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3 Jan 2021 | Profession
 

La Direction interrégionale des Douanes d’Ile-de-France a prononcé la fermeture définitive de trois débits de tabac en Val-de-Marne, ces dernières semaines.

Pour le président de la fédération départementale, Laurent Simon, il s’agit d’une érosion naturelle qui s’accompagne d’une recomposition du maillage des points de vente. Explications dans 94Citoyens.com.

•• « Nous avons un marché qui est encore attrayant. Quand j’ai pris mes fonctions il y a cinq ans, il y avait 300 débits de tabac en Val-de-Marne, aujourd’hui, il y en a 290. Nous avons chaque année 2 à 3 fermetures définitives. La géographie se recompose différemment. 

« Alors qu’il arrive encore de trouver sur son chemin trois bureaux de tabacs sur 200 mètres, les nouveaux points de vente sont soumis à de nouvelles réglementations (distance par rapport aux écoles, lieux de culte, par exemple ) et à un examen approfondi de la fédération et des Douanes. Sur une trentaine de sollicitations chaque année, une à deux seulement vont être acceptées.»

•• « Notre intérêt est de mailler le territoire parce que même si nous sommes censés avoir un monopole, les réseaux de contrebande de cigarette s’installent là où nous ne sommes pas présents. Les rénovations urbaines ont parfois eu pour effet de faire disparaître les commerces.

« Aujourd’hui, dans le département, il y a des quartiers de 1 000 à 2 000 habitants qui sont dépourvus de débit de tabac. Aussi, nous n’avons pas hésité longtemps lorsque le gérant d’un PMU de Limeil-Brévannes, près des nouveaux logements,  s’est proposé ou lorsqu’une opportunité s’est présentée dans le centre-ville de Rungis. »

•• La pertinence de l’implantation d’un bureau de tabac est donc évaluée au regard de la densité du quartier, de la présence d’autres débits, des contraintes réglementaires et de l’analyse économique, rappelle 94Citoyens.com.

« Nous vivons à l’heure du paquet à 10 euros. Il faut que nous suivions l’évolution de notre marché. La cigarette électronique entraîne un transfert des consommateurs vers la vape. On estime aujourd’hui qu’il y a 2 à 3 millions de vapoteurs en France.

« En parallèle, nous devons diversifier notre mix de services. Nous sommes parfois les derniers commerces encore ouverts dans nos quartiers », conclut Laurent Simon, buraliste à Fontenay-sous-Bois.