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16 Oct 2020 | Profession
 

« On nous casse notre outil de travail »

• Meuse. Rideau métallique forcé, porte de sas arrachée, malgré l’alarme et la vidéo-surveillance … Plusieurs malfaiteurs se sont introduits, vers 3 heures du matin ce jeudi 15 octobre, dans un tabac-presse à Ancerville (20 kilomètres de Bar-le-Duc).

Objets de convoitise des cinq cambrioleurs : des cartouches de cigarettes et un coffre-fort. Le commerce a été contraint de fermer toute la matinée.

En septembre 2014, un casse avait été découvert par le livreur de journaux. Il y a trois ans (voir 17 septembre 2017), ce fut une attaque à la voiture-bélier. Dans les semaines qui ont suivi, la mairie avait fait installer des bornes anti-intrusion devant le commerce.

« On nous casse notre outil de travail » a commenté le buraliste dans L’Est Républicain.

Les conséquences d’un règlement de comptes

• Rhône. Dans les jours qui avaient suivi la fusillade, devant un bar-tabac à Villeurbanne, qui avait fait 4 blessés (voir 28 août), le préfet du Rhône avait prononcé une fermeture administrative de deux mois de l’établissement.

Saisi d’une demande de suspension de l’arrêté par l’exploitant, le juge des référés vient d’admettre l’urgence de la demande eu égard aux répercussions sur la situation financière de l’établissement.

Le juge a relevé ensuite que rien n’indiquait qu’une fusillade serait susceptible de se reproduire dans ou à proximité de l’établissement. En l’absence d’élément probant, il a écarté également l’argumentation du préfet du Rhône relative aux troubles à l’ordre public et aux tapages causés par le fonctionnement de cet établissement.

Le juge des référés a ordonné la suspension de l’arrêté. Le tribunal administratif de Lyon se prononcera, dans les prochains mois, en formation collégiale sur la légalité de l’arrêté suspendu par le juge des référés.