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10 Fév 2019 | Profession
 

Reparti bredouille

• Hauts-de-Seine. Vendredi 8 février, vers 19h30, un jeune malfaiteur a garé son scooter devant un tabac-presse de Gennevilliers. Hésitant, il a fait des allers-retours jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul client. Il est entré, armé d’un pistolet, en réclamant la caisse. « Mais quelle caisse ? » a répondu le buraliste.

Le malfaiteur a pris alors à partie le dernier client, tout en redemandant la caisse. Le buraliste est resté de marbre.

Le braqueur, « pas plus âgé que 16, 17 ans » selon les témoins, est reparti sans rien, avant de filer sur son scooter.

Trois ans ferme

• Seine-et-Marne. Les enquêteurs avaient repéré immédiatement, sur les images de vidéo-surveillance, une voiture, garée devant un tabac-presse de Grisy-Suisnes, victime d’un braquage le 15 janvier dernier (voir Lmdt du 7 février).

Grâce à l’immatriculation, ils étaient remontés vers un homme vivant en Essonne. Dans un chalet au fond du jardin, un ami de 43 ans, sous bracelet électronique après des vols avec violence, avait attiré leur attention. Lors des perquisitions, les gendarmes ont trouvé le fusil chargé dans le chalet. « Je le garde près de moi car des individus rôdent sur le terrain », a avancé en guise d’explication le prévenu à la barre.

Finalement, le malfaiteur quadragénaire a été condamné à trois ans de prison. Le chauffeur, inconnu de la justice, a écopé de deux ans de prison ferme, sans mandat de dépôt.

Le buraliste, présent à l’audience, a repris le travail, malgré sept jours d’ITT. « Dès que je vois une personne avec un blouson un peu long ou un bonnet, je tremble », a t’il expliqué l, déjà attaqué à deux reprises. « La première fois c’était des gamins de 14/15 ans. La 2e fois, c’était beaucoup plus violent. »

Démon du jeu

• Yvelines. L’employée d’un bar-tabac de Verneuil-sur-Seine a été arrêtée, mardi 5 février, soupçonnée d’avoir dérobé, depuis le début de l’été pour 83 000 euros de tickets de jeux à gratter, à son employeur.

Il y a quelques jours, le patron de l’établissement avait poussé la porte du commissariat pour confier aux policiers qu’il soupçonnait l’une de ses salariées d’être une voleuse, suite au témoignage d’une autre employée qui l’a vue glisser les jeux dans son sac, lorsqu’il était absent.

Les enquêteurs ont découvert qu’elle était en situation de surendettement. L’étude de son compte en banque a permis de constater un seul gain important de 500 euros, somme encaissée auprès de la Française des jeux.

Durant les auditions, la trentenaire est passée aux aveux expliquant qu’elle souffrait d’une dépendance au jeu, la poussant à voler des tickets pour les gratter. Elle a été remise en liberté avec convocation devant le tribunal correctionnel dans les prochaines semaines.