remis, il peut espérer une réparation. « La perte subie peut être déduite du résultat comptable, le reçu délivré par la Banque de France servant alors de justificatif fiscal » précise Denis Prat.