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16 Juil 2019 | Profession
 

Quand le commissaire félicite le buraliste 

• Indre. En juin dernier, le patron d’un bar-tabac de Châteauroux avait reçu un client d’une vingtaine d’années lui demandant quatre recharges de cartes prépayées, pour un total de 1 750 euros. L’importance des sommes avait mis la puce à l’oreille du buraliste qui s’était inquiété des motifs de l’achat.

Son interlocuteur, sans emploi, avait alors expliqué avoir reçu une offre d’emploi par Internet, ainsi qu’une avance par chèque, et qu’on lui a demandé de rembourser le trop-plein par … cartes prépayées.   Sur conseil du buraliste, la victime de l’arnaque n’avait finalement pas acheté les recharges, alors que le chèque avait été déclaré volé.

La semaine dernière, le commissaire – directeur départemental de la Sécurité publique – a remis une lettre de félicitations au buraliste pour son acte citoyen. « C’est une arnaque bien rodée » a souligné le commissaire, « les auteurs se trouvent dans des pays étrangers, ils sont quasiment intraçables. Nous demandons aux gens de bien réfléchir avant de donner leur argent à n’importe qui ».

Cambriolages en série et technique éprouvée 

Dordogne / Lot-et-Garonne. Le tabac-presse de Mouleydier, la pharmacie de Beaumont-du-Périgord, la boulangerie de Sainte-Sabine-Born en Dordogne, et, côté Lot-et-Garonne, un garage et une boulangerie à Castillonnès.

Cinq commerces ont été pris pour cible dans la nuit de jeudi 11 à vendredi 12 juillet, entre 3 et 5 heures du matin, par un groupe de cambrioleurs très mobiles, circulant à bord de voitures volées. L’une d’elles, subtilisée dans le Lot-et-Garonne, a été retrouvée brûlée  à l’autre bout du Bergeracois.

Chez le buraliste de Mouleydier, l’équipe aurait été mise en fuite par le déclenchement de l’alarme après avoir brisé la porte vitrée.

Les cambrioleurs ont opéré selon un mode opératoire éprouvé ces dernières semaines entre la Dordogne, Le Lot-et-Garonne et la Gironde : leur périple débute par le vol dans des communes rurales d’une ou plusieurs voitures dont les propriétaires ont laissé les clés de contact à bord. Ces mêmes véhicules peuvent ensuite servir de voitures-béliers avant de finir incendiés.