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28 Jan 2021 | Profession
 

Assises pour les deux braqueurs de buralistes ligotés

• Creuse. La cour d’assises de la Creuse juge, depuis hier, un homme et une femme pour le violent braquage d’un couple de buralistes octogénaires à Peyrat-la-Nonière (voir 7 juillet et 31 mai 2018).

L’homme est accusé de vol avec arme et séquestration et la femme de complicité.

Ils auraient dû être trois dans le box, mais l’un des agresseurs n’a jamais été retrouvé, ni dénoncé. À l’évidence, il s’agit d’un Creusois, le seul en tout cas capable d’avoir repéré les lieux et planifié le braquage. Le prévenu à la barre a déjà purgé plusieurs années de prison pour d’autres braquages.

Après le braquage, la santé du buraliste avait décliné et le couple avait fini par fermer l’établissement. Ce fut la fin d’une longue histoire familiale puisque le commerce avait été ouvert plus de quatre-vingts ans auparavant.

Verdict : ce vendredi 29 janvier.

« Ça va pas, non ? »

• Lot-et-Garonne. Un quart d’heure après l’ouverture, ce mardi 26 janvier, un buraliste d’Allemans-du-Dropt ( 20 kilomètres de Marmande) a vu débarquer trois individus en sweat à capuches et masque sanitaire.

L’un d’eux tient un pistolet à la main et le met en joue … « la caisse, bouge-toi ». C’est alors que fuse sur un ton fort et ferme un « ça va pas, non ? » qui a suffi à les faire déguerpir.

C’est la première fois que ce genre d’agression arrive au buraliste depuis qu’il a ouvert, il y a presque huit ans, dans ce village.

Trois ans ferme trois ans après

• Oise. Trois individus avaient planifié une fausse prise d’otage dans un bar-tabac à Compiègne. Finalement, deux d’entre eux ont pris peur au dernier moment, laissant leur jeune complice de 20 ans œuvrer seul pour s’emparer du contenu de la caisse (voir 2 août 2017).

Ce dernier comparaissait ce mardi 26 janvier devant le tribunal de Compiègne, l’un de ses complices, identifié et inculpé, n’ayant pas répondu à la convocation. Le prévenu a reconnu les faits à la barre du tribunal. Il avait planifié ce braquage pour éponger ses dettes de stupéfiants. Quelques jours après le vol à main armée, il avait fui en Turquie, dans sa famille, puis avait finalement été arrêté en Grèce, alors qu’il revenait avec ses parents en France.

Déjà connu des services de la justice pour des faits de violence, il purge actuellement une peine de prison jusqu’en avril 2023 dans le cadre d’un autre dossier. Verdict : trois ans de prison ferme et dix-huit mois pour le complice. Ils devront verser 3 000 euros aux victimes, au titre du préjudice moral.

Escroquerie bien rodée

• Manche. À Coutances, quatre plaintes ont été enregistrées depuis une dizaine de jours pour des sommes allant de 250 à 1 850 euros et les buralistes ont été informés de ces escroqueries par les services de police.

La technique démarre par une approche de sa victime par l’escroc soit par la séduction , soit par une vente d’un produit via les réseaux sociaux.

L’escroc propose alors de se rendre chez un buraliste pour acquérir des coupons PCS ou Transcash d’un montant convenu. Lorsque les coupons sont achetés, la victime communique alors les codes et la photo des coupons à l’escroc. Ce dernier récupère ensuite l’argent avant de s’évanouir dans la nature (voir 16 novembre 2020).