Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
23 Juil 2020 | Profession
 

La crise sanitaire a fait gagner deux à trois ans de croissance à l’e-commerce : soit des volumes que les acteurs de la livraison doivent encaisser. Xavier Mallet, directeur général de Colissimo, s’attend donc à de fortes tensions sur la fin d’année. Interview dans LSA.

« Nous avons vécu une crise avec plein de crises. Avant le confinement, nous étions sur un traitement de 1,3 million de colis par jour, enregistrant une croissance de 7 %. Nous sommes tombés à 1 million de paquet par jour avec une déstabilisation du marché jusqu’à mi-avril, puis la hausse a été de 50 % après le 11 mai », détaille-t-il.

•• Depuis fin juin, Colissimo traite environ 2 millions de colis par jour, « soit l’équivalent du pic de fin d’année », souligne Xavier Mallet. « Nous avons dû encaisser très vite ce choc d’autant que pour certains e-commerçants, c’était une question de survie après un arrêt d’activité plus ou moins long ».

Le groupe La Poste a pu compter sur trois nouvelles plates-formes mécanisées ouvertes fin 2019 et deux autres arrivent en 2020 en Ile-de-France et dans le sud de la France. Un investissement salutaire pour le dirigeant car « la crise sanitaire a accéléré les volumes e-commerce, on a franchi un seuil. On ne descendra plus en-dessous de 1,3 million de colis par jour ».

•• Cette hausse des volumes s’accompagne également de deux autres tendances selon Xavier Mallet.

• Les e-commerçants cherchent de plus en plus à ajuster au mieux la taille des colis pour que la livraison puisse se faire directement en boîte aux lettres, « notamment pour maximiser les livraisons sans contact », précise le directeur général de Colissimo.

• Autre tendance, les expéditions entre particuliers – qui pèsent 10 % des volumes – se sont maintenues et le service Colissimo On Demand, avec la prise du colis dans la boîte aux lettres par un facteur, a explosé : « de 10 000 colis par jour avant crise, nous sommes désormais à 40 000 », indique Xavier Mallet.

Lequel reprend : « on a gagné entre 2 à 3 ans de croissance e-commerce d’un coup et le marché n’est pas structuré pour ces volumes. Mais la plus grande inquiétude concerne le pic de fin d’année. Au plus fort de 2019, nous étions à 3 millions de colis par jour. Si la nouvelle référence est de traiter entre 1,3 à 2 millions de colis jour, cela signifie que le pic sera de 4 millions de paquets par jour. C’est un sacré défi à relever ! ».