Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
19 Oct 2019 | Profession
 

Le rythme lancinant des incivilités  

Pyrénées-Orientales. Cible d’agressions verbales, de chapardages, de menaces et d’incivilités, un buraliste perpignanais (dans le quartier à « mixité sociale » du Moulin-à-vent) alerte de son désarroi. 

La dernière agression verbale dont Sébastien Georges a été victime remonte à dimanche dernier, selon son témoignage dans L’Indépendant. Un inconnu a déboulé en caisse, casque sur la tête, ignorant ainsi l’avertissement sur la devanture qui rappelait clairement l’obligation d’être tête découverte dans les lieux recevant du public. L’acheteur d’un « Parions Sport » a refusé le rappel à l’ordre, s’est énervé, passant vite aux menaces du genre « je t’attends à la sortie ! ».

Le 25 septembre dernier, il a surpris un de ses habitués lui chapardant tranquillement un briquet à 20 euros. Quand il l’a revu la semaine suivante, il a fermé les portes du magasin et a prévenu la police. Quelques jours plus tôt, c’est une amatrice de bonbons qui se servait directement, à la main. Quand il lui a demandé d’utiliser la pince, elle est revenue avec un gobelet plein de café qu’elle a jeté sur les rayons.

Plus récemment, il a également été obligé de mettre à l’abri un groupe d’adolescents, poursuivis par une bande de jeunes voyous.

« Le métier est pénible, je fais plus de 70 heures par semaine pour même pas 1 000 euros de salaire par mois, alors endurer en plus des violences morales et physiques devient impossible. Il faut nous protéger » implore le buraliste qui, en signe de protestation, a fermé ces samedi après-midi et dimanche matin.

Avisé des problèmes rencontrés par son collègue, Rémy Ferrec, président de la chambre syndicale des buralistes des Pyrénées-Orientales, a déclaré : « dans le contexte de ce quartier de plus en plus défavorable, je comprends son désarroi et je lui ai d’ailleurs conseillé de se rendre directement à la police ou à la gendarmerie, au moindre incident, pour déposer une main courante ou une plainte en fonction du degré de gravité des faits. Moi-même, dès que quelqu’un me dit un mot de travers, je n’hésite pas, j’y vais. Il est inacceptable de se faire menacer ».

La caisse et la montre

• Bouches-du-Rhône. Cagoulés, vêtus de noir et munis d’un pistolet automatique, deux individus ont fait irruption, ce mercredi 16 octobre aux alentours de 20h30, dans un bar-tabac du quartier de La Valentine (11ème) à Marseille.

Sans surprise, les malfaiteurs avaient ciblé le contenu de la caisse. Mais ce braquage express fut traumatisant pour les clients encore présents et le buraliste. Ce dernier s’est fait bousculer, des témoins se sont pris des coups de pied, un client s’est fait voler sa montre.