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19 Mai 2018 | Profession
 

Dans le numéro de mai du Losange, Isabelle Dujardin (chargée de communication de la Confédération) présente le site Buraliste de la vape (voir Lmdt des 18 et 23 avril) en insistant sur sa « cible ».

•• « On considère que 20 % des buralistes sont déjà experts. Le programme Buraliste de la vape s’adresse donc, en premier lieu, aux 80 % de buralistes restants, parmi lesquels des débutants en recherche des basiques pour bien se lancer ou des commerçants désireux de passer un cap. Et, pour ceux qui veulent aller plus loin, des fiches détaillées permettent d’entrer dans la technique.

« Deux coachs sont disponibles pour prodiguer des conseils plus personnalisés. Ils sont joignables via le formulaire situé dans la rubrique « Contactez un coach ». Ces coachs sont tous deux buralistes. Cyrille Geiger conseille les débutants et répond aux questions de merchandising, Thierry Lefebvre répond aux questions techniques à tous les niveaux de difficulté. »

•• Justement, le même numéro du Losange donne la parole à ces coachs, « les tontons vapeurs ». Dans cet entretien, ils répondent à la question suivante : quels conseils généraux donneriez-vous aux buralistes qui souhaitent se (re)lancer sur le marché ?

• Cyrille Geiger : Goûtez, goûtez, goûtez et faites goûter à votre entourage, car il sera toujours plus facile de vendre ce que vous aimez. Quatre ou cinq références en goût classique, autant en menthe, fruité et saveurs gourmandes suffisent. Par contre, pas forcément dans la même marque.

Sachez sélectionner en fonction de vos goûts et de ceux de vos clients. Nous sommes 25 000 indépendants avec 25 000 convictions. Le réseau des buralistes n’est pas une franchise.

Retenons que l’investissement de départ est faible, et le droit à l’erreur possible. Il m’est arrivé de jeter des produits parce que je m’étais laissé influencer par un commercial et j’ai refusé de les vendre à prix cassés pour préserver l’image de mon point de vente. Les buralistes doivent réformer leur logiciel d’achat et mener leur propre « sourcing » sans suivre les yeux fermés les recommandations des fournisseurs.

• Thierry Lefebvre : Dans mon point de vente, je propose une trentaine de marques, déclinées chacune sous seulement deux ou trois références …

•  Cyrille Geiger : Je ne travaille que cinq ou six marques, car je suis sur Paris et je sais que le geek ne viendra pas chez moi. En plus, il est chronophage et ne nous aime pas. À la base, on construit son offre avec ses fournisseurs, puis on écoute ses clients pour s’adapter. Trouver les produits est devenu assez aisé aujourd’hui, tout comme les petites commandes.

• Thierry Lefebvre : En proposant le top 10 des ventes, et à condition que l’offre soit mise en valeur, vous mettez toutes les chances de votre côté. Après, il ne faut pas hésiter à bien écouter ses clients fidélisés et à répondre à la demande. En 48 heures, on peut tout avoir en magasin.