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12 Jan 2021 | Profession
 

Poursuite de notre revue de presse sur le déploiement de la « Borne des buralistes » (voir 10, 8 et 7 janvier).

•• Depuis quelques mois, une buraliste d’Albi, avec sa fille travaillant à ses côtés, a installé la « Borne des buralistes ». « C’est la borne du futur où on peut effectuer ses démarches sans passer par la préfecture », explique-t-elle à La Dépêche.fr, « le but est de faciliter la vie des personnes qui n’ont pas accès à Internet ».

« Au départ, on pouvait juste y faire sa carte grise. Depuis début décembre, on peut aussi y commander un billet de train … Le mois prochain, free se rajoutera. Les applications sortent au fur et à mesure », poursuit-elle. Cette machine est un service de plus pour les clients : « nous sommes ouverts 7 jours sur 7, même les jours fériés de 7 heures à 2 heures du matin. Si une personne est en galère et doit prendre un billet de train pour le lendemain matin, elle vient là ».

La machine se loue. Le buraliste touche un petit pourcentage : « mais c’est principalement pour le service. Pour être au plus proche des besoins des clients. Et puis soyons honnêtes, cela ramène du client ». L’objectif est clairement de se diversifier. Ainsi, l’établissement vend aussi du pain, quelques produits d’épicerie et propose le Compte Nickel. « On ne vit pas avec le tabac mais avec les à côté », insiste la buraliste.

•• Un bar-tabac-presse de quartier à Angers, s’est enrichi à la mi-décembre du nouvel outil. À entendre la patronne, qui l’a découvert à Losangexpo, l’engin est révolutionnaire et facile d’emploi : « c’est très simple, même pour quelqu’un qui n’est pas à l’aise avec des écrans. Et si les gens peinent, on sera là pour les guider ».

Cette borne angevine reste pour le moment peu connue du public ciblé. Il faut la chercher derrière un présentoir pour la trouver. « Pour l’instant, c’est compliqué à cause du Covid », confie la buraliste au Courrier de L’Ouest.

« Mais, une fois que la machine sera remise en route, cela peut être un vrai service pour le quartier. Et un bon argument pour notre métier, qui peut améliorer l’image négative associée au tabac et à l’alcool ».

•• « Aujourd’hui, dans notre métier de buraliste, il faut offrir un maximum de services. Le tabac ne suffit plus » affirme à L’Est Républicain le patron d’un tabac-presse à Nancy.

Alors, dans ses vingt mètres carrés, entre journaux, tabac ou jeux à gratter, boissons et snacking chaud à emporter , il a glissé la borne multiservices dont trois sont installées depuis peu dans le Grand Est.