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26 Mai 2017 | Profession
 

« C’est le salaire de la peur »

• Hérault. Depuis ce lundi 23 mai, un jeune homme de 21 ans comparaissait devant la Cour d’assises de l’Hérault pour le braquage d’un tabac-presse du quartier Malbosc à Montpellier le 19 janvier 2015, suivi d’une seconde tentative avortée quatre mois plus tard (voir Lmdt du 23 mai 2015).  Dès son interpellation, était en question la tentative de meurtre : il avait appuyé sur la queue de la détente alors que son arme se trouvait à une dizaine de centimètres de la tête de la buraliste, mais les images de vidéo-surveillance n’établissaient pas clairement les faits.

Les jurés sont allés plus loin que la réquisition, après trois jours de procès : retenant la tentative de meurtre, ils ont condamné le prévenu à douze années de réclusion criminelle. À noter : la buraliste avait vendu son commerce suite à l’expérience traumatisante. L’avocat de la partie civile a évoqué « les commerçants de Montpellier et d’ailleurs qui vont travailler la boule à l’estomac. C’est le salaire de la peur ».

Violence gratuite

• Seine-et-Marne. Les quatre malfaiteurs qui avaient attaqué un bar-tabac à Annet-sur-Marne (voir Lmdt du 15 décembre 2016) ont été jugés par le tribunal correctionnel de Meaux, tard dans la soirée de ce mardi 23 mai. C’est grâce à une empreinte génétique retrouvée sur la bombe lacrymogène abandonnée sur place, que les gendarmes de la brigade de recherches de Meaux sont remontés jusqu’aux quatre prévenus. Âgés de 20 à 24 ans, tous originaires de Montreuil (Seine-Saint-Denis), ils ont été interpellés lundi dernier et jugés en comparution immédiate.

L’un a écopé de quatre ans de prison, dont trente mois ferme ; l’autre, de trois ans de prison, dont 21 ferme. Entrés dans l’établissement une bombe lacrymogène à la main, et en plus de s’emparer du fond de caisse du bar-tabac, les malfaiteurs avaient bousculé la gérante, avant de gazer un client qui arrivait sur les lieux. Une fois dehors, les deux hommes s’étaient dirigés à pied vers une voiture, dans laquelle les attendaient deux complices, dont une femme.

Les deux complices ont été condamnés, l’un à 18 mois de prison, dont neuf ferme, et le second à un an de prison dont six mois ferme. « Il faut souligner la violence gratuite de cette équipe », a souligné le procureur-adjoint.

 Équipes à tiroirs

• Pas-de-Calais. Opération coup de poing de la gendarmerie, ce lundi 22 mai dans le quartier Beau-Marais de Calais. Sept individus ont été interpellés. Les enquêteurs leur reprochent une douzaine de cambriolages commis dans le Calaisis, principalement dans des débits de tabac entre avril et septembre 2016. Le mode opératoire était toujours le même : vol de tabac, d’argent liquide et de jeux à gratter.

Les enquêteurs avaient rapidement fait le lien entre ces cambriolages. Huit personnes étaient visées, le dernier, toujours dans la nature, est activement recherché. par toutes les forces de l’ordre calaisiennes. « Ce sont ce qu’on appelle des équipes à tiroirs », ajoute le capitaine de la gendarmerie. Les huit individus n’ayant pas participé aux douze cambriolages, l’objectif des enquêteurs sera donc de prouver l’implication de chacun dans ces faits.