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17 Juin 2019 | Trafic
 

Deux anciens dockers (le père et le fils), du port de Brest, comparaissaient, ce jeudi 14 juin, devant le tribunal correctionnel : pour le vol et la revente de cartons de cigarettes, entre 2013 et 2014.

C’est le fils, qui venait de succéder à son père dans son emploi au printemps 2013, qui lui aurait proposé le stratagème appelé à se dérouler la nuit, munis de leurs badges respectifs et d’un fourgon.

Un fils âgé de 44 ans aujourd’hui, dont le casier porte 22 mentions dont 18 condamnations, entre autres pour vol. Et qui se trouve actuellement en sortie toute récente de prison pour une autre affaire, selon Le Télégramme.

•• Les deux hommes ont été interpellés, en fait, lors d’une enquête sur la sécurité du port : une dénonciation avait mené la police chez un homme de 39 ans, où l’on a retrouvé 39 cartouches et 8 autres paquets. Il avait déclaré s’être fourni auprès d’un client d’un bar.

De fil en aiguille et grâce aux badges, les enquêteurs sont arrivés jusqu’au père et son fils. Lors de son interpellation, ce dernier avait entreposé chez lui 30 cartons de cigarettes qu’il revendait de 1 000 à 1 500 euros …

•• La provenance des cigarettes était double. Celles retrouvées au domicile de l’homme de 39 ans venaient tout droit de deux conteneurs que les douanes avaient scellé dans un hangar du port. Il s’avère que les scellés avaient sauté et que des cartons avaient disparu. Certains ont été retrouvés chez le fils.

Une autre partie des cigarettes, écoulées directement par le père et le fils, venait de l’un des huit conteneurs, récupérés en mer après la tempête Ulla, à la mi-février 2014 : l’un d’eux s’étant éventré.

En définitive, des témoignages de clients, des écoutes téléphoniques et des aveux ont permis de confondre le père et le fils.

•• Le tribunal les a condamnés à six mois avec sursis et 2 000 euros d’amende pour le père, 6 mois ferme et 1 000 euros d’amende pour le fils. Quant au troisième protagoniste, le revendeur de 38 ans – que le père et le fils affirment ne pas connaître -, son casier faisait déjà état de cinq mentions. Il a écopé de trois mois de prison ferme.