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20 Avr 2020 | Pression normative
 

Plusieurs départements et villes ont pris l’initiative de couvre-feux. Avec des horaires et des modalités différentes. En voici trois exemples. Espérons que l’on ne trouvera pas la même cacophonie avec les mesures de déconfinement.  

•• Ainsi, le 7 avril, le préfet des Côtes-d’Armor a signé un arrêté interdisant à certains types de commerces de rester ouverts après 21h (et jusqu’à 5h le lendemain). Sont notamment concernés les boutiques de cigarette électronique, les bar-tabacs,  et les restaurants qui font de la vente à emporter.

Le préfet interdit aussi « toute activité de livraison aux particuliers » après 21h, « à l’exception des personnes de 65 ans et plus ». Cette décision a été prise après le constat de certains regroupements de personnes, devant des bar-tabacs costarmoricains notamment, en soirée.

Les restaurateurs sont également concernés par cet arrêté préfectoral. S’ils n’ont plus le droit d’accueillir du public depuis le 15 mars dans le cadre du confinement, ils peuvent toujours proposer des livraisons de repas, ou bien de la vente à emporter. Or la préfecture craint aussi des regroupements de personnes devant les commerces le soir.

Pour motiver sa décision, le préfet explique que les horaires de ces commerces « sont généralement étendus ». Et que « leur fermeture tardive est de nature à favoriser les déplacements de population et les rassemblements, en contradiction avec les mesures d’hygiène et de distanciation sociale permettant de ralentir la propagation du virus Covid-19 ». Le préfet estimant que « les livraisons à domicile sont susceptibles de produire les mêmes effets ».

•• La préfecture du Finistère a pris la même décision, dès le 20 mars, mais en fixant la fermeture à 22 heures.

•• Jeudi 16 avril, la préfecture de Haute-Garonne a décidé que les restaurateurs préparant du prêt-à -emporter ne pouvaient plus prendre de commande après 20 heures 30. Réactions vives au niveau des professionnels. Finalement, l’arrêt des commandes a été fixé à 21 heures.

Sachant que les quelques buralistes ouverts encore en soirée, dans cette grande métropole, sont désormais dans l’obligation d’appliquer cet horaire. Réactions de professionnels : « nous n’avions pas été avertis. Mais la préfecture a confirmé. Dès 21 heures, tout doit être fermé, tabac comme supérette ».