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7 Sep 2020 | Observatoire
 

L’épidémie de Coronavirus a pesé sur les résultats de Bic : un chiffre d’affaires pour le 1er semestre 2020 à 775,8 millions d’euros, en recul de 18,2 %, selon les résultats publiés fin juillet.

Par catégorie, la papeterie enregistre un chiffre d’affaires de 293,9 millions d’euros (-26,5 %), les briquets 268,2 millions d’euros (-14,7 %), les rasoirs 200,7 millions d’euros (-8,8 %), et autres produits 13,1 millions d’euros (-13,4 %).

Le groupe a annoncé des coûts liés au Covid de l’ordre de 70 millions d’euros : fermetures d’usines, baisse de demande produits, restructuration, sous-activité de certaines fonctions comme les forces de vente.

•• Par zones géographiques, les situations ne sont pas identiques.

En Amérique Latine, Inde et Afrique, ou les réseaux de distribution traditionnels sont prédominants, l’impact du Covid a été important sur toutes les catégories.

 En Europe et Amérique du Nord, dont les restrictions ont été assouplies, les magasins de proximité, les papeteries et les grandes surfaces restent sous pression avec la fermeture des écoles, la moindre fréquentation des magasins et l’activité réduite en entreprises.

•• En revanche les ventes d’e-commerce ont progressé de +14 %. Ainsi le groupe a accéléré le transfert de ses investissements vers plus de digital : 80 % des dépenses de promo et de publicité du 1er semestre ont été effectués sur des sites de vente en ligne, pour toutes les zones géographiques.

•• Pour la suite de l’année, le groupe prévoit une reprise graduelle avec des performances faibles pour l’année. « La baisse des dépenses de consommation et la fréquentation des magasins toucheront nos trois catégories (papeterie, briquet, rasoir) », indique-t-il.

Pour essayer de renouer avec la croissance, Bic a annoncé, fin mai, la mise en œuvre de cinq chantiers destinés à améliorer sa résilience dans le contexte actuel et à renforcer son plan de transformation « Bic 2022-Invent the Future ».

« Nous poursuivons notre travail sur des aspects fondamentaux de notre modèle opérationnel, tout en prenant des décisions structurantes qui définiront notre potentiel de croissance à long terme. Nous sommes déterminés à faire partie des entreprises qui sortiront de cette crise, plus audacieuses, plus fortes et plus pérennes », indique Gonzalve Bich, directeur général de Bic, dans LSA.