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4 Mar 2017 | Profession
 

Une sale histoire 

• Oise. L’affaire était jugée, ce mardi 28 février, au tribunal correctionnel de Senlis.

Hervé Ferreira, qui tenait avec son épouse un bar-tabac du sud de l’Oise, avait été la cible à plusieurs reprises, depuis 2011, d’agressions et de cambriolages. Des hommes « encagoulés, armés » venaient au bar et à son domicile, alors qu’il était seul, pour lui extorquer de l’argent.  Mais … il ne portait jamais plainte, se disant « terrorisé » par ses agresseurs.

Puis, ce fut l’un des employés qui était agressé à son tour, le 21 février 2012, alors qu’il transportait dans son véhicule la recette à la banque. Ce jour-là, seul le patron … savait que son salarié se rendait à la banque avec l’argent, expliquera ce dernier à la police. Laquelle ne pousse pas plus loin les investigations.

Quelques semaines plus tard, son épouse découvre, sous l’escalier du bar, les sacs qui contiennent la recette volée. Elle demande alors des explications à son conjoint, incapable de lui en donner. Mais elle décide de ne pas insister et se garde de prévenir la police. 

Les enquêteurs se sont enfin intéressés au buraliste, un peu plus tard. En effet, le 13 mars 2013, il s’avère que celui-ci a lui-même organisé une nouvelle agression … visant sa propre épouse, cette fois. Celle-ci ayant été aspergée de gaz lacrymogène par un homme au visage dissimulé sous une couverture, mais elle a vite reconnu son époux. Elle se décide, alors, à raconter l’histoire à la police.

• « C’était pour lui faire comprendre ce que je vivais avec ces multiples agressions » s’est, ridiculeusement, défendu Hervé Ferreira à la barre du tribunal.

Pour la procureure, « les braquages décrits par monsieur n’ont jamais eu lieu. Aucun élément ne peut corroborer ses propos ». Pour la défense : « la police n’a rien trouvé lors des diverses enquêtes et par conséquent … mon client devient le coupable idéal ».

Le parquet a réclamé deux ans de prison pour le buraliste et 1 000 euros d’amende à son épouse pour non dénonciation. Délibéré le 5 avril.

Réserve dévalisée 

• Saône-et-Loire. Ce vendredi 3 mars, vers 3 heures 30, des malfaiteurs ont dévalisé la réserve d’un débit de tabac de Viré. Ils sont parvenus à y accéder après avoir détruit le boitier du rideau de protection et forcé la porte d’entrée. En repartant, ils ont aspergé la vitrine et la porte avec un extincteur.