Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
15 Jan 2015 | Profession
 

Carotte JeuxLe chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros que vient d’annoncer la Française des Jeux pour 2014 (voir Lmdt du 14 janvier) est de bon augure pour sa nouvelle présidente directrice générale Stéphane Pallez (voir Lmdt du 6 octobre), laquelle démarre avec un volume de ventes se révélant être exactement le double de ce qu’avait connu son prédécesseur, Christophe Blanchard-Dignac, à son arrivée en 2000.

Dans la presse (Le Monde et Les Échos datés de ce 15 janvier), Stéphane Pallez annonce une réflexion pour redéfinir la stratégie menée « à l’horizon 2020 ». Les premières lignes sont attendues pour avril et la version définitive devrait être prête pour l’été. Avec, déjà, deux grandes pistes.
 « Accélérer la transition numérique de la Française des Jeux » : les jeux en ligne ne pèsent qu’à peine 4 % des mises mais sont naturellement en croissance (+ 16,7 % en 2014) : « d’où la volonté de profiter davantage encore de ce succès avec de nouveaux produits et services » (Le Monde).
• Le développement à l’international : là où l’opérateur a acquis une notoriété certaine, ces derniers temps.

Reste le « réseau classique – physique » (96 % des mises) dont la croissance de 4,8 % sur 2014 est surtout tirée par les buralistes (représentant les trois quarts de l’activité), le réseau « presse pure » souffrant énormément. On sait que la Française des Jeux est en pleine réorganisation commerciale :
 suppression de l’ancien réseau des courtiers : des procédures sont en cours mais il est pratiquement acquis qu’une vingtaine de courtiers seulement vont intégrer la nouvelle organisation en secteurs commerciaux où l’opérateur maîtrisera plus directement la logistique et la mise en place commerciale des jeux ;
• la recherche de nouveaux points d’implantation : là où le réseau physique actuel laisse apparemment des « trous » par rapport à la densité démographique ou aux grands flux de clientèle.

Les buralistes entendent apporter une contribution « dynamique et vigilante » par rapport à ces réflexions. Lors de son Conseil d’administration d’hier (voir Lmdt des 13 et 14 janvier), la Confédération a décidé de réunir un séminaire spécial de tous ses présidents départementaux, sur le sujet, le 4 février.